Description résumée

Quelle importance faut-il donner aux rêves ? Qui peut les interpréter ? L’islam donne-t-il de l’importance aux rêves ? Comment doit-on les concevoir ? Quelle différence entre l’interprétation sunnite et le charlatanisme ? Autant de questions auxquelles répond notre frère bien-aimé Youssef Abou Anas dans cette belle conférence donnée dans la belle mosquée de Longjumeau (Essonne). D’autres cours seront rajoutés sur ce sujet.

Détails

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Les r ves en Islam

Il faut savoir que, d’apr s les sources musulmanes, les r ves sont de plusieurs types.

Le Proph te (sur lui la paix) a dit :   Le r ve est de trois sortes :

- le r ve v ridique ;

- le r ve o  l’homme converse avec son  me ;

- et le r ve qui cause de l’effroi (  tahz n  ), provenant du diable   (rapport  par at-Tirmidh , n  2280).

1)   Le r ve o  l’homme converse avec son  me   d crit ce que la psychanalyse contemporaine d crit plus ou moins bien. L’homme voit en r ve ce qui, pendant l’ tat de veille, l’a marqu . L’homme voit  galement en r ve ce qu’il essaie de refouler, et ce genre de r ves peut lui r v ler une part de ses d sirs inavou s.

2)   Le r ve qui cause de l’effroi, provenant du diable,  est le cauchemar. Il est provoqu , selon les mots du Proph te (que la paix soit sur lui) par le d mon qui trouve l  un moyen suppl mentaire pour pouvoir troubler l’homme. On ne doit accorder aucune importance   ce genre de r ves, et c’est pourquoi cela ne sert   rien de le raconter. Ainsi,   un homme venu lui raconter qu’il avait vu en r ve que sa t te s’en allait et qu’il essayait de la rattraper, le Proph te dit :   Lorsque le diable se joue de toi dans ton r ve, ne le raconte pas.   (Rapport  par Mouslim, n  2268). Si on fait de tels r ves, il faut entre autres demander   Dieu Sa protection contre le d mon et ne le raconter   personne (rapport  par al-Boukh ry et Mouslim).

Pour ces deux types de r ves (r ve purement psychique et cauchemar), il n’y a pas d’interpr tation religieuse (ta’b r), donc il ne faut pas chercher   les interpr ter.

3) Seul   le r ve v ridique   est sujet   interpr tation religieuse.

En aucun cas il ne s’agit de se baser sur un r ve pour en vouloir   quelqu’un (parce qu’en r ve on aurait vu   son sujet quelque chose de d plaisant), ni pour  tablir ce qui est interdit, permis ou obligatoire (bref on ne se base pas sur les r ves pour  tablir des r gles religieuses – Al-ahk m). Prendre ce genre de r ve en compte veut dire qu’ils peuvent nous indiquer quelque chose, ou nous pousse    viter une chose, etc., dans tout cas ne contredisant aucun principe  tabli par Allah et son Proph te.

Le r ve v ridique peut  tre plaisant et constituer une bonne nouvelle (  bouchr⠻). Mais il peut aussi, selon al-Hak m at-Tirmidh ,  tre d plaisant et constituer un avertissement (  indh r  ) ou un reproche (  mu’ taba  ) (Fath ul-b r , tome 12 p. 465).

Le Proph te lui-m me a vu un r ve v ridique qui lui a  t  d plaisant (il s’agissait d’un  v nement futur ; il a racont :   Alors que je dormais (…), j’ai vu qu’on a plac  devant moi deux bracelets en or ; cela m’a  t  d plaisant. On m’a donn  la permission de souffler sur eux ; je l’ai fait et ils se sont envol s.   Le Proph te a ensuite interpr t  ce r ve comme  tant l’annonciation des deux imposteurs qui devaient appara tre de son vivant : l’un au Y men et l’autre   al-Yamama (rapport  par al-Bukh r , n  4118).

Mais m me quand il est d plaisant, le r ve v ridique reste diff rent du cauchemar (le second type de r ve, vu pr c demment), ce dernier ne constituant qu’une sc ne d’effroi et d’affliction,   l’exemple de ces r ves o  le dormeur se voit en train d’essayer de fuir ou de hurler.

 

Comment l’islam explique-t-il les r ves pr monitoires ?

Pendant le sommeil, l’ me se trouve dans un  tat diff rent de celui o  elle se trouve pendant l’ tat de veille, conform ment   ce que Dieu en a dit dans le Coran :   Dieu prend les  mes au moment de leur mort, ainsi que l’ me qui n’est pas morte pendant son sommeil. Il garde alors celle au sujet de laquelle Il a d cr t  la mort et renvoie l’autre jusqu’  un terme fix …   (Coran). Apr s notre mort nous irons dans le monde interm diaire (al-barzakh), mais pour le moment, nous vivons dans le monde que nous connaissons (ad-douny ). Le monde du sommeil reste encore un myst re que seul Allah conna t.

Le Proph te a ainsi vu en r ve l’apparition des deux imposteurs (comme nous l’avons vu plus haut). Il a aussi vu un r ve, alors qu’il  tait encore   La Mecque, qu’il  migrerait vers une terre o  se trouvaient des dattiers, mais il avait cru qu’il s’agissait de la ville de al-Yam ma ou de celle de Hajar ; les faits lui montr rent ensuite qu’il  tait en fait question de la ville de Yathrib, celle qui devait ensuite s’appeler M dine (rapport  par al-Bukh r  et Muslim).

Un autre type de r ve v ridique est celui o  l’on voit la repr sentation d’un acte, vertueux ou mauvais. Umm al-’Al  vint ainsi raconter au Proph te qu’elle avait vu en r ve que Uthm n ibn Maz’ n, d c d , avait une source qui coulait. Le Proph te dit :   C’est son action qui continue pour lui   (rapport  par al-Bukh r , n  6615). Uthm n avait fait un acte vertueux dont les effets continuent sur terre apr s la mort (voir Fath ul-b r , commentaire de ce Had th).

Le Proph te lui-m me avait, un matin, racont    ses Compagnons avoir fait un r ve o  il avait vu deux anges l’emmener avec eux et o , au cours d’un voyage, il avait vu diff rentes personnes subir diff rents types de punitions : il y avait celui qui, durant sa vie, pr tait   int r t, celui qui, durant sa vie, faisait courir des rumeurs, etc. (rapport  par al-Boukh ry, n  1320 etc.).

L’interpr tation des r ves

Nous avons vu plus haut que seul le   r ve v ridique    tait   interpr ter. L’interpr tation des r ves est une science, et le Proph te a dit qu’il ne fallait pas interpr ter les r ves n’importe comment (voir Fath ul-b r , tome 12 pp. 539-541). L’interpr tation repose sur la compr hension du symbolisme : quelle chose vue dans le r ve repr sente quelle chose dans la r alit ? Ce symbolisme a des aspects qui sont universels et d’autres qui sont r gionaux, car li s aux cultures. Seules les personnes aptes   les interpr ter peuvent le faire.

Avertissement

Que certains r ves soient v ridiques ne devrait pas pousser des musulmans et musulmanes   accorder une importance excessive aux r ves ; il en est ainsi qui consid rent chacun de leurs r ves comme  tant   v ridique   (pr monitoire ou autre), qui vivent ainsi dans un monde quasi virtuel et qui parfois s’angoissent pour des causes bien l g res.

 

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