La Bible a-t-elle annoncé la venue de Mohammed ?

(b énédictions et salut sur lui)

Dr. Mounquidh Assaquâr

Traduction à la langue française:

Abdelghani Hassaïne

هل بشر الإنجيل برسالة محمد صلى الله عليه وسلم؟ 

باللغة الفرنسية

تأليف:

منقذ بن محمود السقار

ترجمة:

عبد الغني حسين

L’islam à la portée de tous !


بِسْمِ اللهِ الرَّحْمنِ الرَّحِيمِ

Au nom d’Allah, l’infiniment Miséricordieux, le Très Miséricordieux

 Préface

Louange au Maître des mondes, que les meilleures de Ses prières et les plus agréables de Ses saluts soient sur tous Ses Messagers, en général et sur notre Prophète, en particulier.

Il est incontestable que le Musulman est entièrement imbu de la mission divine confiée à Mohammed – bénédiction et salut de Dieu sur lui – (B.S.D.L) comme il est persuadé qu’il doit, non pas l’imposer à autrui, mais la lui exposer clairement. Tous les Musulmans croient fermement que le fait d’authentifier la réalité de cette mission constitue le couronnement de la base, première et primordiale, de leur religion. Aussi se sentent-ils obligés de produire toutes les preuves logiques et irréfutables en vue de concrétiser ce noble but.

En réalité, les moyens de confirmer la véracité de cette  mission sublime sont nombreux et variés. Signalons, parmi ces derniers, les annonces émises par les Prophètes antérieurs. Ceux-là ont exprimé la Volonté divine d’envoyer le dernier des Apôtres célestes pour transmettre la dernière religion que Dieu a voulue pour l’humanité jusqu’au Jour du Jugement Dernier.

Les Musulmans se sont intéressés beaucoup à ce moyen car il étale les preuves qui mettent en question les convictions erronées des gens du Livre plusieurs siècles avant l'avènement de ce Prophète.

Les gens du Livre, Juifs et Chrétiens, croient en l’existence de ces annonces et ne les renient pas, ils sont persuadés de leur signification et de leur portée concernant le sceau des Messagers divins, appelé encore l’extraordinaire Prophète qui va apparaître. Cependant, ils sont convaincus qu’il sera choisi parmi les Israélites. Les Chrétiens pensent qu’il s’agit de Jésus fils de Marie (B.S.D.L). Les Juifs, eux, l’attendent toujours. Notre objectif, par le biais de ce livre, consiste à prouver que ce Messie attendu n’est autre que Mohammed (B.S.D.L) et qu’il ne peut être l’un des autres généreux Apôtres.

Nous avons déjà décrit l’état de ces Livres qui renferment ces annonces. Nous en avons cité des passages non pas pour témoigner en faveur de leur authenticité, mais plutot pour plonger à la recherche, dans leurs lignes, de peu de traces se rapportant à la dernière révélation céleste. Non seulement, nous ne démentons pas ce peu d’informations qui touche à cette question, mais nous y  croyons. Elles certifient ce que nous connaissons. Notre Prophète a reconnu l’existence d’une part de vérité dans ces Livres, il a dit : « Ne posez aucune question aux gens du Livre. Ils peuvent vous parler d’une vérité en laquelle vous refuserez de croire ou d’un mensonge que vous pourrez prendre comme une vérité ».

Si certaines informations et idées contenues dans ces Livres sont confirmées par des versets coraniques ou par des hadîths, nous pensons alors qu'elles ont échappé totalement ou partiellement à la dénaturation. Dieu nous a mis en garde : Les impies disent « Tu n’es pas un Envoyé » Réponds-leur : « Dieu et toute personne qui connaît l’Ecriture suffisent comme témoins entre vous et moi » ﴿[1]

Le Nouveau Testament, en dépit des niaiseries et des falsifications qu’il a subies, renferme de nombreuses annonces prédisant la venue du dernier des Messagers divins. Ces annonces, pour les Chrétiens, ne se sont pas encore réalisées. Nous sommes donc en mesure de nous poser la question : « Quand se concrétiseront-elles? Deux mille années nous séparent de la naissance de Jésus fils de Marie (B.S.D.L) et rien ne confirme ces annonces.» Le fait de prétendre qu’elles ne se sont pas encore matérialisées, malgré l’immense écart du temps, diminue de la valeur de ce Livre aux yeux de ses lecteurs.

Ces raisons nous poussent à lancer un appel sincère pour une réflexion sérieuse à propos de ces annonces et à leur relecture à la lumière de l’avènement de l’Islâm et donc à l’apparition de son Prophète. Nous sommes certains que cette nouvelle démarche mènera à la découverte de la Vérité et à la croyance honnête en la mission de notre Prophète Mohammed (B.S.D.L).

Nous n’avançons pas cette opinion en conjecturant sur l’inconnu, mais c’est une réalité historique que reconnaîtra toute personne qui étudie objectivement ce Messager et sa biographie. Héraclius premier, empereur des Byzantins (610-641) sollicita l’avis des hauts dignitaires de l’église orthodoxe, lorsqu’il reçut la missive de l’Apôtre arabe par laquelle il l’invitait à se convertir à l'Islam, synthèse de toutes les religions monothéistes précédentes. La réponse lui parvint quelques temps plus tard, elle était positive. Aussitôt il s’adressa aux représentants de ses sujets et leur déclara : « Je vous ai convoqués pour vous annoncer un immense bienfait. J’ai reçu une lettre de cet homme[2] qui me conseille de me convertir à sa religion, car il est, en effet, le Prophète que nous attendions. Notre Livre en parle. Suivons-le donc et croyons en son message, ainsi nous gagnerons nos deux vies, celle de ce monde éphémère et celle de l’Au-delà.»

          Dans la version rapportée par El-Boukhârî, Héraclius a clamé : « Ô Byzantins, voudriez-vous gagner la bonne orientation et la félicité? Voudriez-vous voir votre empire perdurer et se perpétuer, alors croyez en cet homme!» Ils se ruèrent, pareils aux zèbres, vers les portes qu’ils trouvèrent fermées. Désespéré par leur attitude aveugle et certain de leur obstination, il leur confia : « Je n’ai prononcé les paroles que vous avez entendues que pour sonder votre attachement à votre religion. J’ai donc compris et j’en ai pris acte.» Ils se prosternèrent devant lui et furent satisfaits de sa déclaration[3].

          Si le magistrat suprême des Byzantins est revenu sur la vérité de son témoignage initial et qu’il ne prit pas l’Islâm comme religion – c’est d’ailleurs le cas de nombreuses personnes qui connaissent la vérité et qui refusent de la reconnaître – le négus, roi des rois de l’Ethiopie, a cru en la mission du dernier des Messagers et a affirmé aux hauts cadres religieux de son royaume : « Ô prêtres et ô moines, ce que disent ces gens-là au sujet de Jésus fils de Marie est exactement pareil à ce que nous croyons, ils n’ont rien ajouté.» Puis s’adressant aux émigrés musulmans qui avaient fui les tortures que leur infligeaient leurs concitoyens polythéistes, il les rassura et leur dit : « Soyez les représentants bienvenus de celui qui vous a délégués chez moi. Sachez que je témoigne qu’il est l’Envoyé de Dieu, celui-là même dont Jésus a prédit la mission. Si je n’étais pas roi, je l’aurais rejoint chez lui pour porter ses sandales (Pour le servir).[4] »

La limpidité des annonces concernant l'apparition du dernier Messager divin et contenues dans les Livres sacrés des Juifs et des Chrétiens, a incité des dizaines de personnalités non musulmanes à se convertir à l’Islâm, comme El-Hassane ibn Ayyoûb, Et-Tourdjoumâne, Ziyâdat En-Naçab Er-Râssî, le prêtre Abdel-Ahad Dâoud, Ibrahîm Khâlîl, Maurice Bucaille et tant d’autres.

Nous appellerons, dans plusieurs passages de notre étude, le Messager à venir - celui qui a été annoncé - par l’une des deux expressions « le Prophète attendu » ou « Le Messie attendu.» Nous nous sommes conformés, ce faisant, à l’usage utilisé par les Hébreux pour désigner ce Prophète promis par Dieu.

Nous implorons l’Omniscient de nous permettre de connaître et de faire connaître ce Prophète, nous Lui demandons de nous gratifier de la foi solide et de nous placer sous son étendard, le Jour du Jugement Dernier. Dieu est en mesure de réaliser tout cela et même beaucoup plus.

Dr Mounqidh ibn Mahmoud Assaquâr.

A La Mecque l’honorée

Le février 2003…

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 Introduction au sujet des prophéties bibliques

Les chapitres des Livres sacrés donnent au Messager à venir plusieurs appellations. Il est désigné tantôt par le nom de roi et tantôt par celui de Prophète, tantôt par le Messie et tantôt par le Sauveur. Tous ces termes sont synonymes, ils dénomment la même personne à qui ils attribuent, en même temps, l’une de ses fonctions. Cependant le nom de Messie reste le plus célèbre pour l’importance que lui accordent les Juifs.

Certains donnent ce nom uniquement et en priorité à Jésus (B.S.D.L). Nous dirons, en ce qui nous concerne, que cette nomination de Messie est, tout simplement, conventionnelle, cette distinction ne lui est pas particulière. Les Juifs la décernaient à leurs Prophètes, à leurs rois et même aux rois des autres nations. Cyrus, roi de la Perse, fut appelé Messie :

{Ainsi parle le Seigneur à Son messie, à Cyrus.} (Esaïe 45/1). De même, David était nommé Messi : « il agit avec fédilité envers son Messie, envers David » (Psaumes 18/51). Le roi Saül fut également nommé Messie puisque, quand Avischaï le vit couché et qu'il a voulu le tuer : { David lui dit : « Ne le tue pas! Qui pourrait porter la main sur le Messie du Seigneur et demeurer impuni?»} (Samuel (1)26/7-9). Il est enregistré dans (Les Psaumes 105/15) « Ne touchez pas à Mes Messies et ne faites pas de mal à Mes Prophètes.»}

Ce noble nom n’est pas réservé uniquement pour Jésus fils de Marie, mais le Prophète attendu le mérite encore plus, pour le royaume, les victoires et les bénédictions que Dieu lui octroiera et qui surpasseront de beaucoup les bienfaits qu’IL a accordés aux rois d’Israël.

Les Juifs appelèrent Messie le prochain Prophète qu’ils attendaient. Aussi ont-ils demandé à Jean-Baptiste, quand ils l'ont vu, s’il était ce personnage attendu. {Il ne refusa pas de répondre et affirma très clairement devant tous : « Je ne suis pas le Christ.»} (Jean 1/21-22). Une grande majorité parmi eux donna ce nom à Jésus quand ils virent les différents miracles qu’il concrétisa avec l’assistance de Dieu. {Ils disaient : « Quand le Messie viendra fera-t-il plus de signes miraculeux que n'en fait cet homme? »} (Jean 7/30-31).

Ce Prophète fut également appelé le Messie. Ce mot est synonyme de Sauveur, cela est expliqué dans la Bible de Saint Jean : {Le Messie – ce mot- signifie Christ.} (Jean 1/41). Le mot syriaque mâchîh est prononcé par les locuteurs des langues qui ne connaissent pas la lettre (ha)[5]est prononcé El-Messyâ.

Il se peut que certains lecteurs peuvent nous réclamer de leur montrer le texte ou le passage du Nouveau Testament qui annonce explicitement la venue de Mohammed (B.S.D.L), qui nous informe de son nom et qui décrit toutes ses caractéristiques propres que personne n’ose lui contester. Cette réclamation, d’ailleurs, n’est que justice.

Deux difficultés majeures se rapportant au Livre sacré et à ses diverses traductions nous empêchent de produire les morceaux réclamés. Les sommités éminentes en théologie du Judaïsme et du Christianisme ne les ignorent pas, mieux encore, elles connaissent bien les causes de la négligence et de la perte de nombreuses de ces annonces. Ces difficultés sont :

Premièrement : les traducteurs de la Bible avaient pris la mauvaise habitude, non pas de citer le nom propre d’une personne ou d'un lieu, connu de tout le monde, mais ils considéraient ce nom comme un nom commun, en expliquaient le sens mais – encore une fois - ne le citaient pas[6]. Il leur arrivait, parfois, d’ajouter encore des interprétations supplémentaires qui ajoutent encore plus de perturbations dans le sens du passage.

Combien de preuves bien claires furent perdues par cette façon de traduire. La prédiction de Jésus concernant le Paraclet que les traducteurs modernes appellent Consolateur, celle du Prophète Aggée qui a parlé de la venue de « Mihmad » que les dits traducteurs ont appelé Mochtahâ, il avait dit {Mochtahâ touchera toutes les nations.} (Aggée 2/7), toutes ces annonces sont perdues.

Les Psaumes 84/6 ont indiqué la ville natale du Messie attendu et l’ont appelée vallée de Baca[בְּעֵמֶק הַבָּכָא. Ces deux derniers mots écrits en hébreu dans le livre original se lisent, selon l’auteur, bi ‘amîq habkkâ[7]. Les deux mots ont été traduits dans quelques versions  pour ainsi signifier la vallée des pleurs    

  Les moines jésuites les ont traduits par la vallée El-Balasâne[8]. Ces appellations déroutent tous ceux qui savent que Bakkah est le lieu de naissance du Prophète Mohammed. Dieu a dit:  Certes, le premier temple édifié pour les hommes est celui de Bakkah. Il est béni et sert de bonne direction pour les mondes.﴿[9]

Dans son livre monumental, intitulé « La manifestation de la Vérité », le savant Rahmatoullah El-Hindî a consulté, sérieusement, différentes éditions de la Bible et a fait ressortir treize cas de traduction contradictoires, sinon opposés. Il a, de cette façon, démontré que ces traductions ont fait perdre au sens originel du mot sa véritable signification.

Dans l’édition arabe de la Bible, de 1811 il est écrit : {Abraham donna à l’endroit le nom : le lieu où le Seigneur accorde Sa Bénédiction à son visiteur.[10]} (La Genèse 22/14). Le traducteur a changé le nom hébreu de la contrée par son sens, comme s’il était un nom commun. Dans l’édition de 1844, il est dit, concernant la même idée : « Il appela cette région : Le Seigneur voit ». Le vrai nom a complètement disparu, ce qui a engendré une multitude d’idées et d’informations, différentes les unes des autres. Des exemples pareils sont très nombreux. Le savant remarqua : « Si, concernant les annonces se rapportant au Prophète Mohammed, les traducteurs avaient changé, les deux mots Messager de Dieu par une autre expression, cela n'aura pas été étonnant.

Le même savant Rahmatoullah El-Hindî a enregistré cette phrase qui attira son attention, dans l’ouvrage de Haïdar El-Qourachî libellé « Khoulâssat Saïf El-Mouslimîne » : « Le prêtre arménien Oskâne a traduit le livre d’Esaïe dans sa langue maternelle, l’arménienne en 1666. Elle fut publiée en 1733 chez l’éditeur Antoni Bartoli. Dans le quarante deuxième chapitre de cette traduction, il est écrit ce passage : « Glorifions Dieu d’une façon nouvelle, il porta son royaume sur son dos et il s’appelle Ahmed.»} (Esaïe 42/ 10-11)[11]

Deuxièmement : La Bible est pleine de métaphores, de symboles et d’allusions se rapportant, en particulier, à l’avenir. L’auteur du livre « Mourchid Et-Tâlibîne Ila Kitâb El-Mouqaddassî Eth-Thamîne[12]» a consigné : « Le code conventionnel de la Bible est bourré d’allégories, nombreuses et vagues. Cette réalité s’observe surtout dans l’Ancien Testament.» Il a également écrit : « Le code, formel et rituel, du Nouveau Testament est, lui aussi, bondé de métaphores et surtout les veillées de notre Sauveur. D’innombrables idées fausses devinrent célèbres car certains maîtres chrétiens donnèrent des passages de la Bible une explication du mot à mot.[13]»

Le lecteur, devant ce fait accompli, doit imaginer les peines que nous supportons et qui nous bloquent dans notre recherche du mot initial et du nom dont les traducteurs ont participé à la perte définitive. Il – le lecteur – se rendre compte, intelligemment, de la nature de la Bible qui exprime des réalités par le canal de paraboles et d’énigmes. Ces obstacles ne sont pas sentis par les personnes qui fanfaronnent et qui prétendent que leur Livre a prévu plusieurs prophéties - non religieuses-  comme l’apparition de l’ﷻ‬.R.S.S, la création de l’Etat d’Israël et même la personnalité de Kessinger. Ces évènements historiques n’y sont pas décrits, textuellement, mais ils sont suggérés au lecteur de la Bible, Juif ou Chrétien, par le biais d’énigmes ou par le calcul de phrases[14] et autres catachrèses. Ils disent que des centaines d’annonces de la venue de Jésus le Messie ont été citées. Les Chrétiens affirment que l’Ancien Testament renferme mille annonces se rapportant au Messie Jésus (B.S.D.L).

A ce stade de l’étude, nous nous interrogeons : « Est-il logique que la Bible ne comporte aucune annonce au sujet de cet homme qui a changé le cours de l’Histoire au nom de Dieu? Est-il possible qu’il n’ait aucune part dans ces annonces? Est-il probable d’imaginer que la Bible ne renferme aucune prophétie - au moins une seule - qui met les gens en garde contre ses visées et ses ambitions ou qui prévoit son apparition?»

La réponse à ces questions est un mutisme, obstiné et total, de la part de ceux qui prétendent être les seuls habilités à démasquer les secrets des énigmes et des symboles du Livre sacré, à en extraire ses Prophéties et à comprendre ses buts.

Cependant l’apparition du terme de Prophète (B.S.D.L) et de sa religion demeure la clé qui dévoilera les missions des Prophètes de l’Ancien et du Nouveau Testament. La Torah comporte une sorte de test pour détecter le faux messager et débusquer, clairement, son portrait et ses intentions. Il est mentionné dans (Le Deutéronome 18/20-22) « Quant au Prophète, despote et tyrannique, qui professe en Mon Nom des paroles que je n’ai pas révélées, il mourra bientôt, aussi il ne faut pas le craindre.»}

Le persan Gamaliel a émis une opinion véridique. Il a dit : « A présent, je me permets de vous donner ce conseil : éloignez-vous de ces gens et abandonnez-les. Si leurs intentions et leur activité émanent des humains, elles ne tarderont pas à s’éclipser, mais si elles proviennent de Dieu, vous ne pourrez l’effacer car vous ne trouverez pas des combattants contre le Seigneur.»} (Les Actes 5/38-39). La mission de notre Prophète ne s’est pas éteinte, mieux, elle atteint l’Orient et l’Occident, elle a dominé le monde durant plusieurs siècles et persistera encore jusqu’à la fin des temps. Les faits d’avoir échappé aux assassinats, d’avoir triomphé de ses ennemis, d’avoir transmis sa mission, d’avoir répandu sa religion sont formellement les preuves de son honnêteté et de la véracité de sa Révélation :{Car Dieu connaît le chemin des hommes pieux, celui des hypocrites conduit à l’anéantissement.} (Les Psaumes 1/6).

Il a aussi mis en garde : « Tu anéantis tous les menteurs, le Seigneur méprise le meurtrier et le tricheur.»} (Les Psaumes 5/6).

Il a également informé {Le Seigneur assistera les hommes de foi, IL fera périr les transgresseurs et l’ensemble de Ses ennemis, ils s’évaporeront comme de la fumée.} (Les Psaumes 3/17-20).

Ces passages témoignent de la sincérité de notre Prophète dans la Révélation qui lui a été adressée et dans la mission qu’il a propagée. Sa sortie indemne des tentatives d’assassinats et des complots ourdis contre lui, l’achèvement de sa communication, la divulgation de sa religion à travers le monde connu, confirment bien cette honnêteté.


Le roi attendu

En l’an soixante trois (63) avant Jésus, la Palestine et Jérusalem tombèrent aux mains des Romains polythéistes. Pendant que les fils d’Israël attendaient le Sauveur Sublime pour leur restaurer le royaume perdu et leur dignité bafouée, ils subirent de nouvelles persécutions. Ils espéraient voir la concrétisation des annonces concernant la venue de Jacob, de Moïse, de David et de bien d’autres prophètes attendus. Ils ne doutaient pas de l’apparition prochaine du Prophète et roi victorieux qui procurera à ses partisans la puissance dans ce monde et la félicité dans le monde éternel. Aussi, lorsque Jésus, le Sauveur magnanime, fut envoyé, un grand nombre de Juifs, ayant constaté les miracles incroyables que Dieu lui a octroyés, s’attachèrent à sa personne. Ils souhaitaient voir en lui le célèbre prophète vainqueur. C’est une réalité que tout un chacun peut facilement discerner dans les paroles des Juifs contemporains de la vie du fils de Marie (B.S.D.L).

Les Ecritures sacrées nous communiquent les noms d’un certain nombre de personnes qui attendaient ce roi triomphant. Citons, parmi elles, Simon que Luc a décrit dans son Evangile : {L’homme vivait dans Jérusalem et s’appelait Simon. Il était pieux et dévoué et attendait le salut des enfants d’Israël. On sentait en lui une âme sacrée.} (Luc 2/20). Simon faisait partie des gens qui espéraient la rédemption de leur peuple. Nathanaël figurait parmi ces gens honnêtes. Il confia à Jésus, en personne, ses impressions et ses appréhensions. {Nathanaël lui répondit en disant : « Ô Maître, es-tu le fils de Dieu? Es-tu le roi d’Israël?» Jésus lui rétorqua : « As-tu cru parce que je t’ai dit?»} (Jean 1/49-50)

Quand la nouvelle de la crucifixion de Jésus fut répandue, la tristesse et la déception s’emparèrent d’un certain nombre d’entre eux. La rédemption attendue dans la personne du fils de Marie s’estompa et sera retardée. Trois jours après la pseudo crucifixion, Jésus, déguisé, rencontra deux de ses élèves. Il leur demanda : « Quel est ce langage que vous tenez tristement en marchant?» L’un des deux, celui qui s’appelait Cléopas, lui répondit : « Est-ce que tu séjournes tout seul dans Jérusalem, que tu ne connais pas les choses qui y sont arrivées ces jours-ci?» Il leur dit : « Lesquelles?» Ils lui dirent : « Celles touchant Jésus de Nazareth qui était un Prophète puissant, en œuvre et en parole, devant Dieu et devant tout le peuple. Et comment nos principaux sacrificateurs et nos chefs l’ont livré pour être condamné à mort et crucifié. Or, nous, nous espérions qu’il était celui qui doit délivrer Israël; mais encore, avec tout cela, c’est aujourd’hui le troisième jour que ces choses sont arrivées.»} (Luc 24/17-21). Ils attendaient de lui la délivrance, comme le promettaient les textes de la Torah qui annonçaient la venue du roi vainqueur qui sauvera son peuple et le conduira à la victoire sur les nations. Puis voilà qu’ils apprennent qu’il a été tué et crucifié.

Ses disciples lui demandèrent après la résurrection : « Ô Seigneur, est-ce en ce temps-ci que tu rétablis le royaume pour Israël?» Mais il leur dit : « Ce n’est pas à vous de connaître les temps ou les saisons que le Père a réservés à sa propre autorité.»} (Les Actes 1/6-7) Cette réponse voulait dire que ce n’était pas le moment de l’apparition du roi promis.

Selon Simon Aouad : « Ceux qui scrutèrent attentivement la relation des délégués et des disciples avec Jésus remarquèrent que les deux premiers groupes le considéraient simplement, comme un homme. Ils attendaient le Messie qui ne pouvait être, selon les informations transmises par leurs ancêtres, qu’un Messager privilégié et envoyé par Dieu.»[15]

Le peuple d’Israël qui désirait ardemment voir la venue du grand prophète triomphant, pensait que Jean Baptiste était le Messie attendu. {Le peuple attendait, plein d'espoir. Chacun pensait que Jean était peut-être le Christ.} (Luc 3/15).

Lorsque tous ces groupes qui attendaient le salut par le biais du Christ, le virent, ils dirent de lui ce qu’ils avaient déjà dit à propos de Jean Baptiste. {Et, ils dirent à la femme :«Ce n’est plus à cause de ton dire que nous croyons; car nous-mêmes nous l’avons entendu, et nous connaissons que celui-ci est véritablement le Sauveur du monde.»} (Jean 4/42). André, le frère de Simon annonça à ce dernier : « Nous avons trouvé le Messie ce qui, interprété, est le Christ.» (Jean 1/41). {La femme de la Samarie dès qu’elle vit ses miracles lui dit : « Je sais que le Messie qui est appelé le Christ, vient. Quand celui-ci sera venu, il nous fera connaître toutes choses.»} (Jean 4/25).

Cette nouvelle se propagea auprès de tous les enfants d’Israël. Les chefs du clergé eurent peur des réactions violentes des Romains s’ils apprenaient que le Christ attendu, fort et victorieux, fut apparu dans la personne de Jésus, fils de Marie. Ils fomentèrent contre lui un complot et l’accusèrent de vouloir chercher à débaucher la nation et de prétendre qu’il était le Messie promis. Les principaux sacrificateurs et les Pharisiens assemblèrent un sanhédrin et dirent : « Que faisons-nous? Car cet homme fait beaucoup de miracles. Si nous le laissons ainsi faire, tous croiront en lui et les Romains viendront et ôteront et notre lieu et notre nation.» Et l’un d’entre eux, appelé Caïphe qui était souverain sacrificateur cette année-là, il leur dit : « Vous ne savez rien, vous ne raisonnez pas. Il est meilleur qu’un seul homme meure pour le peuple ainsi, toute la nation ne périra pas.»} (Jean 11/47-50).

Ils dirent à Pilate : « Nous avons trouvé cet homme pervertissant notre nation et défendant de donner le tribut à César, se disant lui-même être le Christ, un roi. Et Pilate l’interrogea, disant : « Toi, tu es le roi des Juifs?» Et, répondant, il lui dit : « Tu le dis.» Et Pilate dit aux principaux sacrificateurs et aux foules : « Je ne trouve aucun crime en cet homme.»} (Luc 23/2-4). Pilate était convaincu de son innocence par rapport à leurs calomnies puisqu’il n’avait jamais prétendu être le roi des Juifs attendu.


Les prophéties de Jésus malcomprises par Ses disciples

          Les écrivains des Evangiles étaient passionnés par les prophéties de la Torah. Ils ont, volontairement, opté pour la falsification des sens d’une grande partie de textes de ce Livre Sacré afin d’en faire des annonces de Jésus. Leur amour de ce dernier ou bien leur métier de faussaire professionnel les ont conduits à mal comprendre les prédictions se rapportant au Messie attendu.

          Il est consigné dans les Psaumes 110/1 qui parlent du prophète promis : {Le Seigneur a dit à mon seigneur : «Assieds-toi à ma droite jusqu’à ce que j’aie mis tes ennemis pour marchepied à tes pieds.»} Cette annonce ne peut, en aucun cas, concerner Jésus fils de Marie.

          Pierre s’est trompé royalement - l’erreur peut être, également, attribuée à celui qui a écrit – lorsqu’il expliqua le passage des psaumes 110/1. Il a dit : {Car David n’est pas monté dans les cieux, mais lui-même dit : « Le Seigneur a dit à mon seigneur :  «Assieds-toi à ma droite jusqu’à ce que j’aie mis tes ennemis pour marchepied à tes pieds. Que toute la maison d’Israël sache donc certainement que Dieu a fait et Seigneur et Christ, ce Jésus que vous avez crucifié.»} (Les Actes 2/34-36).

La preuve du leurre dans ce que Pierre a compris - illusion que l’on constate, d’ailleurs, chez les Chrétiens - c’est que Jésus lui-même (B.S.D.L) a nié qu’il soit le messie promis que le roi et prophète David a prédit. {Et les Pharisiens étant assemblés, Jésus les interrogea, disant : « Que vous semble-t-il du Christ? De qui est-il le fils?» Ils lui disent : « De David!» Il leur dit : « Comment donc David, guidé par le Saint Esprit, l’appelle-t-il seigneur, disant : « Le Seigneur a dit à mon seigneur : Assieds-toi à ma droite jusqu’à ce que je mette tes ennemis sous tes pieds? Si donc David l’appelle seigneur, comment est-il son fils?» Et personne ne pouvait lui répondre un mot; et, personne, depuis ce jour-là, n’osa plus l’interroger.} (Matthieu 22/41-46). La réponse du Christ était claire et n’exigeait pas de commentaires. Le Messie attendu ne pouvait pas être de la descendance de David puisque ce dernier lui dit mon seigneur, or un père ne peut appeler ainsi son fils.

          Jésus interrogea les Juifs à propos du Messie promis dont David et d’autres prophètes ont auguré l’avènement. Il leur demanda : « Que pensez-vous du Messie? De qui est-il le fils?» Ils lui répondirent : « De David ». Il leur montra leur erreur et leur dit : « Si David l’appelle seigneur, comment pourrait-il être son fils. Ce Messie ne descend pas de David car en le décrivant, il le nommait mon seigneur et mon maître. Il est bien connu, selon Matthieu et Luc, que Jésus compte David parmi ses ancêtres et pour ces raisons, il fut très souvent interpellé par l’expression : « Ô fils de David!»

          Dans l’Evangile de Marc, Jésus a dit : « Comment disent les scribes que le Christ est fils de David? Car David lui-même, guidé par l’Esprit Saint a dit: « Le Seigneur a dit à mon seigneur : Assieds-toi à ma droite jusqu’à ce que je mette tes ennemis pour marchepied de tes pieds.» David lui-même donc l’appelle seigneur et comment est-il son fils?»} (Marc 12/36-37).

          Luc a répété une information analogue. Il a consigné : {Et, il leur dit : « Comment dit-on que le Christ est fils de David? Et David lui-même dit, dans le livre des Psaumes : « Le Seigneur a dit à mon seigneur : Assieds-toi à ma droite jusqu’à ce que je mette tes ennemis pour marchepied de tes pieds.» David donc l’appelle seigneur et comment est-il son fils?»} (Luc 20/40-44).

          En dépit de ces communiqués limpides, les Chrétiens s’obstinent, jusqu’à ce jour, à croire que le Messie, Jésus fils de Marie (B.S.D.L), a été présagé par David en disant, encore, qu’il descend de ce dernier.

          Paul – ou encore mieux, l’écrivain anonyme de la missive – a rapporté dans la lettre aux Hébreux l’annonce divine adressée à David pour lui révéler la naissance prochaine de son fils Salomon. Mais cet auteur parle de Jésus alors qu’il s’agit de Salomon. Il a écrit : {A la fin de ces jours-là, IL nous a parlé de son fils qu’IL a établi héritier de toutes choses. Etant devenu d’autant plus excellent que les anges, qu’il a hérité d’un nom plus excellent qu’eux. Car aucun des anges a-t-il jamais dit : «Tu es mon fils, moi je t’ai, aujourd’hui, engendré. Et, encore : «Moi, je lui serai pour père et lui me sera pour fils.»} (Les Hébreux 1/5).

          Le même écrivain a pris l’expression utilisée dans le livre de Samuel II (7/14) et il s’est arrangé pour dire qu’il s’agit de la prophétie de Jésus : « Moi, je lui serai pour père et lui me sera pour fils.»} Aussi l’a-t-il placée dans sa lettre.

          Cette expression, ainsi placée, est fausse. Son auteur initial l’a écrite dans au sujet de David. Dieu avait ordonné au Prophète Natan de dire au vainqueur de Goliath : {Dis ceci à mon serviteur David : «Quand ta vie prendra fin et que tu rejoindras tes parents dans la tombe, je supporterai celui qui sortira de tes entrailles et je lui assurerai son royaume. Il bâtira mon temple, en mon nom. Je sauvegarderai le trône de son royaume, éternellement. Moi, je lui serai pour père et il me sera pour fils. S’il sort de la bonne direction, je le corrigerai avec les mêmes moyens que ceux des humains.» Ainsi s’adressa Nathan à David.} (Samuel II 7/8-17)

          Cet enfant, dont il fait question dans cette intervention, ne fait pas partie de la progéniture de David, mais il est son propre fils, de son propre sang. Il sera le roi d’Israël après la mort de son père. Il élèvera le temple et encourira le risqué de chatiments sévères au cas où il abandonnerait la religion divine. Il s’agit là de Salomon tel que la Torah l’avait décrit. Aucune de ces particularités ne s’est réalisée avec Jésus (B.S.D.L). Le fils de Marie est un Dieu, à leurs yeux, il ne saurait être châtié par Dieu, il ne peut se détourner de la Vérité. Il ne peut construire un temple pour Dieu. Il n’a jamais été roi d’Israël, ne serait-ce que pendant un jour et il n’a jamais protégé le trône de ce royaume. Il n’a aucun royaume dans ce monde éphémère, comme l’affirma lui-même. Il a dit : {Jésus répondit : « Mon royaume n’est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu afin que je ne fusse pas livré aux Juifs, mais maintenant, mon royaume n’est pas d’ici.»} (Jean 18/36)

          Le premier livre des Chroniques précise que celui dont la venue est annoncée s’appelle Salomon. Dieu dit à David : « Un fils naîtra chez toi, il sera un homme de la paix. Je le tranquilliserai de tous ses ennemis qui vivront dans sa proximité, car son nom, Salomon, désigne la sécurité. Je répandrai sur toute l’étendue du royaume d’Israël la sûreté et la quiétude, durant son règne. Il édifiera un temple pour mon nom. Moi, je lui serai pour père et lui me sera pour fils. Je préserverai son trône sur Israël, pour l’éternité.»} (Les Chroniques I 22/9)

Toujours dans le cadre des falcifications ou des mauvaises compréhensions des prophéties de Jésus par les auteurs des évangiles, Mathieu écrit sur le retour de Jésus de l’Egypte à Son enfance : {Et il y resta jusqu’à la mort d’Hérode. Cela arriva afin que se réalise ce que le Seigneur avait dit par le Prophète : « J’ai appelé mon fils à sortir hors d’Egypte.»} (Matthieu 2/15). Matthieu avait conclu que cela réaliserait la prophétie de la Torah, rapportée dans le Livre d'Osée 11/1-2.

Cependant, le texte du Livre d'Osée n’a aucun rapport avec Jésus. Il décrit le retour du peuple d’Israël d’Egypte sous la conduite de Moïse. Mieux encore, ce texte parle de Jacob, essentiellement. Puis il relate le retour de ses fils du pays du Nil et leur adoration des statues après cela, et rapporte enfin leurs transgressions des commandements divins. Il dit : « Quand Israël était jeune, je l’ai aimé et j’ai appelé mon fils à sortir hors d’Egypte. Chaque fois qu’on leur donnait des conseils, ils détournaient leurs visages. Ils faisaient des offrandes à Baâl et offraient des sacrifices aux statues.»} Osée11/1-2).

          Ce texte, encore une fois, n’a aucun rapport avec Jésus. Le culte des statues dont il est question s'est passé bien avant le Christ. Il ne s’applique pas aux contemporains du Prophète du Christianisme. Les Juifs avaient abandonné le polythéisme plusieurs siècles avant la naissance du fils de Marie, après leur délivrance de Babylone et revinrent au monothéisme, comme l’affirment les livres de l’Histoire.

          L’emploi de l’expression « mon fils » pour désigner le peuple d’Israel est courant dans la Torah. Il y est mentionné : {L'Eternel dit à Moïse:« En partant pour retourner en Egypte, tu diras à pharaon : « Ainsi, dit le Seigneur, Israël est mon fils, mon premier-né; je te dis libère mon fils afin qu’il m’adore.»} (Exode 4/21-23).

          Jésus a longuement souffert, de la mauvaise compréhension de ses paroles par Ses disciples. Durant toute Sa vie, il leur corrigeait souvent de nombreuses fautes, concernant les prophéties, mieux il leur a tout corrigé. Ils étaient incapables de comprendre le plus simple de ses langages. Comment pourraient-ils alors saisir la portée des prophéties?

          Une certaine fois, {Et il leur enjoignit, disant : « Voyez, gardez-vous du levain des Pharisiens et du levain d’Hérode.» Et ils raisonnaient entre eux, disant : « C’est parce que nous n’avons pas de pain » Et Jésus le sachant, leur dit : « Pourquoi raisonnez-vous sur ce que vous n’avez pas de pains? N’entendez-vous pas encore et ne comprenez-vous pas? Avez-vous encore votre cœur endurci? Ayant des yeux, ne voyez-vous pas? Et ayant des oreilles n’entendez-vous pas? Et n’avez-vous point de mémoire? Comment n’avez-vous pas deviné que je n’ai pas fait allusion dans mes paroles au véritable pain.»} (Marc 8/15-18)

          Une autre fois, il leur parla mais ils n’avaient pas assimilé ses paroles {Plusieurs donc de ses disciples, l’ayant entendu, dirent : « Cette parole est dure, qui peut l’entendre.»} (Jean 6/60)

          Ils ne comprenaient pas les plus simples de ses paroles et n’osaient pas l'interroger à propos d’idées ou d’informations dont ils n’avaient pas saisi les sens. Marc confirme cette attitude ridicule. Il a enregistré : {Il enseignait ses disciples et leur disait : « Le fils de l’homme est livré entre les mains des hommes, et ils le feront mourir; et ayant été mis à mort, il ressuscitera le troisième jour.» Mais ils ne comprenaient pas ce discours et ils craignaient de l’interroger.} (Marc 9/31-32)

          L'incompréhension du Maître et la rudesse de l’esprit touchaient les gens instruits et l’élite intellectuelle des Israéliens. Un homme qui faisait partie de cette classe, Nicomède, a mal compris Jésus quand il a déclaré : « En vérité, en vérité, je te dis : « Si quelqu’un n'est né de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu.» Nicomède lui dit : « Comment un homme peut-il naître quand il est vieux? Peut-il entrer une seconde fois dans le sein de sa mère et naître?» …Jésus lui répondit et lui dit : « Tu es le docteur d’Israël et tu ne connais pas ces choses?»} (Jean 3/3-10). Il n’avait pas compris et conçu l’idée de la nouvelle naissance spirituelle. Ce docteur croyait que pour qu’une personne renaisse de novo, elle doit entrer une seconde fois dans le ventre de sa mère.

          Si tel était le niveau culturel d’un savant de la société israélienne, que peut-on alors dire de Marc le percepteur ou de Jean le pêcheur ou de Pierre. Ces deux derniers disciples de Jésus appartenaient au bas peuple, n’avaient ni culture ni instruction. Les actes des Prophètes, dans le passage 4/13 nous ont confié cette information : {Et voyant la hardiesse de Pierre et de Jean, et s’étant aperçus qu’ils étaient des hommes illettrés et du commun, ils s’en étonnaient.}

          Les disciples de Jésus, en général, étaient les plus ignorants du monde, Paul, en parlant du messie, le confirme : {Il a choisi les choses folles du monde pour couvrir de honte les hommes sages.} (Corinthiens I.1/27).

          Durant sa vie, ses disciples ne saisirent pas la signification de plusieurs de ses actes et paroles et leurs relations avec les prophéties de la Torah. Après son Ascension au ciel, ils pensèrent qu’il représentait une annonce du Messie promis : {Et Jésus ayant trouvé un ânon, s’assit dessus, comme le déclare l’Ecriture : « Ne crains point, fille de Sion; regarde, ton roi vient, assis sur l’ânon d’une ânesse.» Or ses disciples ne comprirent d’abord pas ces choses; mais quand Jésus eut été glorifié, alors ils se souvinrent que l’Ecriture avait annoncé cela à son sujet et qu’on avait accompli pour lui ce qu’elle disait.} (Jean 12/14-16).

          La majorité des enfants d’Israël, à cause de leur attente, excessive et passionnée, du Sauveur, fort et triomphant, pensèrent que celui-ci était Jésus fils de Marie : {Des gens de la foule ayant entendu cette parole, disaient : « Celui-ci est véritablement le Prophète » D’autres disaient : « Le Christ vient-il donc de Galilée? L’écriture n’a–t-elle pas dit que le Christ vient de la semence de David et de la bourgade de Bethléem où était David.»} (Jean 7/38-41).

          Les foules, malgré la diversité de leurs cultures, tentaient de chercher le salut à travers Jésus (B.S.D.L) : « Et toi, Ô Bethlahme Ephrata, trop petite pour compter parmi les clans de Juda. De toi sortira pour moi celui qui gouvernera Israël. Ses origines remontent à l'antiquité, aux jours d'autrefois. C'est pourquoi Dieu les abandonnera jusqu'au temps où enfantera celle qui doit enfanter. Alors, ce qui subsistera de ses frères rejoindra les enfants d'Israël. Il se tiendra debout et fera paître son troupeau par la puissance du Seigneur, par la majesté du nom de Seigneur, son Dieu. Ils s'installeront, car il sera grand jusqu'aux confins de la terre. C'est lui qui ramènera la paix. Lorsque l'Assyrien viendra dans notre pays, et qu'il pénétrera dans nos palais, nous ferons lever contre lui sept pasteurs et huit princes du peuple. Ils feront avec l'épée leur pâture du pays d'Assyrie et du pays de Nimrod au dedans de ses portes. Il nous délivrera ainsi de l'Assyrien, lorsqu'il viendra dans notre pays, et qu'il pénétrera sur notre territoire.»} (Michée 5/2-6)

          Tout le monde sait que Jésus n’a point réalisé cette prophétie que les Juifs attendaient. Ils étaient à la recherche de celui qui devait les gouverner, les venger, les délivrer des Assyriens et répandre la paix dans leur société.

          Ahmed Tchalabî rapporte cette remarque qu’il a puisée chez Bray, auteur d’une biographie de Jésus : « Le fils de Marie, grâce à son éloquence, a pu attirer un grand nombre de Juifs qui attendaient le Messie attendu. Ce sont eux qui lui ont donné ce qualificatif.»

          Ils lui ont attribué, de leur propre initiative, des paroles qu’il n’a pas prononcées et des actes qu’il n’a pas effectués, comme nous le verrons bientôt.


 Jésus fils de Marie a-t-il prétendu être le Messie attendu

          Si toutes ces foules ont dit de Jésus qu’il était le Messie attendu, comme d’ailleurs, elles l’avaient dit à propos de Jean-Baptiste, nous nous posons la question de savoir si le fils de Marie (B.S.D.L) a confié à ses disciples qu’il était le Messie promis? A-t-il concrétisé les prophéties de ce rédempteur?

          Un certain jour, il interrogea ses disciples sur ce que les gens disent de lui, puis il leur posa une question plus précise : {Et il leur demanda : « Et vous, qui dites-vous que je suis?» Et Pierre répondant lui dit : « Tu es le Christ.» Et il leur  ordonna sévèrement de n'en parler à personne. Et il commença à les enseigner : « Il faut que le fils de l’homme souffre beaucoup et qu’il soit rejeté des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes et qu’il soit mis à mort.»} (Marc 8/29-31). Il les a grondés et leur a interdit de dire cela de lui. Il les informa qu'il sera exposé aux complots et au meurtre, ces deux faits ne risquent pas de survenir à ce Messie rédempteur. En d'autres termes, il leur fit comprendre qu'il n'est point le Sauveur promis. Celui-ci, d'après leur théorie, ne peut être vaincu, il triomphera et restera éternel, il ne connaîtra ni les douleurs ni la mort. A cause de cela : {La foule lui répondit : « Nous, nous avons appris de la Loi que le Christ demeure éternellement et comment, toi, dis-tu qu’il faut que le fils de l’homme soit élevé? Qui est ce fils de l’homme?»} (Jean 12/34). La version de Luc confirme ce point de vue : {Et Pierre répondant dit : « Le Christ de Dieu.» Et s’adressant à eux avec force, il leur commanda de ne dire ceci à personne en disant : « Il faut que le fils de l’homme souffre beaucoup.»}(Luc 9/20-21).

Il  les a blâmés et leur a défendu de lui coller cette qualité, non pas par peur des Juifs, mais parce qu'il n'est pas chargé de cette mission. Il leur a confié qu'il sera l'objet de manœuvres et endurera des souffrances. Sans vouloir nier la vérité, il les a empécher de dire ce qui est loin de l’être.

Cependant, Pierre, un des grands  apôtres, refusait d’accepter cette vérité, comme quoi Jésus est le simple serviteur qui souffre et qui risque l’assassinat, qui est loin d’être le Roi véctorieux si attendu. Il se lança à reprocher à Jésus ce qu’il rapporte sur sa propre personne. Mathieu nous rapporte la scène dans ces lignes : « A partir de ce moment, Jésus Christ commença à montrer à ses disciples qu'il lui fallait s'en aller à Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être mis à mort et, le 3ème jour, ressusciter. Pierre, le tirant à part, se mit à le réprimander, en disant: «Dieu t'en préserve, Seigneur! Non, cela ne t'arrivera pas»!Mais lui, se retournant, dit à Pierre: «Retire-toi! Derrière moi, Satan! Tu es pour moi occasion de chute, car tes vues ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes». (Mathieu 16/21-23). Pierre n’était pas le seul à s’etonner, tous les autres disciples aussi, du moment où ils l’entendirent dire : « Pour moi, quand j'aurai été élevé de terre, j'attirerai à moi tous les hommes». Par ces paroles il indiquait de quelle mort il allait mourir. La foule lui répondit: «Nous avons appris par la Loi que le Christ doit rester à jamais. Comment peux-tu dire qu'il faut que le Fils de l'homme soit élevé? Qui est-il, ce Fils de l'homme»? (Luc 12/34). Ils étaient choqués par la vérité que annonce, explicitement, Jésus, car elle détruit toutes leurs illusions qu’il soit le Roi véctorieux si attendu par les juifs.

Le prêtre Elkhodri, nous est du même avis. Il soutient que Jésus n’est pas le Messie triompheur qu’attendaient les juifs, mais un Messie spirituel peut être. Il attire l’attention sur : « .. une vérité très importante : Jésus essayait, hardement, de démentir devant les foules, le fait qu’il soit le Messie. Chaque fois que les foules tiennent à un élément qui pourait faire de Lui le Messie, il hatta de le démentir. ».[16]

Le père Mathieu Al Meskin a écrit : «Les disciples de Jésus ont rassemblé tant de preuves qui leur confirmaient que Jésus est le Messie. Mais chaque fois qu’ils essyaient d’aborder ce point, Jésus le leur interdisait… Ce fait – de dissimuler qu’il soit le Messie de la part de Jésus – avait tant accablé les savants, à tel point qu’ils avaient dit de lui ce qu’ils avaient dit ».[17] 

Il avait refusé, à plusieurs reprises, cette idée du Messie qu'on lui attribuait, à tort : {Les hommes donc ayant vu le miracle que Jésus avait fait, disaient : « Celui-ci est véritablement le Prophète qui vient dans le monde.» Jésus donc, sachant qu’ils allaient venir et l’enlever afin de le faire roi, se retira encore sur la montagne, lui tout seul.} (Jean 6/14-15). Pourquoi s'est-il  enfui? Tout simplement parce qu'il n'est pas le roi attendu alors qu'ils tenaient absolument à reconnaître en lui leur roi, à cause des miracles qu'il réalisait. Ils voyaient en lui celui qui les délivrera de l'injustice des Romains. {Un certain jour, Philippe dit à son ami Nathanaël : « Nous avons trouvé celui dont Moïse a parlé dans le Livre des Lois et dont les prophètes aussi ont parlé. C'est Jésus, le fils de Joseph de Nazareth.» Nathanaël vint voir Jésus (B.S.D.L) et le questionna. Il lui dit : « Rabbi, tu es le fils de Dieu, tu es le roi d’Israël.» Jésus répondit et lui dit : « Parce que je t’ai dit que je t'avais vu sous le figuier, tu crois ?»} (Jean 1/45-50). Jésus continua et lui dit : «Tu verras de plus grandes choses que celles-ci.»}, mais il ne lui a pas dit qu'il était le roi promis.

          Le pretre Al Khdori ajoute: «  les foules si jalouses attendaient le Messie ‘politique’. Lorsqu’ils virent Jésus entrain d’exhorter le royaume de Dieu si proche, ils le crurent être le Messie ‘politique’. Ils voulèrent le kidnaper et le nommer roi pour eux pour qu’il soit leur leader et rassemble leur forces. Mais Jésus s’éloigna seul à la montagne, car son royaume n’est pas de ce monde, et ne voulait point ce règne pour lequel les gens se battaient et s’entretuaient. »[18]

Une certaine fois, Philipe dit à Nathanaël : « Nous l’avons trouvé, Jésus de Nazareth, le fils de Joseph, celui duquel Moïse dans la loi, et les prophètes ont écrit.  Et Nathanael lui dit : Peut-il venir quelque chose de bon de Nazareth ? Philippe lui dit : Viens et vois.  Jésus vit Nathanael venant à lui, et il dit de lui : Voici vraiment un Israélite, en qui il n’y a pas de tromperie ! Nathanael lui dit : D’où me connais-tu ? Jésus répondit et lui dit : Avant que Philippe t’ait appelé, quand tu étais sous le figuier, je te voyais. Nathanael répondit et lui dit : Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le oi d’Israël. Jésus répondit et lui dit : Parce que je t’ai dit, [que] je te voyais sous le figuier, tu crois ? Tu verras de plus grandes choses que celles-ci. » (Jean 1/45-50). Sa réponse était sous forme de question tout en lui apprenant qu’il verra encore plus de miracles. Il n’a pas confirmé être le Messie attendu.

Il a également nié, dans le palais de Pilate, être le roi promis aux Juifs, comme ces derniers le prétendaient et le répandaient. {Jésus répondit : «Mon royaume n'appartient pas à ce monde, si mon royaume appartenait à ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour empêcher qu'on me livre aux autorités juives. Mais non, mon royaume n'appartient pas à ce monde.»} (Jean18/36) Son royaume est spirituel, il se trouve au Paradis, ce n'est pas, en tout cas, le royaume promis des Juifs, temporaire et matériel, que craignaient les Romains.

          Il certifia son innocence, par rapport à ces calomnies, au palais de Pilate qui l’interrogea : « Toi, tu es le roi des Juifs?» Et, répondant il lui dit : « Tu le dis!» Et Pilate dit aux principaux sacrificateurs et aux foules : « Je ne trouve aucun crime en cet homme.»} (Luc 23/2-4). Sa réponse ne peut, en aucun cas, être considérée comme un acquiescement. Jésus voulut lui dire : « C'est toi et non pas moi, qui dis cela. » Convaincu de son innocence, Pilate affirma : «Je ne trouve [aucune] faute en lui. » (Jean 18/38).

          Dans l’évangile de Jean, Jésus avait expliqué à Pilate que sa mission est de témoigner pour la vérité et non pas d’être roi : « Jésus répondit : Tu dis que je suis un roi. Je suis né pour cela, et c’est la raison pour laquelle je suis venu dans le monde, afin que je rende témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité entend ma voix. » (Jean 18/37).

D’autres personnes étaient certaines que Jésus n'était pas le Messie attendu. Elles prouvaient leur conviction par leurs connaissances précises du fils de Marie, de son origine, de sa filiation, et de son peuple car le Messie attendu est étranger, inconnu des Juifs : { Quelques habitants de Jérusalem disaient : « N’est-ce pas cet homme qu'on cherche à faire mourir? Voyez il parle librement, en public et on ne lui dit rien. Nos chefs auraient-ils vraiment reconnu qu'il est le Messie? Mais quand le Messie apparaîtra, personne ne saura d'où il vient tandis que nous savons d'où vient cet homme.»} (Jean 7/25-27) Répétons-le, les Juifs ne connaissaient rien du Messie le Sauveur.

          Jésus confirma, avec sincérité, cette caractéristique qu'ils ont donnée au Messie promis. Il a dit dans ce contexte : {Jésus donc criait dans le temple, enseignant et disant : « Et vous me connaissez et vous savez d’où je suis. Et je ne suis pas venu de moi-même, mais celui qui m’a envoyé est réel et vous ne le connaissez pas. Moi, je le connais, car je viens de Lui et c’est Lui qui m’a envoyé….Plusieurs dans la foule crurent en lui et disaient : « Le Christ, quand il sera venu, fera-t-il plus de miracles que celui-ci n’en a fait?»} (Jean 7/25-31). Le fils de Marie leur rappela qu'il est envoyé par Dieu, qu'il n'est pas celui qu'ils attendent car ils ignorent tout de celui-ci.

          Ceux qui l'ont écouté attentivement ont cru en sa mission et ont compris qu'il n'était pas le Rédempteur promis. Méditons ces paroles de Jean : {Plusieurs dans la foule crurent en lui et disaient : « Le Christ, quand il sera venu, fera-t-il plus de miracles que celui-ci n’en a fait?»} (Jean 7/30-31).

Jésus (B.S.D.L) est le fils de David, selon la généalogie que lui décrient Luc et Matthieu. Il a été très souvent interpellé par l'expression : {Ô fils de David!} (Marc 10/47)(Voir aussi Matthieu 1/1 et 20/31 – Luc 18/28…..)

          Quant au Sauveur attendu et Roi futur, il n'est pas de la lignée de David, comme l'a certifié Jésus : {Et les Pharisiens étant assemblés, Jésus les interrogea, disant : « Que vous semble-t-il du Christ? De qui est-il fils?» Ils lui disent : « De David!» Il leur dit « Comment donc David, guidé par l'Esprit, l’appelle-t-il seigneur disant : « Le Seigneur a dit à mon seigneur : Assieds-toi à ma droite jusqu’à ce que je mette tes ennemis sous tes pieds? Si donc David l’appelle seigneur, comment est-il son fils?» Et personne ne pouvait lui répondre un mot; et, personne, depuis ce jour-là, n’osa plus l’interroger.} (Matthieu 22/41-46). Jésus affirma, en toute honnêteté, ne pas être le Messie attendu. Jésus (B.S.D.L) ne peut concrétiser les annonces du grand roi attendu. Il ne peut s'asseoir sur le trône de David et d'autres parce qu'ils descendent du roi débauché, Yoyâqîm fils de Josias, l'un des ancêtres de Jésus, comme il est dit dans le premier livre des Jours : {Fils de Josias : le premier-né Yohânam, le second Yoyâqîm, le troisième Sédécias, le quatrième Schalloum. Fils de Yoyaqîm, Yékonya son fils, Sédécias son fils} (Les Jours (1) 3/14-15). Yoyâqîm est, selon les versions de la Bible, le grand-père de Jésus, mais remarquons que Matthieu, dans sa généalogie de Jésus, l'a supprimé entre Josias et son petit-fils, Yékonya.

          Dieu a prohibé le règne pour la progéniture de ce roi pervers, comme le précise la Thorah : {Le Seigneur a dit à propos de Yoyâqîm, le roi de Yahoûdha : « Aucun de ses descendants ne s'assoira sur le trône de David. Son cadavre sera exposé, de jour, aux grandes chaleurs et de nuit, au grand froid.»} (Jérémie 36/30). On se demande alors, comment les Chrétiens – ceux parmi eux qui pensent que Jésus est issu  de l'ascendance de Yékonya, fils de Yoyâqîm le dépravé – disent-ils que Jésus aura un royaume et concrétisera les prophéties?

          Le lecteur qui lit la biographie de Jésus (B.S.D.L), qui médite et réfléchit sur ses paroles et ses différents états se rend facilement compte que le fils de Marie ne peut être le roi promis et attendu. Il n'a jamais gouverné les Israélites, même pas pour une seule et unique journée. Sa mission n'était pas porteuse de salut terrestre pour eux, contrairement au prophète qu'ils attendaient. Combien de fois Jésus s'est-il enfui par peur de leurs sévices. La différence est trop grande entre lui et ce roi triomphant, par l'intermédiaire duquel Dieu a foulé les intérêts de Ses ennemis. Tous les habitants de la terre lui témoigneront ainsi qu'à sa nation, respect et obéissance.

          Ce prophète attendu foudroiera les rois et les peuples de son temps, d'après l'information que nous a laissée Jacob : « Chîlôune viendra et les peuples lui seront soumis.»} (La Genèse 49/10). David a dit à son sujet : « Vaillant guerrier, ceins ton épée, -Ta parure et ta gloire, Oui, ta gloire! –Sois vainqueur, monte sur ton char, Défends la vérité, la douceur et la justice, Et que ta droite se signale par de merveilleux exploits. Tes flèches sont aiguës; des peuples tomberont sous toi; Elles perceront le coeur des ennemis du roi. Ton trône, ô Dieu, est à toujours; le sceptre de ton règne est un sceptre d'équité.»} (Les Psaumes 45/1-6)

          Jésus, lui, versait les impôts aux Romains : {Et lorsque Jésus et ses disciples arrivèrent à Capernaüm, les receveurs des impôts du temple s'approchèrent de Pierre et lui dirent : « Votre maître ne paie-t-il pas les impôts du temple?» Il leur répondit : « Oui!» Et, quand il fut entré dans la maison, Jésus lui dit : « Qu’en penses-tu Simon? Les rois de la terre de qui reçoivent-ils les tributs ou les taxes, de leurs citoyens ou des étrangers?» Pierre lui répondit : « Les étrangers » Jésus lui dit : « Les citoyens en sont donc exempts. Mais, afin que nous ne les choquions pas, va-t-en à la mer, jette un hameçon, prends le premier poisson que tu attraperas et ouvre lui la bouche, tu y trouveras un statère; prends-le et donne-le leur pour moi et pour toi.»} (Matthieu 17/24-27).

          Est-ce que le payeur des impôts peut-il être le monarque devant les pieds duquel se prosternent des peuples humiliés et soumis à son pouvoir? Jésus a refusé de s'établir juge entre deux personnes qui avaient un litige. Est-ce qu'un homme pareil peut courir après le royaume et le pouvoir. {Quelqu’un dans la foule dit à Jésus : « Maître, dis à mon frère de partager avec moi les biens que notre père nous a laissés.» Mais, il lui dit : « Mon ami, qui m’a établi pour juger vos différends ou pour partager vos biens?»} (Luc 12/13-14).

          Les Chrétiens persistent à contredire leur Livre Sacré en disant que Jésus est le roi vainqueur attendu, que les peuples se soumettront devant lui et qu'il réalisera lors de son deuxième retour tous les signes et miracles qui prouveront cette réalité. Ce sont là des croyances erronées et qui sont infirmées par les paroles de l'Ange qui a parlé avec Marie. Il lui a précisé que Jésus régnera sur la famille de Jacob et pas plus : {Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père et il règnera sur la maison de Jacob à toujours et il n’y aura pas de fin à son royaume.} (Luc1/33). Il est mentionné dans la Genèse 49/10 : {Celui à qui les peuples doivent obéissance.} et dans les Psaumes (45/6) : « Des peuples tomberont devant toi.»} Le royaume de ce roi, vainqueur et attendu, sera beaucoup plus vaste que celui des fils d'Israël.

          Il est utile de remarquer, ici, que la Promesse de Dieu faite aux fils d'Israël et concernant l'intronisation du roi triomphant sur le trône de David dépend de leur obéissance au Tout Puissant et de leur conduite suivant Sa Volonté.

 Ont-ils donc rompu cette alliance alors qu'ils cherchaient à tuer Jésus ou bien sont-ils encore dans la direction que leur a montrée le Seigneur Dieu? Ils ont, en effet, rejeté cette alliance, très souvent et par conséquent Dieu les a rejetés, pour l'éternité : « Pourquoi, Dieu, ce rejet sans fin, cette colère qui fume contre le troupeau de ton pâturage? Rappelle-toi la communauté que tu as acquise dès l'origine.»} (Psaumes 74/1-2). Dieu a renié cette nation, hautaine et dure, et l’abondonnée à jamais. Les fils d'Israël ne seront pas honorés par ce roi, promis et attendu, parce qu'ils n'ont pas respecté la condition divine et le grand pacte avec Dieu.

          Cependant, l'entrevue de Jésus avec la femme de la Samarie pose un problème. Celle-ci parvint au fils de Marie (B.S.D.L) et constata ses prodiges et ses miracles. Elle lui parla de sa foi dans la venue du Messie le Sauveur, il lui répondit qu'il était ce Messie. {La femme lui dit : « Je sais que le Messie qui est appelé le Christ, vient; quand celui-là sera venu, il nous fera connaître toutes choses. Jésus lui dit : « Je le suis, moi qui te parle.»} (Jean 4/25-26). Cette expression a été falsifiée, sans aucun doute. Elle est à l'opposé des qualités que nous avons connues en Jésus. Puis, aucun de ses disciples – y compris Jean, l'écrivain de ce passage – n'avait entendu sa conversation avec la femme, ils ne pouvaient donc pas savoir de quoi était la discussion. {Jésus lui dit : « Je le suis, moi qui te parle.» Et, là-dessus ses disciples vinrent; et ils s’étonnaient de ce qu’il parlait avec une femme; toutefois nul n'osa lui dire : « Que lui demandes-tu? ou de quoi parles-tu avec elle.»} (Jean 4/26-27). Ils n'ont rien entendu et ils ne l'ont pas interrogé sur son entretien avec elle. Il prouve encore plus la non-authenticité de cette histoire, le fait que cette femme, même après avoir constaté ses miracles et entendu ses paroles, ne croyait pas qu'il était le Messie attendu car elle ne l’a pas entendu explicitement le confier. Sans en être sure ni en croire fermement, elle s’en alla répandre qu’il serait le Messie attendu. {Alors, la femme laissa là sa cruche d'eau et retourna à la ville où elle dit aux gens : « Venez voir un homme qui m'a dit tout ce que j'ai fait. Serait-il, peut-être, le   Messie? »} (Jean 4/28-29).

          Il ressort clairement de ce qui précède que Jésus (B.S.D.L) n'a jamais prétendu être le Rédempteur que les Juifs attendaient. Certains de ses contemporains lui ont collé cette étiquette. Ils étaient pressés de voir cet extraordinaire Sauveur que Dieu envoie contre leurs ennemis pour les dominer et les asservir.

          Charles Djounaïbîr avait raison quand il disait : « toutes les etudes effectuées par les chrcheurs convergents vers une seule et certaine conclusion: Jésus n'a jamais prétendu être le Messie le Sauveur attendu et n'a jamais soutenu être le fils de Dieu. Ce sont là des dires de Chrétiens qui étaient largement imbus de la culture grecque »[19]

 Est-ce que Mohammed (B.S.D.L) a prétendu être le Prophète (promis) (attendu)

          Nous avons vu que Jésus (B.S.D.L) n'a point réclamé le privilège d'être le Prophète promis. Le Prophète, Mohammed (B.S.D.L) a-t-il informé qu'il était ce Sauveur attendu dont les prophètes antérieurs ont présagé l'avènement?

          L'annonce de la venue du Messager arabe dans les Révélations de plusieurs prophètes a été l'un des plus importants domaines que de nombreux versets coraniques et de hadîths ont consignés. Il est affirmé, dans ces documents, que chaque apôtre divin rappelait à sa nation l'importance du rôle de ce Prophète et recevait de ses membres la promesse de croire en sa Mission, une fois qu'il apparaîtra.

Dieu a dit : Rappelez-vous quand Dieu reçut cet engagement des prophètes : ‹‹ Lorsqu'un messager viendra confirmer ce que vous avez reçu de Moi comme Ecriture et comme sagesse, vous croirez en lui et vous lui apporterez votre soutien! Y consentez-vous, ajouta-t-IL, et vous chargez-vous de cette responsabilité? ›› ‹‹ Nous y consentons!›› dirent-ils, ‹‹ Soyez témoins et Je serai parmi ceux qui attesteront ››, dit-IL.﴿[20]-. Ali ibn Abî Tâlib – que Dieu lui accorde Sa Satisfaction – a rapporté : ‹‹ Tous les prophètes envoyés par le Souverain Absolu, Adam et ceux qui lui ont succédé, se sont engagés devant leur Seigneur de croire en la mission de Mohammed, de l'aider à vaincre ses ennemis et de le suivre, si l'un ou plusieurs parmi eux lui seront contemporains.››

          Le Patriarche Abraham (B.S.D.L) figure parmi ces prophètes. Il a imploré son Créateur en lui disant : Seigneur, envoie aux habitants de cette cité un Apôtre choisi parmi eux qui leur récitera tes versets, leur enseignera l'Ecriture et la sagesse et les purifiera du polythéisme. TU es, en vérité, Tout Puissant et Tout Sage[21]﴿. Jésus fils de Marie (B.S.D.L), lui, a annoncé à ses contemporains la venue de Mohammed. Il a dit : Evoque Jésus, fils de Marie, quand il dit aux fils d'Israël ‹‹ Je suis l'Envoyé de Dieu auprès de vous, venant confirmer ce qui, dans la Thora, est antérieur à moi, et annoncer un messager qui viendra après moi dont le nom est Ahmed ﴿ [22].

Le Messager de Dieu, Mohammed, a dit en ce qui le concerne : ‹‹ Je suis, auprès de Dieu, le Dernier des Envoyés divins, avant même que Dieu n'ait donné à Adam sa forme définitive. Je suis le fruit de l'imploration d'Abraham, la réalisation de l'annonce de Jésus et la vision de ma mère à ma naissance; elle a vu une Lumière très brillante émaner d'elle et qui a éclairé les palais de la Syrie.››

          Comme les prophètes accordaient une importance particulière au sceau des Envoyés de Dieu, il était normal que leurs livres le décrivent, en donnent le portait et rapportent les événements marquants de sa vie. Le Saint Coran a certifié l'existence de l'annonce de notre Prophète dans les Livres des Juifs et des Chrétiens. Dieu a dit : Ceux qui suivent l'Envoyé illettré qu'ils trouvent mentionné dans leur Ecriture, dans la Thorah et l'Evangile, Prophète qui leur ordonne le bien et met en garde contre toute action blâmable, déclare licite pour eux ce qui est bon et illicite ce qui est impur, les dégage des contraintes et des carcans qui les entravent ﴿.[23]. Le Seigneur des univers affirme l'existence dans la Torah et dans l'Evangile, de ces annonces qui se rapportent au Messager Mohammed, à sa nation et à ses Compagnons. IL a dit :  Mohammed, Envoyé de Dieu et ceux qui sont avec lui sont durs envers les infidèles et affectueux entre eux. On les voit inclinés et prosternés, désireux d'obtenir la grâce de Dieu et s'efforçant de Lui plaire. Leurs visages sont marqués par la trace laissée par la prosternation. Telle est l'image donnée d'eux dans la Thora. Dans l'Evangile, ils sont comparés à une semence qui, ayant fait sortir ses plumules, les renforce, en sorte qu'elles grossissent, se tiennent sur leurs tiges faisant l'admiration des semeurs. Dieu, par eux, remplit de dépit les infidèles. IL promet à ceux d'entre eux qui croient et font de bonnes œuvres, le pardon et une immense rétribution ﴿ [24].

          Le Coran n'a pas détaillé les traits du prophète, comme l'ont fait les autres Livres Sacrés révélés, mais il nous informe sur la réalité de sa mission. Il nous apprend que les gens du Livre – Les Juifs et les Chrétiens – le connaissent de la même façon qu'ils connaissent leurs propres enfants, puisque leurs prophètes et leurs Livres se sont amplement intéressés à lui. Dieu certifie : Ceux à qui Nous avons donné l'Ecriture le connaissent comme ils connaissent leurs fils. Pourtant, une fraction d'entre eux cache sciemment la Vérité ﴿[25] Cette conséquence découle, sans aucun doute, des annonces, nombreuses et claires, que renfermaient leurs Livres.

          Nous tenterons, dans les pages suivantes, de palper, contrètement, certaines de ces annonces. Nous espérons réussir à les dépoussiérer des falsifications qui ont touché un grand nombre d'entre elles. Nous souhaitons aussi faire ressortir les incompréhensions abondantes dans lesquelles ont pataugé les Chrétiens, concernant ces annonces.


 La progéniture bénie du Prophète Ismâ‘îl

          Le patriarche Ibrahîm quitta sa terre natale, l'Irak et se dirigea vers la terre bénie, La Palestine. Il était âgé alors, affirme la Torah, de soixante quinze ans. Il n'avait pas d'enfants jusqu'à cet âge. Il s'expatria dès que Dieu lui annonça la bonne nouvelle. IL lui dit : {« Je ferai de toi une grande nation et je te bénirai. Je rendrai grand ton nom. Je bénirai ceux qui te béniront, qui te bafouera je le maudirai; en toi seront bénies toutes les familles de la terre.»} (La Genèse 12/2-3).

          Hadjar, la servante de Sarah fut enceinte en Palestine de son fils Ismaël (B.S.D.L). La Torah nous rappelle la jalousie de la maîtresse Sarah à l'encontre de sa domestique, car elle n'avait pas d'enfants et était donc privée de descendance. La première humiliait la seconde, celle-ci fuit celle-là. {L'Ange du Seigneur dit à Hagar : « Retourne vers ta maîtresse et plie-toi à ses ordres.» L'Ange du Seigneur lui dit : « Je multiplierai ta descendance tellement qu'on ne pourra pas la compter.» L'ange du Seigneur lui dit : « Voici que tu es enceinte et tu vas enfanter un fils, tu lui donneras le nom d'Ismaël, car le Seigneur a perçu ta détresse. Véritable âne sauvage, cet homme! Sa main contre tous et la main de tous contre lui, à la face de tous ses frères, il demeure.»} (La Genèse 16/11-12). L'ange lui prédit la naissance d'un illustre fils qui régnera sur tous, mais qui, des fois, sera dominé par les autres.

          Hadjar, en effet, accoucha de son fils Ismaël qui était donc l'aîné des enfants d'Abram (B.S.D.E)[26].      {Abram avait quatre-vingt six ans quand Hagar lui donna un fils.} (la Genèse 16/16).

          Lorsque le patriarche atteignit quatre-vingt dix neuf ans, la bénédiction de Dieu se renouvela pour lui. « C'est moi, le Dieu puissant. Marche en ma présence et sois intègre. Je veux te faire don de mon alliance entre toi et moi, je te ferai proliférer à l'extrême. Tu deviendras le père d'une multitude de nations et… je te rendrai fécond à l'extrême. Je ferai que tu donnes naissance à des nations et des rois sortiront de toi. Cette alliance perpétuelle fera de moi ton dieu et Celui de ta descendance après toi.»} (La Genèse 17/1-8).

          Avant cette naissance, Dieu éprouva Son Messager et lui ordonna d'égorger, en sacrifice, son unique fils, Ismaël. Le père et son garçon obéirent aux ordres divins. {Alors l'Ange du Seigneur l'appela du ciel une seconde fois et cria : « Je le jure par moi-même, parce que tu as fait cela et n'as pas épargné ton fils unique, je m'engage à te bénir et à faire proliférer ta descendance autant que les étoiles du ciel et le sable au bord de la mer. Ta descendance occupera la Porte de ses ennemis.»} (La Genèse 22/1-17)

          Abraham implora le Seigneur et Lui demanda de faire de son fils Ismaël un homme droit et honnête. {Abraham dit à Dieu : « Puisse Ismaël vivre en ta présence.»} (La Genèse 17/18).

          Dieu exauça son vœu et lui affirma sa bénédiction pour son aîné et pour un autre fils qu'IL lui offrira. IL lui annonça la naissance d'Isaac qu'enfantera Sarah. IL lui dit : « Je la bénirai et même je te donnerai par elle un fils. Je la bénirai, elle donnera naissance à des nations, des rois, de peuples sortiront d'elle….tu lui donneras le nom d'Isaac. J'établirai mon alliance avec lui comme une alliance perpétuelle pour sa descendance après lui. Pour Ismaël, je t'exauce. Vois, je le bénis, je le rends fécond, prolifique à l'extrême. Il engendrera douze princes et je ferai de lui une grande nation.»} (La Genèse 17/16-20).

          Issac était plus jeune qu'Ismaël (B.S.D.E) de quatorze ans. {Abraham avait cent ans quand lui naquit son fils Isaac.} (La Genèse 21/5).

          Abraham eut encore des enfants de son autre épouse Qétoûrah, mais Dieu ne lui promit pas de les bénir comme leur frère. {Abraham prit encore une femme, elle s'appelait Qétoura. Elle lui donna Zimrân, Yoqshan, Medân, Madiân, Yishbâq et Shouah.} (La Genèse 25/1-2). Aucun de ces enfants ni de leurs progénitures ne fut chargé d'une mission céleste.

          Les informations transmises par la Torah concordent, en plusieurs points, avec celles rapportées par le Coran. Ce dernier confirme la bénédiction et l'alliance de Dieu à la descendance d'Abraham, particulièrement celle issue de ses deux fils bénis, Ismaël et Isaac. Le Livre Saint révélé à Mohammed mentionne : Souvenez-vous quand par certaines prescriptions, Abraham fut mis à l'épreuve par son Seigneur! Lorsqu'il les eut accomplies, le Seigneur lui dit : « Je ferai de toi un guide spirituel pour les hommes. » « Et ma descendance?» s'inquiéta Abraham. « Ma Promesse ne concerne pas les injustes », annonça Dieu.[27]﴿

          Le Souverain Absolu a béni les deux fils d'Abraham et nous apprend que l'on trouvera, dans leur lignée, des bons et des mauvais. Les premiers ont mérité l'absolution divine et les autres n'étaient pas dignes de cet honneur. Parlant d'Ismaël, le Coran déclare :  ﴾Nous répandîmes nos bénédictions sur lui et sur Isaac. Cependant, parmi leur descendance, il y eut des hommes de bien et d'autres manifestement injustes envers eux-mêmes.[28]﴿.

          Ce verset coranique confirme ce que la Torah a rapporté, à savoir que l'alliance de Dieu avec ses serviteurs et leur sélection pour être choisis comme Prophètes dépendent essentiellement de leurs bonnes conduites. Le Seigneur tout puissant a béni Abraham pour ses bonnes actions. {«Toutes les nations de la terre se béniront en ta descendance parce que Abraham a écouté ma voix et qu'il a gardé mon observance, mes commandements, mes décrets et mes lois.»} (La Genèse 26/4).

          Sa bénédiction se transmet à ses enfants, de génération en génération, suivant le respect de cette condition. « Marche en ma présence et sois intègre. Je veux te faire don de mon alliance!»} (La Genèse 17/1-2).Dieu a dit le concernant et concernant sa progéniture : « Abraham doit devenir une nation grande et puissante en qui seront bénies toutes les nations de la terre, car j'ai voulu le connaître afin qu'il prescrive à ses fils et à sa maison après lui, d'observer la voie du Seigneur en pratiquant la justice et le droit.» Ainsi, le Seigneur réalisera pour Abraham ce qu'il a prédit de lui.} (La Genèse 18/18-19). La concrétisation des commandements de Dieu est l'unique cause de cette bénédiction. Dieu a confié à Abraham : {« C'est ainsi qu'en ta descendance que se béniront toutes les nations de la terre parce que tu as écouté ma voix.»} (La Genèse 22/18).

          La bénédiction et l'alliance perdurèrent chez les descendants de Lévi parce qu'ils ont respecté cette condition : {« Je vous ai adressé cet avertissement pour que devienne réelle mon alliance avec Lévi, dit le Seigneur le tout-puissant. Mon alliance avec lui était vie et paix, car je les lui accordais ainsi que la crainte pour qu'il me révère. Devant mon nom il était frappé de saisissement. Sa bouche donnait un enseignement véridique et nulle imposture ne se trouvait sur ses lèvres. Dans l'intégrité et la droiture, il marchait avec moi, détournant beaucoup d'hommes de la perversion.»} (Malachie 2/4-7). La bénédiction divine est le lot des gens pieux et la malédiction celle des infidèles, comme Dieu l'a précisé à Moïse (B.S.D.L) : {« Vois, je mets aujourd'hui devant vous bénédiction et malédiction : la bénédiction si vous écoutez les commandements du Seigneur votre Dieu, que je vous donne aujourd'hui la malédiction si vous n'écoutez pas les commandements du Seigneur votre Dieu et si vous vous détournez du chemin que je vous prescris aujourd'hui pour suivre d'autres dieux que vous ne connaissez pas.»} (Deutéronome 11/26-28).

          Dieu a encore insisté : {« Tu garderas les commandements, les lois et les coutumes que je t'ordonne aujourd'hui de mettre en pratique. Et parce que vous aurez écouté ces coutumes, que vous les aurez gardées et mises en pratique, le Seigneur ton Dieu te gardera l'alliance et la fidélité qu'il a jurées à tes pères. Il t'aimera, te bénira, te rendra nombreux et il bénira le fruit de ton sein et le fruit de ton sol.»} (Deutéronome 7/11-13).

          La bénédiction divine est fonction de l'obéissance vis-à-vis du Seigneur et du respect dans la pratique de sa religion. Si le peuple d'Israël néglige et bafoue ces conditions, il méritera la malédiction et l'inculture.

          Effectivement, la bénédiction de Dieu se remarqua d'abord sur Isaac, le deuxième fils d'Abraham mais cela ne veut pas dire qu'Ismaël en était privé : {« Mais j'établirai mon alliance avec Isaac que Sara te donnera l'année prochaine, à cette date.»}(La Genèse 17/21).

          La Torah rapporte qu'après le sevrage d'Isaac, Hagar prit son fils et s'exila : {Elle s'en alla errer dans le désert de Béer-Shéva. Quand l'eau de l'outre fut épuisée, elle jeta l'enfant sous l'un des arbustes. L'Ange de Dieu appela Hagar. Il lui dit : « Lève-toi! Regarde l'enfant et tiens-le par la main car de lui je ferai une grande nation.» Dieu lui ouvrit les yeux et elle aperçut un puits avec de l'eau. Dieu fut avec le garçon qui grandit et habita le désert. C'était un tireur d'arc; il habita dans le désert de Pharâne.[29] et sa mère lui fit épouser une femme du pays d'Egypte. (La Genèse 21/17-21).

          Le texte de la Torah semble ignorer les particularités d'Ismaël dans l'irruption de l'eau bénie de Zemzem, dans la Mecque l'honorée. Il raconte la sortie de Hadjer vers Beer-Shéba, dans le sud de la Palestine puis il l'appelle la plaine de Pharâne.

          Retournons à la bénédiction promise aux deux fils d'Abraham et demandons-nous d'en spécifier la nature. Elle est, certainement, personnalisée par le don de la prophétie, la révélation du Livre et le pouvoir accordé par Dieu. Ainsi le dit le Coran : Nous accordâmes aux fils d'Israël l'Ecriture, la sagesse et la prophétie, Nous leur procurâmes une nourriture agréable et nous les préférâmes à tous les peuples[30].﴿

          Les Juifs puis les Chrétiens, après eux, sont persuadés que l'alliance avec Isaac est éternelle et qu'elle ne risquera jamais d'être attribuée à une lignée autre que celle du second fils d'Abraham. Il est dit :    {Dieu a dit : « Mais non! Ta femme Sara va t'enfanter un fils et tu lui donneras le nom d'Isaac. J'établirai mon alliance avec lui comme une alliance perpétuelle pour sa descendance après lui… Mais j'établirai mon alliance avec Isaac que Sara te donnera l'année prochaine, à cette date.»} (La Genèse 17/17-21). Ils ont compris, par le mot – perpétuelle -, que cette alliance restera dans le clan des fils d'Israël jusqu'au Jour du Jugement Dernier. Ce phénomène n'est soumis, à leurs yeux, à aucune condition. L'abandon de la bonne direction et le non respect des commandements de Dieu ne peuvent pas déplacer cette alliance. Cependant, ce genre d’expression ne signifie pas une perpétualité à jamais, mais une période déterminée. Ce sens est, d'ailleurs, fréquent dans la Torah. Il est mentionné dans le Livre des rois : « La lèpre de Naamân va s'attacher à toi et à ta descendance pour toujours.» (Les rois II.5/27). L'expression, ici, pour toujours ne signifie pas l'éternité, car autrement nous aurions vu sa descendance proliférer, devenir une grande nation touchée par la lèpre. Une idée identique est écrite dans le livre des chroniques : {Puis il m'a dit : « C'est ton fils Salomon qui bâtira ma maison et mes parvis, car je l'ai choisi comme fils et moi, je serai pour lui un père. J'ai préparé sa royauté pour toujours.»} (Les chroniques I:28/6). Le glas de leur royaume a sonné depuis plus de deux mille cinq cent ans par le biais de Nabuchodonosor le babylonien. La même expression, ici aussi, désigne seulement, la longévité de l'époque. La même idée revient dans ce qu'a dit Daniel à Nabuchodonosor : {Alors Daniel parla au roi : « Ô roi, vis à jamais.»} (Daniel 6/21). Ils ont changé la bénédiction par la malédiction et l'expulsion. Dieu les a humiliés et les remplacés par un autre peuple car ils ont foulé des pieds sa Loi et sa Religion {« Maintenant, à vous prêtres cet avertissement. Si vous n'écoutez pas, si vous ne prenez pas à cœur de donner gloire à mon nom, dit le Seigneur, le tout puissant, je lancerai contre vous la malédiction et je maudirai vos bénédictions. Oui, je les maudis car aucun de vous ne prend rien à cœur. Me voici, je vais porter la menace contre votre descendance. Je vous jetterai du fumier sur à la figure.»} (Malachie 2/1-3).

          De ce qui précède nous pouvons conclure que l'alliance a débuté avec Isaac. C'était une alliance "perpétuelle"  qui s'est étalée sur plusieurs générations. Pendant cette longue période, Dieu a envoyé des prophètes choisis parmi les enfants d'Israël. Il leur a révélé des Livres, les a soutenus dans leurs missions, les a faits triompher des nations qui vivaient dans leur voisinage et leur a permis de fonder un royaume victorieux jusqu'à une date donnée.

          Les Juifs et les Chrétiens aussi bien que les Musulmans sont unanimes à dire que la bénédiction d'Isaac (B.S.D.L) a donné ses fruits, attestés par la sélection des prophètes parmi ses descendants, le pouvoir, la révélation du Livre, la démographie nécessaire et la victoire. Cependant les adeptes des deux premières religions sont convaincus que l'alliance avec Ismaël et sa bénédiction n'ont entraîné que le grand nombre de sa lignée.« Pour Ismaël, je t'exauce. Vois, je le bénis, je le rends fécond, prolifique à l'extrême. Il engendrera douze princes et je ferai de lui une grande nation.»} (La Genèse 17/20).

          Cette distinction est différente par rapport aux textes qui, dans leur fond et leur forme, n'établissent pas de divergence entre les deux frères bénis. La bénédiction d'Ismaël est identique à celle de son frère. Elle comporte le choix des prophètes, la révélation de Livre, l'octroi du pouvoir et le nombre élevé des adeptes. Quand cela s'est-il réalisé pour Ismaël? Quand tout cela s'est-il complètement concrétisé pour lui? Assurément, cela s'est matérialisé par l'avènement de notre prophète (B.S.D.L) qui descend directement d'Ismaël. Les tribus, issues de ce dernier, opposées et faibles, se sont transformées et se sont unies. Elles ont édifié un immense royaume qui a dominé le monde de l'époque. Elles ont bénéficié de la prophétie et de la révélation du Livre, comme Dieu l'avait promis à Abraham et Hagar, concernant leur fils. Autrement, où s'est réalisée la bénédiction d'Ismaël prévue par les textes. « Véritable âne sauvage, cet homme! Sa main contre tous et la main de tous contre lui, à la face de tous ses frères, il demeure.»} (La Genèse 16/12). Ce qui veut dire qu'Ismaël domine le monde tantôt et tantôt, il est dominé.

          Les Arabes musulmans ont dirigé des nations grâce à leur prophète, aux prescriptions qu'il a répandues et à l'Etat qu'il a édifié. Auparavant, ils constituaient la nation la plus humiliée, la plus faible et totalement indigne de recevoir la bénédiction divine. Celle-ci ne peut être octroyée à des tribus païennes qui se sont adonnées au polythéisme et à l'injustice. Des hommes pareils ne peuvent mériter l'alliance du Seigneur tout puisant.

          Samuel, un des illustres rabbins juifs avait prédit l'émergence de l'Islam tout comme l'autre rabbin El-Mouh-tadî Abdessalâm dans son essai "Er-Rissâlah El-Hâdyah". Le Livre de la Genèse a consigné l'existence d'une bénédiction des Arabes. Celle-ci s'est manifestée par le choix d'un Messager divin arabe et par un royaume que Dieu a permis aux descendants d'Ismaël de constituer. Ce fait historique est le point capital de notre divergence avec les gens du Livre. Il est également l'introduction importante des prophéties de la Bible puisque plusieurs Musulmans voient dans certains passages de la Torah des annonces se rapportant à notre Apôtre Mohammed. Les Chrétiens, de leur côté, pensent, à propos de ces mêmes textes, qu'il s'agit de l'annonce de Jésus ou d'un autre prophète juif. Les Juifs, eux, sont absolument convaincus que le choix des prophètes ne peut, en aucun cas, se faire en dehors des fils d'Israël.

Quel a été le fils béni offert comme oblation et quelle est la terre bénie de l'immolation?

          La Torah rapporte l'ordre de Dieu à Abraham de sacrifier son fils unique et au lieu de l'appeler Ismaël, elle le nomme Isaac. Ce changement du nom entraîne le changement du temps et du lieu où s'est déroulé ce fait. La Torah a enregistré : « Prends ton fils unique Isaac que tu aimes. Pars pour le pays de Moriyya.»…Arrivés au lieu que Dieu lui avait indiqué, l'ange du Seigneur lui dit « N'étends pas la main sur le jeune homme. Ne lui fais rien car, maintenant je sais que tu crains Dieu, toi qui n'a pas épargné ton fils unique pour moi.» Abraham nomma ce lieu le Seigneur voit. Aussi dit-on aujourd'hui la montagne que le Seigneur est vu…Le Seigneur dit : « Parce que tu as fait cela et n'as pas épargné ton fils unique, je m'engage à te bénir.»} (La Genèse 22/1-18).

          De nombreuses annonces, prédisant la venue du prophète Mohammed (B.S.D.L) existent réellement dans ce qui a précédé, mais… la main de la falsification et du racisme est passée par là. Parmi les preuves incontestables de la fraude figure, en premier lieu, la modification du nom d'Ismaël par celui d'Isaac qui n'était pas le fils unique d'Abraham. D'ailleurs Isaac fut cité trois fois comme étant le seul fils de son père, alors que nous avons vu qu'Ismaël lui était unique pendant quatorze ans.

          Le droit d'aînesse d'Ismaël lui fut sauvegardé, en dépit qu'il fût le fils de Hagar – la servante de Sara –qu'Abraham prit comme épouse légitime par la suite. La position sociale de la mère ne peut influencer sur le droit d'aînesse de l'enfant ni sur sa position. La Torah recommande : {Lorsqu'un homme a deux femmes l'une qu'il aime et l'autre qu'il n'aime pas, si l'une comme l'autre lui donnent des fils et si l'aîné est le fils de la femme qu'il n'aime pas alors, le jour où il donnera ses biens en héritage à ses fils, il ne pourra pas donner le droit d'aînesse au fils de la femme qu'il aime, au détriment de l'aîné qui est le fils de la femme qu'il n'aime pas. Au contraire, il doit reconnaître l'aîné, le fils de la femme qu'il n'aime pas et lui donner double part de tout ce qui lui appartient : ce fils, prémices de la virilité du père, a droit aux privilèges de l'aîné.} (Le Deutéronome (21/15-17) Cet ordre divin aux fils d'Israël est la preuve de la justice de Dieu. Peut-on donc imaginer que le Seigneur suprême ait bafoué le droit d'Ismaël, le fils de la domestique pour aller dans le sens opposé de la justice qu'il promulguera pour ses serviteurs

          Ce qui dément qu'Isaac n'est pas le fils à sacrifier c'est que Dieu, comme il l'a promis à son père avant sa naissance, le bénira et lui donnera une nombreuse progéniture, pareille aux étoiles du ciel. Egorger ce fils ne peut être un sondage du père, ce dernier savait et ne doutait que son fils laissera, après sa mort, une descendance bénie.

          Le Christ lui-même, d'après les Evangiles de Bernabée, a démenti cette information. Ses disciples lui ont demandé : « Ô Maître, c'est ainsi que c'est écrit dans le Livre de Moïse : c'est l'alliance qui a fait cela d'Isaac?» Le Christ répondit : « Ceci est l'écrit mais ni Moïse ni Yashoua ne l'ont écrit mais ce sont nos rabbins qui ne craignent pas Dieu qui l'ont consigné. Moi je vous dis la vérité, si vous méditez sérieusement les paroles de l'archange Gabriel, vous vous rendrez compte de la mauvaise foi et de la méchanceté de nos scribes et de nos jurisconsultes…comment Isaac peut-il être l'aîné d'Abraham, alors qu'à sa naissance, Ismaël était âgé de sept ans?»} (Bernabée 44/1-11). Dans la Torah, en vigueur de nos jours, Ismaël avait quatorze ans.

          Nous pouvons conclure, à partir de ces données, que le fils à immoler était bien Ismaël et que le lieu de ce sacrifice est situé dans le pays où il a vécu. L'alliance accordée à Abraham est préservée car ce dernier s'est soumis aux ordres de son Seigneur et qu'il se disposait, honnêtement à égorger son fils unique.

          Les gens du Livre ont modifié le nom du fils à immoler et ont changé le nom de l'endroit où l'action devait se dérouler. Cet endroit est appelé dans la Torah samaritaine " la terre qui oriente" et dans celle des Hébreux "Moriyya". Ce nom propre peut être une altération du nom propre El-Marwa qui désigne une montagne se trouvant, jusqu'à nos jours, dans la Mosquée Sacrée de la Mecque l'honorée, c'est-à-dire dans l'agglomération où Ismaël a grandi.

Les deux textes, samaritain et hébraïque, ont nommé, d'un commun accord, l'endroit " la montagne du Seigneur", or cette appellation, à l'époque, n'était employée pour aucune région bien définie. Les Juifs, pour ces raisons, ont avancé plusieurs hypothèses, les unes différentes des autres, pour localiser ce lieu. Les gens de la Samarie sont pour la montagne Djerzim et les Hébreux pour celle de Jérusalem où Salomon bâtit le temple plusieurs siècles après cet évènement.

          Le Dr Boust, dans son dictionnaire du Livre Sacré, a écrit : « Une foule de personnes pense que l'endroit du temple est celui où Abraham se préparait à sacrifier son fils Isaac mais la tradition des gens de Samarie disent que ce lieu est la montagne Djerzim et certains savants se sont rangés à leur avis.»

          Les spécialistes qui ont revu et corrigé la traduction de la version œcuménique ont consigné :    « Le Livre des Chroniques (II) a confronté entre les deux noms propres Moriyya et Er-Râbyah sur laquelle le temple de Jérusalem sera construit…Cependant le texte fait allusion à une terre portant le nom de Moriyya et que l'on ne retrouve dans aucun autre passage du Livre Sacré. Le lieu de l'oblation reste donc inconnu.»

          En réalité, cet endroit est connu et est loin d'être ignoré. Cet évènement s'est passé dans "la terre qui oriente" qui est la terre de l'adoration, la Mecque l'honorée ou le pays de Pharâne, leur divergence prouve cette vérité. Leur accord sur l'appellation de la montagne du Seigneur est vrai, mais ils ne se sont pas entendus sur sa localisation. Ils lui ont donné des noms qui ont parus plusieurs siècles après le fait du sacrifice. Ils ont fait semblant d'ignorer l'illustre Maison qui a été élevée dans cet endroit, durant cette période, qui porte le nom de la demeure du Seigneur et à proximité de laquelle se dresse la montagne du Souverain Absolu.

          Ce fut l'une des plus grandes différences entre les habitants de la Samarie et les Hébreux. Jésus a vécu le temps de cette divergence. Un certain jour, une femme samaritaine vint le voir et l’interrogea sur le lieu, véritable et réservé pour l'adoration. Il expliqua que cet endroit n'est point la montagne Djarzîm des Samaritains ni la montagne ،îbâl sur laquelle les hébreux ont dressé le temple. {Alors la femme s'exclama : « Je vois que tu es un prophète. Nos ancêtres samaritains ont adoré Dieu sur cette montagne, mais vous les Juifs vous dites que l'endroit où on doit adorer Dieu est à Jérusalem.» Jésus lui répondit : « Crois-moi, le moment vient où vous n'adorez le Père ni sur cette montagne ni à Jérusalem. Vous, les Samaritains vous adorez Dieu sans le connaître, nous, les Juifs, nous l'adorons et le connaissons car le salut vient des Juifs. Mais le moment vient, il est même déjà là où les vrais adorateurs adoreront le Père en étant guidés par son esprit et selon sa vérité.»} (Jean 4/19-24)

          Qui sont donc ces adorateurs authentiques qui ne se prosterneront ni vers la direction des Samaritains ni vers celle des Hébreux? Ce sont ceux de la nation qui va, bientôt, naître puisque aucune nation n'a vénéré sa direction sauf la nation islamique. Chaque année, des millions de Musulmans affluent vers elle, dans la Mecque l'honorée. Jésus voulait dire par l'expression : « Mais le moment vient, il est déjà là.» non pas sa présence réelle mais son approche. Matthieu a dit :       « Je vous le déclare dès maintenant, vous verrez le Fils de l'homme siégeant à la droite du Dieu puissant, vous le verrez aussi venir sur les nuages du ciel.»} (Matthieu 26/64). Les auditeurs de ces paroles sont morts et jusqu'à ce jour personne n'a vu le Fils de l'homme venir sur les nuages du ciel.

Jésus a, lui aussi, dit la même chose : {Et il ajouta : « Oui, je vous le déclare, c'est la vérité, vous verrez le ciel ouvert et les Anges de Dieu monter et descendre au-dessus du fils de l'homme »} (Jean 1/51).

Le prophète Michée a parlé de la Mecque l'honorée, de la mosquée Sacrée, de l'afflux des gens pour le pèlerinage près de la montagne de Arafât : « Il arrivera dans l'avenir que la montagne de la Maison du Seigneur sera établie au sommet des montagnes et elle dominera les collines. Des peuples y afflueront. Des nations nombreuses se mettront en marche et diront : « Venez, montons à la montagne du Seigneur »}. (Michée 4/1-2).

Le prophète Esaïe a fait allusion dans un autre texte, à la Mecque l'honorée, qu'il décrit de “stérile”, et a parlé des nombreuses foules qui y parviennent. Il assure qu'elle baigne dans la sécurité, la bénédiction et la gloire. Il a dit : « Pousse des acclamations, toi, stérile qui n'enfantais plus, explose en acclamations et vibre, toi qui ne mettais plus au monde; car les voici, en foule, les fils de la désolée, plus nombreux que les fils de l'épousée, dit le Seigneur. Elargis l'espace de ta tente, les toiles de ta demeure, qu'on les distende! Ne ménage rien, allonge tes cordages et tes piquets fais-les tenir, car à droite et à gauche tu vas aborder : ta descendance héritera des nations qui peupleront les villes désolées. Ne crains rien, car tu n'éprouveras plus de honte, ne te sens plus outragée, car tu n'auras plus à rougir, tu oublieras la honte de ton adolescence, la risée sur ton veuvage, tu ne t'en souviendras plus. ….Humiliée, ballottée, privée de réconfort, voici que moi je mettrai un cerne de fard autour de tes pierres, je te fonderai sur des saphirs, je ferai tes créneaux en rubis, tes portes en pierres étincelantes et tout ton pourtour en pierres ornementales. Tous tes fils seront disciples du Seigneur et grande sera la paix de tes fils. Dans la justice, tu seras stabilisée, loin de toi l'extorsion; tu n'auras plus rien à craindre, loin de toi la terreur, elle ne t'approchera plus. Qui complote contre toi, devant toi s'écroulera. C'est moi, vois-tu, qui ai créé l'artisan, celui qui souffle sur un feu de braise et en tire une arme destinée à ce qu'elle doit faire; c'est aussi moi qui ai créé le destructeur destiné à défaire! Toute arme fabriquée contre toi ne saurait aboutir. Toute langue levée contre toi en jugement, tu la convaincras de culpabilité. Tel est le lot des serviteurs du Seigneur, telle sera leur justice qui vient de moi.»} (Esaïe 54/1-17)

          Dans ce texte, il y a une comparaison entre la Mecque l'honorée et Jérusalem. La première est appelée « la stérile » parce que le Messager divin, Mohammed n'était pas encore né. Cette appellation n'est pas pour Jérusalem, cette Ville Sainte étant le lieu de prédilection des prophètes et le berceau originel des Révélations divines. Un problème se pose maintenant : Ismaël a reçu la Révélation dans la Mecque l'honorée, cette Ville Sainte ne doit donc pas être taxée de stérile. En réalité, c'est un faux problème, car l'objectif est une comparaison relative avec les prophètes de Jérusalem. Dieu a encore dit : {L'ange du Seigneur lui dit : « Voici que tu es enceinte et tu vas enfanter un fils, tu lui donneras le nom d'Ismaël, car le Seigneur a perçu ta détresse. Véritable âne sauvage, cet homme! Sa main contre tous et la main de tous contre lui.»} (La Genèse 16/11).

          Les Psaumes ont décrit la Ville du Messie le Sauveur et l'ont appelée « val des Baumiers », la Ville bénie où se trouve la Maison du Seigneur, les récompenses des bonnes actions y sont multipliées, une bonne œuvre accomplie dans cette Cité vaut des milliers fois plus qu'ailleurs. Il y est écrit : {« Heureux les habitants de ta demeure, Seigneur tout puissant, ils te louent sans cesse. Heureux, les gens qui trouvent chez toi, leur force, de bon cœur, ils se mettent en route, en passant par le val des Baumiers[31], ils en font une oasis. Les premières pluies les couvrent de bénédictions. Toujours plus ardents, ils avancent et se présentent devant Dieu à Sion. Seigneur Dieu tout puissant, écoute ma prière : prête l'oreille, Dieu de Jacob. Ô Dieu, vois celui qui est notre bouclier, regarde le visage de ton messie. Puisqu'un jour dans tes parvis en vaut plus de mille. J'ai choisi : plutôt rester au seuil de la maison de mon Dieu que de loger dans les tentes des infidèles.»} (Psaumes 84/5-11).

          La version hébraïque a nommé cette Ville Bakkah, il est écrit “au fond de Habakkah” qui signifie la vallée de Bakkah[בְּעֵמֶק הַבָּכָא. Le texte dans la traduction catholique de ce passage est ainsi consigné : {Ils transitèrent par la vallée des pleurs où ils firent jaillir des sources d'eau parce que El-Mouch-tara‘ les a couverts de bénédictions, ils vont de force en force jusqu'au moment où le Dieu des dieux leur apparaisse sur la montagne de Sion.}

Plus explicitement, on lit dans la traduction de Louis Segand : “ Lorsqu'ils traversent la vallée de Baca, Ils la transforment en un lieu plein de sources, Et la pluie la couvre aussi de bénédictions. »

Ce noble nom de Baca est celui de la Ville natale du Messager de Dieu, Mohammed (B.S.D.L).C'est ainsi que le Saint Coran a appelé la Mecque l'honorée. Il a dit : Certes, le premier temple édifié pour les hommes est celui de Bakkah, temple béni, servant de bonne direction aux mondes.[32]﴿. Les récompenses des bonnes actions des habitants de cette Ville et de ses visiteurs sont multipliées et leurs prières valent, comme l'a précisé notre prophète, plus de mille effectuées dans d'autres mosquées. Cette dernière précision est conforme avec le passage des Psaumes : car un jour unique dans tes maisons est meilleur que mille autres, ailleurs.

Malheureusement, les savants chrétiens sont loins d’approuver que le mot « val des Baumiers » ou encore « la vallée des pleurs » n’est autre que Bakkah, la Mecque l’honorée. Ils sont transformé le sens du mot « vallée des pleurs » de sa signification géographique pour lui octroyer un sens absolu, non reconnaissable sur aucune carte géographique. Ainsi, ils ont transcrit :  « pour le  mot « vallé des pleurs », il peut s’agir d’une zone géogrphique, mais le plus probable est qu’il soit une idée portant en elle un sens plus profond que cela : ceux qui sont choisi par le seigneur, vont grâce à Lui voir leurs maux se transformer en Joies. »[33]

D’autres se sont compltement débarasser de ce mot « vallée de Baca ou des pleurs », pour mettre d’autres termes plus loin du sens original.


 Est-ce que le choix des Prophètes est réservé aux seuls fils d'Israël ?

          Les textes des Evangiles rapportent des contradictions très claires concernant le salut attendu. Jésus (B.S.D.L), dans le contexte de sa discussion avec la femme samaritaine au sujet du Messie, a dit, d'après Saint Jean : {Car le salut vient des Juifs.} (Jean 4/22).

Mais de nombreux autres textes aussi bien des Evangiles et que ceux de la Torah rejettent cette idée; ils doutent de la véracité de cette expression attribuée au fils de Marie.

Il est important à ce niveau de l'étude de citer les passages du Livre Sacré qui prouvent la possibilité du transfert de la charge de transmettre les missions divines des Juifs à une autre nation comme, par exemple, les Arabes.

Dieu a envoyé plusieurs prophètes aux fils d'Israël, non seulement ils ne les ont pas crus, mais ils en ont tué une partie. Méditons les convictions des Apôtres célestes au sujet de cette communauté de rebelles pour voir si elle mérite toujours la permanence de la bénédiction et la constance de la préférence et de la sélection. Moïse a dit : « Car c'est une nation dont les projets s'écroulent, ils sont sans intelligence. S'ils étaient des Sages, ils comprendraient cela, ils seraient intelligents pour leur avenir.»} (Le Deutéronome 32/28). Il a également constaté : {Pour Lui, ils ne sont que corruption, à cause de leur tare, ils ne sont plus Ses fils : c'est une génération pervertie et dévoyée.} (Le Deutéronome 32/5-6).

          Le prophète Elie a confié : « Je suis passionné par le Seigneur, Dieu des puissances : les fils d'Israël ont abandonné ton alliance, ils ont démoli tes autels et tué tes prophètes par l'épée; je suis resté, moi, seul et l'on cherche à m'enlever la vie.» (Les Rois I 19/10).

Dieu les a ainsi décrits dans le Livre du Prophète Ezéchiel : {Il me dit : « Fils d'homme, je t'envoie vers les fils d'Israël, vers des gens révoltés, des gens qui se sont révoltés contre moi, eux et leurs pères, jusqu'à aujourd'hui. Ces fils au visage obstiné et au cœur endurci, je t'envoie vers eux; tu leur diras : ainsi parle le Seigneur Dieu. Alors qu'ils t'écoutent ou ne t'écoutent pas – car c'est une engeance de rebelles – ils sauront qu'il y a un prophète au milieu d'eux. Ecoute, fils d'homme, n'aie pas peur d'eux et n'aie pas peur de leurs paroles; tu es au milieu de contradicteurs. Tu es assis sur des scorpions; n'aie pas peur de leurs paroles et ne t'effraie pas de leurs visages car c'est une engeance de rebelles. Tu leur diras mes paroles qu'ils t'écoutent ou qu'ils ne t'écoutent pas : ce sont des rebelles.»} (Ezéchiel 2/3-8)

Leur description par le prophète Esaïe est toujours la même : « Ecoutez, cieux! Terre, prête l'oreille! C'est le Seigneur qui parle : J'ai fait grandir tes fils, je les ai élevés, eux, ils se sont révoltés contre moi. Un boeuf connaît son maître et un âne la mangeoire de son maître. Israël ne connaît pas, mon peuple ne comprend pas. Malheur! Nation pécheresse, peuple chargé de crimes, races de malfaisants, fils corrompus. Ils ont abandonné le Seigneur, ils ont méprisé le Saint d'Israël, ils se sont dérobés. Où faut-il encore vous frapper, vous qui persistez dans la rébellion? Toute tête est malade, tout cœur exténué. De la plante des pieds à la tête : rien d'intact, blessures, plaies, meurtrissures récentes, ni nettoyées, ni bandées, ni adoucies avec de l'huile.»} (Esaïe 1/1-6).

La colère de Dieu les envahit au point qu'il leur enleva Sa Bénédiction. Il les frappa de son courroux et de sa vengeance : « Maintenant, à vous prêtres cet avertissement : si vous n'écoutez pas et si vous ne prenez pas à cœur de donner gloire à mon nom, dit le Seigneur tout puissant, je lancerai contre vous la malédiction et maudirai vos bénédictions. Oui! Je les maudis car aucun de vous ne prend rien à cœur. Me voici, je vais porter la menace contre votre descendance. Je vous jetterai du fumier sur la figure.»} (Malachie 2/1-3).

          Lorsque Jésus fut chargé par le Seigneur des mondes à communiquer Sa Mission aux Juifs, il interpella Jérusalem : « Ô Jérusalem, tueuse des prophètes »} (Matthieu 13/37) à cause du nombre très élevé de prophètes qui avaient été assassiné sur son territoire. Le fils de Marie (B.S.D.L) s'adressant aux foules les mit en garde : « Malheur à vous, maîtres de la Loi et Pharisiens hypocrites!... Malheur à vous, conducteurs aveugles!... Insensés, aveugles! Serpents, bande de vipères! Comment pensez-vous éviter d'être condamnés à l'enfer? Je vais vous envoyer des prophètes, des sages et de vrais maîtres de la loi. Vous tuerez les uns, vous en clouerez d'autres sur des croix, vous en frapperez d'autres encore à coups de fouet dans vos synagogues. Ô Jérusalem! Jérusalem, toi qui mets les prophètes à mort et qui tues à coups de pierres ceux que Dieu t'envoie.»} Matthieu 23/13-37).

Pour ces raisons, Dieu décida de ne pas choisir le dernier de Ses Messagers parmi eux : ils ont nié leur pacte avec le Souverain Parfait et n'ont pas respecté Son Alliance. Ce Messager attendu ne sera pas de la lignée du roi David. Jésus descendant de ce dernier ne peut être ce prophète promis.

Les Juifs détestèrent Jésus parce qu'il a clamé, tout haut, dans leur société, La Vérité dont ils se sont éloignés. Il les informa qu'ils ont perdu à tout jamais le royaume céleste. Dieu leur dit qu'IL ôte aux fils d'Israël le privilège de la sélection des Apôtres parmi eux. IL octroiera cet honneur à une autre nation. Pour confirmer cette réalité, nous pouvons retourner à la première tentative criminelle qu'ils ourdirent contre son Messager –Jésus- et à travers laquelle ils voulurent mettre fin à ses jours. Cette idée leur traversa l'esprit et finit par les obséder lorsqu'il leur révéla que le prophète Elie ne s'occupa que d'une veuve qui demeure dans la ville de Sidon, au détriment de toutes les autres veuves d'Israël et que le prophète Elisée n'avait guéri aucun lépreux israélite à l'exception de Naaman le Syrien. {Cela arriva quand il les informa que le prophète Elie ne s'adressa pas aux veuves des fils d'Israël sauf à une seule veuve qui vivait dans la région de Sidon et que le prophète Elisée ne guérit aucun lépreux exception faite de Naaman le syrien.} (Luc 4/25-27). Il en résulta que {Tous dans la synagogue furent remplis de colère en entendant ces mots. Ils se levèrent, entraînèrent Jésus hors de la ville – Nazareth- et le menèrent au sommet de la colline sur laquelle la ville était bâtie, afin de le précipiter dans le vide.»} (Luc 4/28-29).

Posons cette question, à présent, aux chers lecteurs : Est-ce que cette nation, menacée par les Envoyés de Dieu, qui traite certains d'entre eux de menteurs et qui tuent certains autres mérite-elle cet honneur. Devant la réponse négative, on se demande quelle sera alors la nation choisie et élue qui lui succèdera. Ne peut-elle pas être la nation qui descend du prophète Ismaël (B.S.D.L) et à qui la bénédiction divine a été promise? Aucune autre nation n'a prétendu être choisie.


 Qualités de la nation du nouveau royaume

          Lorsque les Juifs changèrent les prescriptions divines et les falsifièrent, Dieu décida de leur ôter la révélation de Son Livre et de ne plus choisir Ses Apôtres parmi eux. IL donna cette faveur à une autre nation. Les avertissements des prophètes adressés aux fils d'Israël se sont, alors, réalisés, à savoir le transfert du Bienfait à un autre peuple. Quel est donc ce peuple et quelles sont ses caractéristiques?

          Pour répondre à cette question capitale, méditons les chapitres du Livre Sacré pour y découvrir les particularités de cette nouvelle ethnie. Ce passage fut révélé au prophète Esaïe : «Je me suis laissé rechercher par ceux qui ne me consultaient pas, je me suis laissé trouver par ceux qui ne me cherchaient pas. J'ai dit : « Me voici! Me voici à une nation qui n'invoquait pas mon nom. J'ai tendu mes mains à longueur de journée, vers un peuple rebelle, vers ceux qui suivent le chemin qui n'est pas bon…. C'est un peuple qui me vexe, en face, sans arrêt.»} (Esaïe 65/1-3). Le verset souligne clairement le retrait de la Révélation et de la Mission d'une nation et son report à une autre communauté. « Je suis le Seigneur qui fait ramper l'arbre élevé, élève l'arbre qui rampe, dessèche l'arbre vert et fait fleurir l'arbre sec. Moi, le Seigneur je parle et j'accomplis.»} (Ezéchiel 17/24).

Le prophète Jean Baptiste a dit aux fils d’Israël, les avertissant de la colère divine que Dieu allait leur infliger : « La hache est déjà prête à couper les arbres à la racine : tout arbre qui ne produit pas de bons fruits va être coupé et jeté au feu. Moi, je vous baptise avec de l'eau pour montrer que vous changez de comportement, mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi. Je ne suis même pas digne d'enlever ses chaussures; il vous baptisera avec le Saint-Esprit et avec du feu.»} (Matthieu 3/10-11). Voir aussi la parabole du figuier qui ne donne pas de figues (Luc 13/6-9)

Le cas de Jésus demeurait l’occasion, unique et ultime, pour sauvegarder la sélection des messagers célestes au sein du peuple élu, comme par le passé. IL a mis la hache sur le tronc de l'arbre. Quand ils dénigrèrent le prophète et essayèrent de l'assassiner, l'arbre vert s'assécha, il fut coupé puis jeté au feu. Il s'agit, bien entendu, du feu de la furie de Dieu et de sa vengeance. Un autre arbre qui était sec, fleurit. Oui! Dieu priva l'arbre d'Israël d'eau et la brûla. IL fit épanouir un autre arbre, sec et au sein de laquelle aucun Apôtre n'apparut. Elle descendait d'Ismaël (B.S.D.L). C'est par elle, que le Créateur fit remplacer la nation juive. Quiconque réfléchit sur les rapports du prophète arabe, Mohammed à l'égard des juifs des Bânî En-Nadhîr et des Bânî Qounaïah‘ puis l'expulsion des Bânî Qouraïdhah de la péninsule arabe à la suite de la bataille de Khaïbar, comprend aisément cette réalité historique. Le Prophète Ezéchiel a consigné : « Ecoute, prince d'Israël, impie, méchant, ton jour viendra, en même temps que le péché prendra fin. Ainsi parle le Seigneur Dieu : qu'on ôte le turban, qu'on enlève la couronne, les choses ne seront plus ce qu'elles étaient. Qu'on élève ce qui est bas, qu'on abaisse ce qui est élevé. Ruine! Ruine! J'en ferai une ruine – Il n'y en a jamais eu de pareille – jusqu'à ce que vienne celui à qui appartient le jugement et à qui je l'aurai confié.»} (Ezéchiel 21/25-27).

          Lorsque vint celui à qui appartient le jugement, le dernier des prophètes, la situation s’inversa. Le turban, le symbole de l'écriture du livre Sacré par les prêtres aaroniques, chargés de faire respecter la Loi aux descendants de Moïse, fut enlevé. Ils avaient obligé leurs ouailles de mettre certains vêtements, le turban, entre autres. Voir l'exode 28/36-37). Aussitôt la nation bannie devint honorée et celle qui était comblée fut exclue, comme l'a précisé le roi David : {La pierre que les maçons ont rejetée est devenue la pierre angulaire. Cela vient du Seigneur, c'est une merveille à nos yeux.»} (Les Psaumes 118/22-23) C'était, certes, un miracle mais un miracle véritable. Jésus donna à ses disciples l'exemple des vignerons – que nous examinerons bientôt – puis il leur dit : « La pierre que les bâtisseurs avaient rejetée est la pierre principale. Cela vient du Seigneur, pour nous c'est une merveille. C'est pourquoi, ajouta Jésus, je vous le déclare, le Royaume de Dieu vous sera enlevé pour être confié à un peuple qui en produira les fruits.»} (Matthieu 21/42-43).

Le fils de Marie, après avoir évoqué l'un des exemples du royaume de Dieu, redit à ses partisans : « Faites attention à la manière dont vous écoutez. Car celui qui a quelque chose recevra davantage mais celui qui n'a rien, on lui enlèvera même le peu qu'il pense avoir.»} (Luc 8/18).

Ces textes ont invoqué, ainsi, la première des qualités de la nouvelle nation qui héritera des fils d'Israël, la bénédiction et la sélection des prophètes : {Ce que le Seigneur a vu a excité son mépris : ses fils et ses filles l'ont offensé. IL a dit : « Je vais leur cacher ma face. Je verrai quel sera leur avenir. Car c'est une génération pervertie, des fils en qui on ne peut avoir confiance. Ils m'ont donné pour rival ce qui n'est pas Dieu, ils m'ont offensé par leurs vaines idoles. Eh bien! Moi je leur donnerai pour rival ce qui n'est pas un peuple, par une nation folle, je les offenserai.»} (Le Deutéronome 32/19-21).

          La nation choisie par le Seigneur est celle qui a été maudite. Elle est la nation analphabète et un peu idiote sur les bords. C'est par son biais qu'il importunera les Juifs. IL a précisé : Dieu, par eux, remplit de dépit les infidèles…[34]﴿. Les fils d'Israël ont comploté contre cette nation dite idiote. Les nations ne sauraient être décrites de bêtes, on peut les qualifier d'illettrées, de folles et de violentes. Quelle est donc cette nation illettrée, un peu folle par laquelle Dieu fera souffrir, moralement, les partisans de Moïse? C'est la nation arabe. Le Tout Puissant a dit : C'est Lui qui a envoyé chez les incultes un prophète issu d'eux qui leur récite Ses Versets, les purifie, leur enseigne le Livre et la sagesse bien qu'ils aient été, antérieurement, dans une aberration évidente[35] ﴿

          Cependant Paul s'est trompé et pense que cette nation incrédule est celle des Grecs; il affirme le transfert de la responsabilité du royaume des fils d'Israël – et il a raison - mais il s'est leurré sur la nation qui prendra le flambeau. Il a enregistré :          {Ainsi, il n'y a pas de différence entre les Juifs et les Grecs[36], ils ont tous le même Seigneur qui accorde Ses Biens à tous ceux qui font appel à Lui. Le peuple d'Israël n'aurait-il pas compris?»} Voici la réponse que donne Moïse : ‹‹ Je vous rendrais jaloux de ceux qui ne sont pas une vraie une nation, dit Dieu, j'exciterai votre colère contre une nation sans intelligence.» Esaïe ose même proclamer : ‹‹ J'ai été trouvé par ceux qui ne me cherchaient pas, dit Dieu, je me suis montré à ceux qui ne me demandaient rien.» Puis, il ajoute : ‹‹ Tout le jour, j'ai tendu la main à un peuple désobéissant et rebelle.»} (Lettre aux Romains 10/12-21)

          Paul est fermement convaincu que les Israélites ont définitivement perdu leur privilège, mais il croit que les Grecs sont la nation qui les remplacera. Il pense cela parce qu'il a été chez les compatriotes de Socrate, Platon et autre grecs qui lui étaient contemporains, ils l’ont écouté attentivement et se sont convertis à la religion qu'il prônait. Mais la conversion aux prescriptions divines transmises par Jésus ne fut pas l'apanage des seuls Grecs, d'autres peuples adhérèrent à la nouvelle religion monothéiste. Il n'y a donc pas lieu de leur attribuer ce noble héritage. Par le Royaume, Paul voulait dire, l'adhésion des Grecs au Christianisme. Cette dernière idée est très étroite par rapport aux grandes qualités de la nouvelle nation qui propagera, bientôt, la synthèse finale de toutes les Révélations divines et divulguées par tous les prophètes antérieurs.

          D'autre part, les Grecs ne peuvent être considérés comme la nation grossière qui héritera le royaume. Tout le monde sait que les Grecs ont donné à l'humanité des penseurs et des philosophes et qu'ils ont érigé une civilisation brillante. Paul, lui-même, écrit : {Les Juifs demandent comme preuves des miracles et les Grecs recherchent la sagesse.} (1° lettre aux Corinthiens 1/22). Comment alors peut-on se permettre de décrire les Grecs de stupides et d'ignorants?

          La nouvelle nation est sans doute la nation arabe. La bénédiction divine lui fut, clairement, promise au détriment des autres peuples. Le prophète Esaïe annonce la venue du prophète qui sortira de cette nation. Il a dit que ses concitoyens le chasseront de sa terre natale mais qu'il triomphera d'eux. Il anéantira leurs mœurs et traditions puis érigera une nouvelle gloire. Il donnera le coup de grâce à l'empire perse de Babylone. Les dieux sculptés par les sujets de cet Etat, s'écrouleront devant ses pieds. Il a consigné :{Le Seigneur m'a ainsi parlé : «Va, place le guetteur, qu'il annonce ce qu'il verra, s'il voit un char attelé de deux chevaux, un cavalier sur un âne, un cavalier sur un chameau, qu'il fasse attention, qu'il redouble d'attention!» Celui qui regarde a crié : « A mon poste de guet, monseigneur, je me tiens tout le jour, à mon poste de garde, je reste debout toute la nuit. Et voici ce qui vient : un homme sur un char attelé de deux chevaux. Il prend la parole et dit : « Elle est tombée, elle est tombée Babylone et toutes les statues de ses dieux sont, par terre, brisées….J'ai appris cela du Seigneur, le Tout Puissant, Dieu d'Israël. On me crie de Séïr : « Veilleur, où en est la nuit? Veilleur, où en est la nuit?» Le veilleur répond : « Le matin vient et de nouveau la nuit. Si vous voulez encore poser la question, revenez!.Vous allez passer la nuit dans la forêt en Arabie, ô caravanes de Dedân! Allez à la rencontre de l'assoiffé, apportez de l'eau, habitants du pays de Taïmah, allez au-devant du fugitif avec son pain, car ils s'enfuient devant les épées déchaînées»….Ainsi a parlé le Seigneur :       « Encore un an – une année de mercenaires – et toute la gloire de Qédar sera anéantie.»} (Esaïe 21/6-16).

          Le texte après avoir décrit la chute des Perses, revient pour parler des Didâniiens, habitants de Taïmâ' auxquels il est demandé de protéger celui qui s'est réfugié dans leur pays au relief tourmenté. Il leur est annoncé, également, la fin de la gloire de Qédar, fils d'Ismaël, après un laps de temps assez court.

          Selon le lexique des termes de la Bible, les Didâniiens sont les habitants de Taïmâ' située au nord du Hidjâz. Nul n'ignore la rudesse du relief de la région. Le texte annonce la victoire des Musulmans, dans un ou huit ans, à Badr ou lors de la conquête de la Mecque l'honorée, sur les enfants de Qédar qui est le deuxième fils d'Ismaël;

          Le nom de Qédar est donné, aussi, au pays où les descendants de cet ancêtre furent battus. {Ainsi parle le Seigneur : Debout! Montez à l'assaut de Qédar.»} (Jérémie 49/28).

L’expression : {toute la gloire de Qédar sera anéantie.} exprime la victoire des Musulmans sur les habitants de la région de Qédar. Jérémie décrit la nouvelle nation qui va émerger et dit : « Qui a fait surgir du levant un justicier, l'appelle sur ses pas, soumet devant lui des nations, abaisse les rois, multiplie comme poussière ses gens d'épée, comme paille en ouragan ses lanceurs de flèches si bien qu'il traque les autres et passe outre, indemne, sans mettre les pieds à terre. Qui a réalisé et exécuté? Celui qui appelle les générations depuis l'origine. Moi, je suis le Seigneur, le premier et serai tel encore auprès des derniers »} (Esaïe 41/2-4). Si le passage annonce la venue d'un prophète, de quel prophète s'agit-il? Qui est ce justicier que Dieu a imposé aux peuples et qui vient de l'orient. Cette annonce peut concerner l'Arabie, comme le dit Jérémie : « Debout! Montez à l'assaut de Qédar! Dévastez les gens de l'Orient!»} (Jérémie 49/28).

          Dieu a châtié les Juifs par l'intermédiaire des Musulmans, comme IL les a punis, dans le passé, par le biais de Nabuchodonosor : {Car ils ont rejeté l'instruction du Seigneur, le tout puissant, ils ont méprisé la parole du Saint d'Israël, c'est pourquoi la colère du Seigneur s'enflamme contre son peuple, il étend la main pour le frapper, les montagnes tremblent et leurs cadavres sont comme des ordures au milieu des rues.»} (Esaïe 5/24-25).

Le Livre raconte, encore, une souffrance prochaine que des nations fortes et violentes feront subir aux fils d'Israël. {Mais avec tout cela, sa colère ne s'est pas détournée et sa main est encore tendue. Il lève un étendard pour une nation lointaine, il la siffle de l'extrémité de la terre et la voici qui se hâte et arrive très vite. Aucun de ces hommes n'est fatigué, aucun ne trébuche, aucun n'est assoupi ni endormi. Les ceintures ne sont pas détachées et les cordons des sandales ne sont pas rompus. Ses flèches sont aiguisées, tous ses arcs sont tendus. On prendrait pour de la pierre, les sabots de ses chevaux, pour un tourbillon, les roues de ses chars. Son rugissement est celui d'une lionne, elle rugit comme les lionceaux, elle gronde, elle s'empare de sa proie, elle l'emporte et personne ne la lui arrache. Mais en ce jour, il y aura un grondement contre elle, semblable au grondement de la mer. On regardera vers la terre et voici : ténèbres et détresse et la lumière sera obscurcie par un épais brouillard.»} (Esaïe 5/25-30)

          Ce passage de l'ancien testament affirme le courage des combattants de la foi que sont les Compagnons du prophète Mohammed comme le précise Dieu. IL a dit : Mohammed, Envoyé de Dieu et ceux qui sont avec lui sont durs envers les infidèles et affectueux entre eux. On les voit inclinés et prosternés, désireux d'obtenir la grâce de Dieu et s'efforçant de Lui plaire. Leurs visages sont marqués par la trace laissée par la prosternation. Telle est l'image donnée d'eux dans la Thorah. Dans l'Evangile, ils sont comparés à une semence qui, ayant fait sortir ses plumules, les renforce, en sorte qu'elles grossissent, se tiennent sur leurs tiges faisant l'admiration des semeurs. Dieu, par eux, remplit de dépit les infidèles. IL promet à ceux d'entre eux qui croient et font de bonnes œuvres, le pardon et une immense rétribution[37] ﴿

          Dans d'autres versets, Esaïe parle de la joie et du grand bonheur que ressentent les habitants de la région de Qédar, à la suite de la victoire de ce prophète. Il a consigné : ‹‹ Qu'élèvent la voix le désert et ses villes, les villages où habite Qédar, que les habitants du roc poussent des acclamations, du sommet des montagnes qu'ils lancent des vivats, qu'on rende gloire au Seigneur, qu'on publie dans les îles sa louange! Le Seigneur, tel un héros, va sortir, tel un homme de guerre, il réveille sa jalousie, il pousse un cri d'alarme, un grondement contre ses ennemis.»} (Esaïe 42/ 11-13).

          En plus de la victoire, cette frénésie d'allégresse et de réjouissance était provoquée par l'apparition du prophète promis. ‹‹ Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu que j'ai moi-même en faveur, j'ai mis mon esprit sur lui. Pour les nations, il fera paraître le jugement, il ne criera pas, il n'élèvera pas le ton, il ne fera pas entendre dans la rue sa clameur, il ne brisera pas le roseau broyé, il n'éteindra pas la mèche qui s'étiole : à coup sûr, il fera paraître le jugement. Lui ne s'étiolera pas, lui ne ploiera pas jusqu'à ce qu'il ait imposé sur la terre le jugement et les îles seront dans l'attente de ses lois.››} (Esaïe 42/ 1-4). Qui est donc ce triomphateur qui fera paraître sur terre la Loi divine et qui ne fléchira jamais? Qui fera surgir la Vérité à toutes les nations? C'est l'Apôtre Mohammed (B.S.D.L)!

          Le prophète Esaïe menace les fils d'Israël qui ont falsifié le Livre Sacré et qui n'ont pas appliqué Ses prescriptions, il les menace par le prophète illettré qui apportera un document scellé. Il raconte : {Le Seigneur a versé sur vous un esprit de torpeur, il a fermé vos yeux- les prophètes. Il a voilé vos têtes –les voyants! La révélation de tout cela est pour vous comme les mots d'un document scellé qu'on donne à celui qui sait lire en disant : « Lis donc ceci.» Il répond :« Je ne peux pas parce que le document est scellé.» On le donne alors à celui qui ne sait pas lire en disant :« Lis donc ceci!» il répond : « Je ne sais pas lire.» Le Seigneur dit : « Ce peuple ne s'approche de moi qu'en paroles, ses lèvres seules me rendent gloire mais son cœur est loin de moi. La crainte qu'il me témoigne n'est que précepte humain, leçon apprise. C'est pourquoi je vais continuer à lui prodiguer des prodiges, si bien que la sagesse des sages s'y perdra et que l'intelligence des intelligents se dérobera. Malheur! Ils agissent par-dessous pour cacher au Seigneur leurs projets. Ils trament dans l'ombre et disent : « Qui nous voit, qui nous remarque? » Quel renversement des rôles! Prendra-t-on le potier pour l'argile? L'œuvre dira-t-elle de l'ouvrier : « Il ne m'a pas faite?» Le vase dira-t-il du potier : « Il n'y entend rien ?» Dans très peu de temps le Liban ne sera-t-il pas changé en un verger, tandis que le verger aura la valeur d'une forêt? En ce jour-là, les sourds entendront la lecture du livre et sortant de l'obscurité et des ténèbres, les yeux des aveugles verront.››} (Esaïe 29/10-18).

          C'est la même idée que l'on retrouve dans les textes bibliques : un arbre vert qui s'étiole, un autre sec qui verdoie et donne des feuilles. Cela se concrétisera quand la main du prophète illetré ouvrira le document scellé. Esaïe a dit – c'est déjà signalé plus haut, {On le donne alors à celui qui ne sait pas lire en disant : lis donc ceci, il répond : je ne sais pas lire.››} Ce prophète a consigné le moment sublime du début de la Révélation au prophète Mohammed. Dans son oeuvre Es-Sahîh, El-Boukhârî rapporte un hadîth de ‘Aïchah, épouse de l'Envoyé de Dieu et mère des croyants. Elle a dit : ‹‹ Le Messager de Dieu se trouvait dans la grotte de Hirâ' quand l'archange Gabriel vint le voir et lui demanda de lire. Le prophète lui répond qu'il ne sait pas lire. Gabriel l'étreignit au point de lui faire perdre toutes ses forces. Il le lâcha et lui posa la même question. Le prophète lui redit qu'il ne sait pas lire. Après la troisième tentative, il lui ordonne :  ﴾Lis, de par le nom de ton Seigneur, qui a créé! Qui a créé l'homme d'une jonction sanguine! Lis, car ton Seigneur est très généreux![38] ﴿

          Les menaces proférées par Esaïe étaient vraies, Jésus les reprend. Il a dit aux Juifs : ‹‹ C'est ainsi que vous annulez la valeur de la parole de Dieu pour agir selon votre propre tradition, Ô hypocrites! Esaïe avait bien raison quand il prophétisait à votre sujet en ces termes : ce peuple, dit Dieu, m'honore en paroles mais de cœur il est loin de moi. Le culte que ces gens me rendent est sans valeur car les doctrines qu'ils enseignent ne sont que des prescriptions humaines.›› (Matthieu 15/6-9).

          Les présages d'Esaïe perdurèrent jusqu'au temps du fils de Marie. ‹‹ C'est pourquoi je vais continuer à lui prodiguer des prodiges, si bien que la sagesse de leurs sages s'y perdra et que l'intelligence de leurs intelligents se dérobera…. Dans très peu de temps le Liban ne sera-t-il pas changé en un verger, tandis que le verger aura la valeur d'une forêt? En ce jour-là, les sourds entendront la lecture du livre et sortant de l'obscurité et des ténèbres, les yeux des aveugles verront.›› }(Esaïe 29/14-18).

          Esaïe menace les Juifs par le prophète au document scellé, celui qui ne sait ni lire ni écrire. Ensuite le même Esaïe parle du prophète qui sait lire mais qui n'a pas pu lire le document parce qu'il était scellé. Jésus était celui qui savait lire (Voir Luc 4/16-18) et qui cependant a refusé de lire le document scellé et qui sera lu par celui qui ne sait pas lire et écrire. ‹‹ La révélation de tout cela est pour vous comme les mots d'un document scellé qu'on donne à celui qui sait lire en disant :« Lis donc ceci.» Il répond : « Je ne peux pas parce que le document est scellé.» On le donne alors à celui qui ne sait pas l'écriture en disant :« Lis donc ceci!» Il répond : « Je ne connais pas la lecture.››} (Esaïe 29/16-18).


 Jacob (B.S.D.L) annonce la venue de Shilone

          Les prophètes se sont succédés, à travers les siècles et chacun d'eux annonçait la venue du prophète de la fin des temps. Ils donnèrent son portrait physique et moral. Ils précisèrent qu'il ne sera pas choisi parmi les fils d'Israël, que la Loi qui lui sera révélée et qu'il transmettra aux hommes restera éternelle. Il triomphera de ses ennemis. Le noble but de sa mission consiste en la concrétisation du Bien à toutes les nations.

Aucun des prophètes précédents ne groupa en lui ces qualités, sauf lui. Les Chrétiens ne peuvent, en aucun cas, attribuer les annonces auxquelles ils croient fermement, à des prophètes autres que lui (B.S.D.L). Les plus célèbres d'entre eux, Moïse et Jésus (B.S.D.E) n'étaient envoyés qu'aux fils d'Israël. Une Loi divine fut révélée à Moïse. Ce dernier, à la tête de l'armée de ses disciples, vainquit ses ennemis. Jésus, lui, n'a point reçu de loi qui lui était particulière. Le fils de Marie devait appeler les gens à revenir à la véritable Loi de Moïse afin de la leur compléter. N'a-t-il pas dit lui-même : ‹‹ Ne pensez pas que je sois venu pour supprimer la Loi de Moïse et l'enseignement des prophètes. Je ne suis pas venu pour les supprimer mais pour leur donner tout leur sens.»} (Matthieu 5/17). Il n'a point battu ses ennemis, les Chrétiens eux-mêmes croient que ces derniers ont pu mettre la main sur lui et l’ont crucifié. Comment, alors, peut-on dire de Jésus qu'il est le prophète promis qui triomphera de ses adversaires, celui qui est attendu par les nations?

Les plus anciennes annonces très claires que l'on trouve dans les Ecritures et qui parlent du dernier prophète remontent au temps de Jacob[39]. Celui-ci, juste avant sa mort: «convoqua ses fils et leur dit : « Rassemblez-vous pour que je vous annonce ce qui vous arrivera dans l'avenir. Réunissez-vous et écoutez, fils d'Israël, écoutez Israël, votre père….Le spectre ne s'écartera pas de Juda ni le bâton de commandement d'entre ses pieds jusqu'à ce que vienne Chîloûne[40], celui auquel il appartient et à qui les peuples doivent obéissance.»} (La Genèse 49/1-10). Il les informa du moment bien précis de la perte et du royaume et de la Révélation. La traduction du même passage dans la version des moines Jésuites est ainsi libellée : «L'épée ne sera pas prise de chez Yahoûda, le bâton du commandement restera entre ses pieds jusqu'au jour où viendra celui auquel ils appartiennent et qui sera obéi par les peuples.»}

          Le texte est encore plus clair chez Tardjoûm Yoûnâthâne, celui-ci dit : « Les rois et les gouvernants ne cesseront de se succéder de la famille de Yahoûda, les maîtres de la Loi descendront toujours de cet ancêtre jusqu'à l'apparition du roi messie, le plus jeune de ses enfants.»}

          Ces traductions ont divergé dans le sens accordé à trois mots dans le texte original. Le bâton du commandement a été remplacé par le royaume ou l'épée, ce qui est d'ailleurs acceptable ; et le maître de la Loi par le dessinateur, l'organisateur ou par le bâton du commandement. Ce sont des idées très proches, les unes des autres et qui désignent le transmetteur de la Loi, organisateur de son peuple. La plus importante de ces différences de traduction concernait le mot Chîloûne que les dictionnaires des traductions ont conservé tel qu’il est. Dans d’autres traductions hébraïques, le mot a été rendu par l’expression « jusqu’à l’arrivée du Messie.». L’évêque Ibrahim Louqâ l’a traduit par le Messie et l’a considéré comme la traduction exacte du mot hébreux chîloûh[שִׁילֹה. L’édition américaine de la Bible a traduit, en bas de page, le mot Chîloûne de deux façons : « la sécurité » et « celui à qui appartient ».

Quel est donc le sens précis du mot Chîloûne cité par Jacob à ses enfants et autour duquel se concentre la prophétie?

La réponse à cette question se trouve chez l’évêque Ibrahim Louqâ, cité plus haut, et chez l’expert en langues anciennes ‘Abdelahad Dâoud. Tous les deux pensent que le mot Chîloûne ne doit être interprété en dehors de son origine hébraïque et dont les significations les plus importantes sont :

1°) Chîloûne peut être d’origine syriaque et composé de deux mots « bachîta » et « Loûh », le premier signifiant « lui » ou « qui » et le second veut dire « il a ».

2°) Chîloûne peut être une déformation du mot « Chîlwâh » qui désigne « Messager de Dieu » comme il peut, par extension, exprimer l’idée de la femme divorcée parce qu’elle sera renvoyée très loin. Saint Jérôme lui a préféré le sens de la mission et il a traduit l’expression par : celui qui a été envoyé.

De toutes les façons, quelque soit le sens donné au mot Chîloûne, le verset parle d’une et non pas un endroit comme certains exégètes le prétendent. Qui est donc Chîloûne ?

L’idée de la fin du royaume n’implique pas sa disparition totale mais il exprime la perte de sa légitimité et de son cachet divin. D’ailleurs la chute définitive du royaume d’Israël n’a pas coïncidé avec la venue d’un quelconque prophète. L’objectif réel de cet anéantissement réside dans l’extinction de la sélection et de la bénédiction.

Personne ne risque de prétendre que Chîloûne est Moïse car toute une pléiade de rois issus de Yahoûda ont gouverné après lui pendant des siècles. Il ne s’agit pas, non plus, de Salomon car le royaume est resté entre les mains de ses descendants et la loi n'a pas disparu, comme elle n’a pas été annihilée avec Jésus qui n’est pas venu pour s'opposer à l’Archange. Le fils de Marie n’a pris la responsabilité d’aucun peuple, pas même celui des Juifs auquel il a été envoyé. Il leur avait déclaré : « Je n’ai été envoyé que pour les brebis égarées du peuple d’Israël.»} (Matthieu 15/24). Jésus (B.S.D.L) n’a jamais gouverné le royaume d’Israël, même pas pendant une seule journée; mieux, il s’est enfui d’eux quand ils voulurent l’introniser comme leur roi. {Jésus se rendit compte qu’ils allaient venir l’enlever de force pour le faire roi. Il se retira donc de nouveau sur la colline, tout seul.} (Jean 6/15)

Quand les Juifs l’accusèrent auprès de Pilate en lui disant que le fils de Marie se prétendait être le roi, il nia cette calomnie et parla d’un royaume spirituel et déclara : « Mon royaume n’appartient pas à ce monde, si mon royaume appartenait à ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour empêcher pour qu’on me livre aux autorités juives »} (Jean 18/36)

Ce prophète – Chîloûne – ne peut pas être un prophète choisi parmi les enfants d’Israël car son avènement mettra fin, comme le précise La Genèse (49/1-10), à l’autorité de ce peuple et à la Loi qui lui a été révélée. Qui est donc Chîloûne ?

Il est le prophète dont l’annonce a été faite à Hagar et à Ibrahim : {Sa main contre tous.} (La Genèse 16/12) et à propos duquel le prophète Ezéchiel a dit : « Celui à qui appartient le pouvoir viendra, alors je le lui donnerai.»} (Ezéchiel 21/27)

D’ailleurs Jésus annonça la venue de celui qui annulera, avec sa révélation toutes les révélations antérieures : « Ne pensez pas que je sois venu pour abolir la loi de Moïse et l’enseignement des prophètes. Je ne suis pas venu pour les supprimer mais pour leur donner tout leur sens. Je vous le déclare, c’est la vérité tant que le ciel et la terre dureront, ni la plus petite lettre ni le plus petit détail ne seront supprimés de la loi jusqu’à l’arrivée de celui qui a tout.»} (Matthieu 5/17-18). Celui qui a tout veut dire celui qui disposera du pouvoir.

Il est le prophète que Paul a appelé le Parfait qui abolira la loi. Il a affirmé : { quant aux prophéties, elles seront abolies; et quant aux Langues, elles cesseront; et quant à la connaissance, elle sera abolie. Car nous connaissons en partie, et nous prophétisons en partie. Mais quand la perfection sera venue, alors ce qui est en partie sera aboli.} Corinthiens (1)13/8-10.


 Moïse (B.S.D.L) annonce la venue d'un prophète et Messager comme lui

          Lorsque Moïse (B.S.D.L) descendit de la montagne Et-Toûr après avoir écouté la Parole de son Dieu, il s’adressa aux enfants d’Israël et leur confia : {Alors le Seigneur me dit : ils ont bien fait de me dire cela. C'est un prophète comme toi que je leur susciterai du milieu de leurs frères; je mettrai mes paroles dans sa bouche et il leur dira tout ce que je lui ordonnerai. Et si quelqu'un n'écoute pas mes paroles, celles que le prophète aura dites en mon nom, alors moi-même je lui en demanderai compte. Mais si le prophète, lui, a la présomption de dire en mon nom une parole que je ne lui aurai pas ordonné de dire ou s'il parle au nom d'autres dieux, alors c'est le prophète qui mourra. Peut-être te demanderas-tu : Comment reconnaîtrons-nous que ce n'est pas une parole dite par le Seigneur? Si ce que le prophète a dit au nom du Seigneur ne se produit pas, si cela n'arrive pas, alors ce n'est pas une parole dite par le Seigneur, c'est par présomption que le prophète l'a dite. Tu ne dois pas avoir peur!» } (Le Deutéronome 18/17-22).

Le texte, très clair, parle d’un grand prophète qui viendra après Moïse. Il en donne un portait physique et moral bien détaillé et à partir de cette description, nous pouvons en connaître l’identité. Les Chrétiens prétendent que ce prophète est déjà venu et qu’il s’agit de Jésus (B.S.D.L). Pierre dans le contexte de son discours à propos du fils de Marie a dit : Moïse a dit en effet : « Le Seigneur votre Dieu vous enverra un prophète comme moi qui sera un membre de votre peuple. Vous écouterez tout ce qu’il vous dira. Tout homme qui n’écoutera pas ce prophète sera exclu du peuple de Dieu et mis à mort. Et les prophètes qui ont parlé depuis Samuel ont tous, les uns après les autres, également annoncé ces jours-ci.»} (Les actes 3/22-26). Les Chrétiens ne possèdent pas de témoignages qui prouvent qu’il est question de Jésus. En analysant ce texte d’une façon précise, nous trouvons de nombreuses preuves qui confirment qu’il s’agit de notre prophète (B.S.D.L). Le texte biblique précise :

1°) « Je vous enverrai un prophète » les Chrétiens attribuent à Jésus la divinité, mieux, les Orthodoxes prétendent qu’il est Dieu lui-même. Pourquoi alors le Souverain Parfait a–t-IL dit : « Je vous enverrai un prophète.» et pourquoi n’a-t-IL pas dit : « Je vous enverrai un Dieu.» ou encore : « Je viendrai à vous.»

2°) Ce prophète ne sera pas choisi parmi les fils d’Israël, mais il sera de leurs cousins germains. Il sera issu « du milieu de leurs frères ». Ces cousins en question sont les descendants de ‘Îssou fils de Jacob et ceux d'Ismâ‘îl fils d'Ibrahim.

Il est bien connu que, dans la Torah, le mot « frère » est utilisé pour désigner le « cousin germain ». C’est dans ce sens qu’il est employé dans les dires de Moïse à son peuple : «Vous allez passez sur le territoire de vos frères, les fils d'Esaü » (Le Deutéronome 2/4). Nous retrouvons la même idée dans la description d’Edoûme descendant de ‘Îssoû : « De Qadesh, Moïse envoya des messagers au roi d’Edome pour lui dire : Ainsi parle ton frère Israël : « Tu sais toutes les difficultés que nous avons rencontrées.»} (Les nombres 20/14). Dans un autre passage, il est dit : « Tu ne considéreras pas l'édomite comme abominable, car c'est ton frère.»} (Le Deutéronome 23/7).Il l’a appelé son frère tout en sachant qu’il s’agit d’un cousin germain des fils d’Israël.

 Dans le livre des Chroniques, le roi Sédécias est dit frère du roi Yoyakin conformément à ce morceau : {Le roi Nabuchodonosor envoya une expédition pour emmener Yoyakin à Babylone avec les objets précieux de la Maison du Seigneur et il établit roi sur Juda et Jérusalem son frère Sédécias.»}. (Les chroniques II -36/10). En réalité, le roi Sédécias est l’oncle de Yoyakin comme le précise le livre des rois. {Le roi de Babylone établit roi, à la place de Yoyakîn, son oncle Mattanya dont il changea le nom en Sédécias.»} (Les rois II -24/17).Le mot frère signifie donc l’oncle et les frères sont les cousins germains.

Il est donc du domaine du possible que ce prophète soit sélectionné parmi les Arabes, concrétisant ainsi la bénédiction promise à la progéniture d’Ismâ‘îl ou parmi les fils de ‘Îssou l’aîné d’Ishâq, mais aucun membre de cette dernière lignée n’a prétendu être le prophète attendu.

3°) L’une des particularités de ce prophète est sa ressemblance avec Moïse. Or, après son décès les fils d’Israël n’ont plus connu de prophète comme lui. {Plus jamais, en Israël, ne s'est levé un prophète comme Moïse, lui que le Seigneur connaissait face à face.} (Le Deutéronome 34/10).

Cette singularité – la ressemblance avec Moïse- se retrouve dans notre prophète et non pas dans leur frère Jésus (B.S.D.E). Plusieurs traits de cette ressemblance sont communs aux deux premiers. Ils sont, tous les deux, nés d’une façon naturelle et normale. Tous les deux se sont mariés et furent chargés de transmettre aux hommes une mission nouvelle révélée par le Seigneur des mondes. Ils ont pris, tous les deux, les armes pour lutter contre leur ennemi. Chacun d’eux a guidé sa nation et en a été le chef. Ils sont des humains alors que les Chrétiens prétendent que Jésus est un Dieu.

Le fils de Marie a décrit le prophète attendu en insistant sur sa ressemblance avec Moïse, ne voyant ainsi aucune ressemblance avec lui-même. Il a dit : « Mais ne pensez pas que je vous accuserai devant mon père. C’est Moïse qui vous accusera, lui en qui vous avez mis votre espérance. Si vous croyiez vraiment Moïse, vous me croiriez aussi, car il a écrit à mon sujet. Mais puisque vous ne croyez pas en ce qu’il a écrit, comment pourriez-vous croire mes paroles.»} (Jean 5/45-47). Il a désigné Moïse avec les qualités du prophète promis et attendu. Ces dernières sont précisément celles de notre prophète. A propos de celui qui accuse le peuple d’Israël, il a dit : « Je ne suis pas possédé, répondit Jésus, mais j’honore mon père et vous, vous refusez de m’honorer. Je ne cherche pas la gloire pour moi-même. Il en est un qui la cherche pour moi et qui juge.»} (Jean 8/49-50).

4°) Parmi les caractéristiques du prophète attendu son ignorance de l’écriture et de la lecture. La révélation qui lui est adressée est orale « Je mettrai ma parole dans sa bouche »} contrairement aux prophètes qui lui étaient antérieurs qui ont reçu des tables et des feuillets écrits. Jésus, lui, savait lire et peut-être écrire (voir Luc 4/16-18).

5°) Ce prophète a pu terminer la communication totale de ce qu’il lui a été révélé « Il leur dira tout ce que je lui ordonnerai ». C’est là un des traits qui est juste pour notre prophète puisque l’un des derniers versets révélés fut : « Aujourd’hui, j’ai parachevé pour vous votre religion, vous ai comblé de mon bienfait et ai agréé l’Islâm pour vous comme religion﴿[41]. Jésus l’a décrit dans l’annonce du paraclet que nous aborderons par la suite en disant de ce prophète : « Celui qui doit vous venir en aide, le Saint Esprit, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.» } (Jean 14/26)

Jésus ne peut pas être ce prophète qui termine tout le message qu’il a reçu, Dieu l’a fait monter auprès de Lui, alors qu’il avait encore bien des conseils et des informations à dire à ses disciples, mais il n’a pas pu le faire. Cependant, il leur annonça la venue du prophète promis qui leur apprendra toute la vérité. Il leur a précisé qu’il sera celui qui accomplira sa mission d’une façon entière. Ni les méchants complots de ses compatriotes, ni même la mort ne peuvent le bloquer dans la transmission de la révélation. Jésus a dit : « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire mais vous ne pourriez pas les supporter maintenant. Quand viendra l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité. Il ne parlera pas en son propre nom, mais il dira tout ce qu’il aura entendu.»} (Jean 16/12-13).

6°) La personne qui n’écoutera pas les paroles de ce prophète sera exposée au châtiment de Dieu. « Et si quelqu'un n'écoute pas mes paroles, celles que le prophète aura dites en mon nom, alors moi-même je lui en demanderai compte.»} Pierre a expliqué ce passage en disant : « Toute âme qui n’écoutera pas ce prophète sera bannie du peuple.» Ecouter ce prophète (B.S.D.L) et lui obéir sont un devoir, le contraire conduira aux punitions de Dieu. C’était d’ailleurs le lot de tous ceux qui l’avaient démenti, parmi les polythéistes arabes et étrangers. Dans son annonce sur les vignerons – que l’on verra dans les pages suivantes – Jésus a déclaré : « Celui qui tombera sur cette pierre s’y brisera et si la pierre tombe sur quelqu’un elle le réduira en poussière.»} (Mathieu 21/44). Ce prophète est comme la roche résistante et indestructible qui épuise et vient à bout de tous ses ennemis violents et obstinés et à propos de qui le prophète Daniel a dit : « Or, aux jours de ces rois-là, le Dieu du ciel suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit et dont la royauté ne sera pas laissée à un autre peuple. Il pulvérisera et anéantira tous ces royaumes-là et il subsistera à jamais, de même que tu as vu une pierre se détacher de la montagne sans l'intermédiaire d'aucune main et pulvériser le fer, le bronze, la céramique, l'argent et l'or. »} (Daniel 2/21-45).

Le fils de Marie (B.S.D.L) ne disposait pas de cette force et n’était pas doté de cette protection. Il ne pouvait pas menacer les irréductibles qui refusaient d'écouter ses paroles et encore moins ses pseudo assassins. Luc dans son récit sur la crucifixion a dit :   {Jésus dit alors : « Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font.»} (Luc 23/34)

7°) Ce prophète ne mourra pas assassiné. Dieu préservera son sang des ignorants. Les Chrétiens sont convaincus que Jésus a été tué, il ne peut être donc le prophète promis. En consultant les anciennes traductions de la Bible, nous y trouvons des falsifications, comme dans celle de 1844 où nous lisons : « Que ce prophète mourra!» au lieu : « Ce prophète mourra », les causes de cette altération frauduleuse ne peuvent échapper à personne.

8°) Ce prophète dévoilera quelques aspects de l’avenir qui seront confirmés. Le Saint Coran et les hadîths sont pleins de miracles pareils. Il nous suffira d’en citer un qui, en effet, s’est déroulé tel que notre prophète (B.S.D.L) l’a annoncé. En 617 l’Etat perse a failli effacer définitivement l’empire byzantin de la carte du monde. Les armées du chah Abroize II arrivèrent jusqu’en Egypte. Plusieurs contrées qui faisaient partie de l’empire romain d’Orient tombèrent sous l’autorité des Perses. Les forces de ces derniers, en peu de temps, occupèrent la Syrie, une partie de la vallée du Nil et s’installèrent au nord, dans la ville d’Antioche. On aurait dit que le glas des Byzantins et de leur empire avait sonné. L’empereur Héraclius songea même à s’enfuir de Byzance mais le patriarche des Orthodoxes le persuada de résister et demanda aux Perses une paix déshonorante. Au cours de ces évènements et contrairement à toutes les éventualités, le Prophète déclara que les byzantins battront leurs ennemis dans peu d’années, dans neuf ans, au plus tard. Dans ces circonstances, il reçut la révélation de ces versets : « Les byzantins ont été vaincus dans une région voisine de notre pays. Mais, après leur défaite, ils seront vainqueurs, dans quelques années. A Dieu appartient l’ordre, avant comme après. Ce jour-là, les croyants monothéistes se réjouiront du secours de Dieu.»[42]

A partir de 623, l’empereur Héraclius, délaissant la vie des plaisirs et de la luxure, entreprit trois campagnes victorieuses contre son vainqueur d’hier. Il le jeta hors des frontières syriennes et ses troupes arrivèrent aux bords du Tigre, en Irak qui faisait partie intégrante de l’empire des Sassanides. Ceux-ci, à leur tour, furent contraints, en 625, de demander la paix aux Byzantins auxquels ils remirent la croix sur laquelle Jésus, selon les Chrétiens, a été crucifié. Qui donc a informé le Prophète d’une annonce aussi importante que celle-là ? C’est le Seigneur des mondes qui l’en a informé et pour ces raisons, Mohammed est, bel et bien, le prophète annoncé par Moïse.

L’historien Edward Gibn dans son œuvre < Histoire du déclin de l’empire romain puis de sa chute > a consigné : « En ce temps-là, lorsque le Coran a prédit cette victoire, celle-ci paraissait très loin de la réalité car les douze premières années du règne d’Héraclius semblaient prouver que la fin de l’empire romain était toute proche.»

Le savant musulman Et-Tarmidhî a rapporté, à propos des quatre versets cités ci haut, que les polythéistes mecquois supportaient les Perses qui, comme eux, adoraient plusieurs dieux alors que les Musulmans, monothéistes, se sont rangés du côté des Byzantins parce que ces derniers faisaient partie des gens du Livre. Les mécréants de la Mecque l’honorée informèrent de leur position Abâ Bakr Es-Saddîq qui, aussitôt, la rapporta au prophète. Celui-ci lui dit : « Tu peux leur dire que les Byzantins reprendront leur revanche, dans peu d’années.» Les deux parties se lièrent par un pari au sujet de la victoire des Byzantins et sur une durée approximative de cinq années. Les cinq ans se sont écoulés et de victoire, il n’y en avait point. Chagrinés, les Musulmans reposèrent la question à leur Guide (B.S.D.L) qui leur dit : « Vous auriez du leur dire moins de dix ans!» Effectivement, huit ans après leur défaite cuisante, les Byzantins ont lavé l’affront et redoré leur blason comme l’avait prédit le Coran.

Ainsi il apparaîtra à tout observateur impartial que les caractéristiques énoncées par Moïse et concernant le prophète promis ne se sont pas réunies dans la personne de Jésus mais qu’elles se sont groupées dans celles de son frère Mohammed (B.S.D.E). Ce qui certifie encore ce point de vue, c’est que ces particularités ne se sont rassemblées dans aucun autre prophète. Lorsque Jean-Baptiste reçut la Révélation, les Juifs pensaient qu’il était peut-être le Messie attendu. Ils le lui demandèrent : {Ils accoururent pour l’interroger : « Es-tu le prophète?» « Non!» répondit-il} (Jean 1/21), et il leur expliqua qu’il n’était pas celui qu’ils attendaient.

Les disciples de Jésus, ayant vu plusieurs miracles de leur Maître, souhaitaient que celui-ci soit le prophète attendu. « Cet homme est vraiment le prophète qui devait venir dans le monde », déclarèrent-ils. Jésus se rendit compte qu’ils allaient venir l’enlever de force pour le faire roi. Il se retira donc de nouveau, sur la colline, tout seul.} (Jean 6/14-15). Mais, lorsque il comprit l’intention de ses partisans qui voulaient voir se concrétiser en lui les prophéties qu’ils connaissaient et qui concernaient le prophète attendu, il se réfugia dans la montagne.

          Les Chrétiens trouvent que le texte biblique renferme des équivoques qui annulent les dires des Musulmans. Il est dit dans l’introduction du texte que Dieu, en s’adressant à  Moïse, avait dit : « C’est un prophète comme moi que le Seigneur ton Dieu te suscitera du milieu de toi, d’entre tes frères »…. Alors le Seigneur me dit : « Ils ont bien fait de me dire cela. C'est un prophète comme toi que je leur susciterai du milieu de leurs frères »} (Le Deutéronome 18/15-18). La première phrase précise : «  du milieu de toi »  c’est-à-dire qu’il est choisi parmi les fils d’Israël. Ceci nous conduit à comprendre la deuxième phrase : « du milieu de leurs frères » dans le même sens, et ainsi en déduire que le prophète sera Israélite.

          Cependant, les enquêteurs spécialisés dans les études bibliques pensent que c’est une déformation volontaire que Moïse n’a pas dite. Il répéta la nouvelle du prophète attendu aux fils d’Israël. Il leur dit : {Alors le Seigneur me dit : « Ils ont bien fait de me dire cela. C'est un prophète que je leur susciterai du milieu de leurs frères, comme toi.» (Le Deutéronome 18/15-18)

          Cette déformation n’existe pas dans les extraits du texte pris par Pierre ni de ceux de Stéphane. Les actes des apôtres le confirment. Pierre a dit : {Moïse d'abord a dit: « Le Seigneur Dieu suscitera pour vous, d'entre vos frères, un prophète tel que moi; vous l'écouterez en tout ce qu'il vous dira. »} (Les actes 3/22). Stéphane a écrit : {Voici Moïse qui dit aux fils d’Israël : « Le Seigneur, votre Dieu vous enverra un prophète comme moi, parmi vos frères et vous l’écouterez »} (Les actes 7/37)

Tous les deux, Pierre et Stéphane, n’ont pas reproduit cette addition qui n’est pas originelle. Si elle était authentique, elle aurait été citée partout.


 Moïse annonce la bénédiction promise aux habitants de la terre de Pharâne

          Avant son décès, Moïse relata aux enfants d’Israël, une nouvelle bénite, consignée dans le Deutéronome. {Voici la bénédiction que Moïse, l'homme de Dieu, prononça sur les fils d'Israël, avant de mourir. Il dit : « Le Seigneur vient du Sinaï, pour eux IL s'est levé à l'horizon, du côté de Séïr, IL a resplendi depuis le mont de Pharâne……Oui toi qui aimes les peuples, tous les Saints sont dans ta main. Eux, ils étaient prostrés à tes pieds.»} (Le Deutéronome 33/1-3).

Le prophète Habaquq confirma cette nouvelle qui le consterna car il s’agissait du transfert de la sélection des messagers divins hors de son peuple, les enfants d’Israël. Il a dit : « Seigneur, j'ai entendu ce que tu as annoncé, je suis saisi de crainte. Seigneur, vivent tes actes au cours des années! Au cours des années, fais-les reconnaître, mais dans le bouleversement, rappelle-toi d'être miséricordieux! Dieu vient de Témân, le Saint du mont Pharâne. Sa Majesté comble le ciel, sa louange emplit la terre. La lumière devient éclatante. Deux rayons sortent de sa propre main : c'est là le secret de sa force. Devant lui marche la peste, et la fièvre met ses pas dans les siens. Il s'est arrêté, il a pris la mesure de la terre. Il a regardé et fait sursauter les nations.»} (Habaquq 3/2-6).

          Avant d’entamer l’analyse de ce texte, arrêtons-nous d’abord devant la grande différence remarquée dans les diverses traductions.

Il est enregistré dans la traduction des années soixante dix : « Il est apparu sur la montagne de Pharâne, accompagné par des milliers d’anges purs à sa droite. Il leur a donné la foi et les a aimés. Il a accordé la miséricorde à leur peuple et il les a bénis, comme il a béni leurs dos. Ils ont aperçu les traces de tes deux pieds et attendent tes paroles. Moïse, comme lui, s’est soumis à nous et il donna un héritage aux descendants de Jacob.»

          Dans la traduction des Pères jésuites, il a été mentionné : « Il a brillé à partir de la montagne et est parvenu des collines d’El-Qods et à sa droite un reflet de la Loi pour eux »

Dans la traduction en langue arabe de 1622, il est écrit : « Il domina de la montagne de Pharâne, accompagné par des milliers de saints chastes, avec à sa droite la Loi.»

          Dans celle de 1841, il a été consigné : « Il apparut sur la montagne de Pharâne, accompagné par des milliers de personnes exemptes de tout défaut, avec à sa droite, une langue de feu »

                   Les milliers de personnes qui arrivent de Pharâne sont les grandes foules de saints, avec à leurs têtes, leur Maître sacré qui scintille dans Pharâne.

          D’autre part, le texte biblique parle de trois noms de lieu d’où émane la bénédiction : la montagne du Sinaï où Dieu adressa sa parole à Moïse, Séïr qui est une montagne située dans le pays de Yahoûda et enfin la montagne de Pharâne. Il ressort de tous les passages de la Bible où il est question de Pharâne que l’endroit qui porte ce nom se situe au sud du désert de la Palestine. L’Ancien Testament, de son côté, affirme qu’Ismâ‘îl a grandi dans ce lieu appelé Pharâne, or l’Histoire nous apprend que le premier-né d’Abraham a vécu dans la Mecque l’honorée.

          Les Musulmans voient dans ce texte l’annonce de la venue de Jésus, d’abord, dans Séïr, en Palestine ensuite celle de Mohammed dans la montagne de Pharâne, escorté par des milliers de Compagnons soutenus et réconfortés par la Loi de Dieu exalté et glorifié soit-Il.

Tout cela s’est réalisé dans notre prophète pour les raisons suivantes :

1°) La montagne de Pharâne est précisément celle de la Mecque l’honorée où habita Ismâ‘îl à propos de qui l’Ancien Testament dit : {Dieu fut avec le garçon qui grandit et habita au désert. C'était un tireur d'arc; il habita dans le désert de Pharâne et sa mère lui fit épouser une femme du pays d'Egypte.} (la Genèse 21/20-21). Ses fils se sont éparpillés dans la région, le Livre Sacré des hébreux dit : « Voici les fils d'Ismaël…..Ils demeurèrent de Hawila à Shour.»} (la Genèse 25/16-18) La région de Hawila, comme le précise le dictionnaire de la Bible, se trouve au nord du Yémen alors que Shour est située au sud de la Palestine. Ismâ‘îl et sa progéniture habitaient dans la contrée qui s’étend du sud au nord du Hidjâz. La montagne de Pharâne où vivait Ismâ‘îl y est localisée.

          Les preuves historiques ont démontré que le territoire de Pharâne est l’actuel Hidjâz où la source de Zemzem a jailli sous les pieds d’Ismâ‘îl et où avec son père, ils ont édifié la Ka‘bah. Une grande majorité d’historiens reconnaissent l’authenticité de ces faits. C’est dans les oeuvres de ces derniers qu’a puisé l’historien indien Moulâna Abdelhaq Fideryâtî pour écrire son livre « Mohammed dans les livres religieux internationaux.» L’historien Jérôme et le théologien Yousibyousse figurent parmi les savants qui ont rédigé des œuvres d’histoire. Ils ont certifié que Pharâne est la Mecque l’honorée comme il est écrit dans Strong’s Hebrew Bible Dictionary que Pharâne se trouve dans le désert de l’Arabie en employant l’expression : « Paran, a desert of Arabia »

2°) L’existence d’une grande portion de terre nommée Pharâne au sud du Sinaï n’exclut pas l’existence de la région où a vécu Ismâ‘îl et qui porte le même nom. A présent, posons cette question aux gens qui persistent à dire que la seule région de Pharâne est celle du mont Sinaï : « Quel est le Saint qui a brillé à partir de cette montagne qui n’a le moindre rapport avec les évènements humains importants?»

3°) Certaines personnes prétendent que le texte retrace un fait passé. On ne peut tenir compte de leur opinion car l’emploi du passé pour exprimer un fait futur est assez courant dans la Bible. Spinoza l’a remarqué et a noté : « Les anciennes personnes qui ont écrit la Bible ont utilisé le futur pour exprimer le présent et le passé sans aucune précision comme ils ont employé le passé pour désigner le futur. Il résulta de cette réalité de très grandes confusions.»

4°) Demandons encore : « Pour quelles raisons, entre toutes les montagnes, seule celle de Pharâne est citée?» Si cette contestation est une simple allusion à la propagation de la gloire de Dieu, comme le croient certains auteurs Juifs, nous rappellerons que la divulgation de cette gloire ne saurait être limitée à la montagne de Pharâne ou celle de Séïr.

5°) Ce qui prouve qu’il s’agit bien d’une annonce est le fait de parler de milliers de saints décrits dans certaines traductions par l’expression « les anges chastes », expression qui désigne les Compagnons pieux. Le mot ange est utilisé à la place de compagnon ou de partisan, comme le précise la Révélation accordée à Jean « Michel =(Mikhâël) et ses anges combattirent le dragon et celui-ci se battit contre eux avec ses anges » (Apocalypse ou la Révélation accordée à Jean 12/7). Quand donc, la montagne de Pharâne a vu des milliers de personnes chastes si ce n’est au temps de l’avènement de Mohammed et de ses Compagnons.

6°) Les paroles du prophète Habaquq confirment l’attitude des Musulmans. Il a dit : {Dieu vient de Témân, le Saint du mont Pharâne. Sa Majesté comble le ciel, sa louange emplit la terre. La lumière devient éclatante. Deux rayons sortent de sa propre main : c'est là le secret de sa force. Devant lui marche la peste, et la fièvre met ses pas dans les siens. Il s'est arrêté, il a pris la mesure de la terre. Il a regardé et fait sursauter les nations.} (Habaquq 3/3-6).

Ce passage atteste, d’une façon incontestable, qu’une très importante mission céleste scintille d’un vif éclat et que, dans l’horizon, retentit l’écho de la voix de ce prophète louant la gloire de Dieu.

          Dans le même passage, le nom propre Témân, selon l’avis des écrivains de la Bible, est hébraïque. Il désigne le sud. Ledit passage dans la version catholique est libellé comme suit : « Dieu vient du sud et les saints de la montagne de Pharâne.»} Et, puisque les interlocuteurs habitent la Palestine, il est normal de les informer que la Révélation annoncée viendra du sud, c’est-à-dire de la péninsule arabe et que le Saint apparaîtra dans la montagne de Pharâne.

          En conclusion, le Saint qui a rayonné dans la montagne de Pharâne est bel et bien le prophète de l’Islam. Il a realize tous les attributes du prophète de Pharâne; nul parmi les saints messagers n’a regroupé en lui tous ces signes.


 Les psaumes décrivent le dernier des Messagers divins

          Les psaumes, de leur côté, annoncent la venue du dernier des prophètes. L’un d’eux en donne le portrait et en le décrivant de roi, déclare : « Le cœur vibrant de belles paroles, je dis des poèmes en l'honneur d'un roi. Que ma langue soit la plume d'un habile écrivain! Tu es le plus beau des hommes, la grâce coule de tes lèvres; aussi Dieu t'a béni à tout jamais. Ô brave ceins ton épée au côté, ta splendeur et ton éclat. Avec éclat, chevauche et triomphe pour la vraie cause et la juste clémence. Que ta droite lance la terreur : tes flèches barbelées. Sous toi tomberont des peuples, les ennemis du roi en plein cœur. Ô Dieu ton trône est éternel, ton spectre royal est un spectre de droiture. Tu aimes la justice, tu détestes le mal, aussi Dieu, ton Dieu t'a oint d'une huile de joie, de préférence à tes compagnons….Des filles de rois sont là avec tes bijoux, et debout à ta droite, la dame avec de l'or d'Ofir. Ecoute ma fille! Regarde et tends l'oreille : oublie ton peuple et ta famille; que le roi s'éprenne de ta beauté! C'est lui ton Seigneur, prosterne-toi devant lui….Tes fils remplaceront tes pères, tu en feras des princes sur toute la terre. Je rappellerai ton nom dans tous les âges; aussi les peuples te célébreront à tout jamais.»} (Les Psaumes 45/1-17).

          Les Chrétiens sont unanimes à dire que ce paragraphe renferme l’annonce du prophète qui viendra. Ils affirment catégoriquement qu’il s’agit de Jésus. De leur côté, les Musulmans pensent que les qualités qui y sont décrites sont celles du prophète Mohammed et ne peuvent, en aucun cas, être celles de Jésus ou de l’un des autres envoyés divins, honorables et honorés. Ces qualités sont au nombre de neuf :

1°) Le fait qu’il soit d’une beauté hors du commun. Les Chrétiens ne doivent pas dire que ce prophète est Jésus alors qu’ils ont déjà déclaré que la prophétie d’Esaïe {ne possède ni apparence ni beauté, nous le regardons et cet aspect nous déplaît.} (Esaïe 2/52) s’est concrétisée en Jésus. Cette idée que nous n’acceptons pas est largement soutenue par leurs saints.[43] Ainsi Clémendouce d’Alexandrie a écrit : « Sa beauté se reflétait dans son âme et dans ses actes, mais son aspect extérieur était méprisable.» Tertullien a enregistré : « Son aspect physique n’avait pas de beauté corporelle et ne jouissait d’aucune sorte de beauté ». Martyr, Oréganus et autres ont répété des informations identiques[44]. Celui qui prétend que tel était le portait de Jésus, ne doit pas se permettre de dire de ce prophète (B.S.D.L) qu’il était «Tu es le plus beau des hommes »}.

Les sources historiques parlent de la bonté de notre prophète et de sa beauté débordantes. Le Compagnon El-Barrâ’ ibn Mâlik en le décrivant a dit : « Il était bon, intérieurement, beau, physiquement ni excessivement long ni exagérément court.».[45]

2°) La prophétie et son discours sortent de ses lèvres « Le bienfait coule de tes deux lèvres.» (Luc 4/16)

          Plusieurs documents écrits certifient que le prophète promis était analphabète, parmi ces documents, citons celui du Deutéronome : « Je mettrai mes paroles dans sa bouche.»} (Le Deutéronome 18/18) et celui d’Esaïe : « On donne le livre alors à celui qui ne sait pas lire en disant : « Lis donc ceci!» Il répond : « Je ne connais pas l’écriture » (Esaïe29/12). Dans certaines traductions : « Je ne connais pas la lecture.» ce qui est la réponse à la lettre, de Mohammed, dans la grotte de Hirâ’, à l’Archange Gabriel lorsqu’il lui avait demandé de lire.

3°) Il est béni pour l’éternité et chargé de transmettre une mission universelle à toute l’Humanité : « Dieu t'a béni à tout jamais… Ô Dieu ton trône est éternel»}

4°) Il dispose d’une force armée avec laquelle il assujettit ses ennemis pour instaurer le droit et la justice : « Ô brave ceins ton épée au côté, ta splendeur et ton éclat. Avec éclat, chevauche et triomphe pour la vraie cause et la juste clémence. Que ta droite lance la terreur : tes flèches barbelées. Sous toi tomberont des peuples.»} Jésus n’a jamais fait appel aux armes, n’a jamais dompté ses adversaires, n’a jamais lancé ses flèches vers les cœurs de ces derniers pour généraliser le bien et n’a jamais gouverné son peuple.

5°) Ce prophète aime le bien et déteste le crime et le péché, comme c’est le cas de tous les prophètes, cependant Dieu l’a préféré aux autres apôtres puisque : « ton Dieu t'a oint d'une huile de joie, de préférence à tes compagnons….»}

6°) Il recevra des presents vu sa puissance. Les princesses le serviront ou seront ses épouses :      «  Des filles de rois sont là avec tes bijoux… alors, fille de Tyr, les plus riches du peuple te flatteront avec des présents.»} Notre prophète s’est marié avec Safyah bint Haï ibn Akhtab, le chef de sa communauté juive et reçut comme présent Maria la Copte. Son petit-fils El-Houssaïne a pris comme partenaire légitime la princesse perse, Chahrabânoû fille du roi Zadajir

7°) Les nations se soumettent à lui et se convertissent à sa religion avec enthousiasme et avec joie {En robe brochée…elle est menée vers le roi, les demoiselles de sa suite, ses compagnes sont introduites auprès de toi. En un joyeux cortège, elles entrent dans le palais royal.}

8°) A son peuple qui vivait dans l’humiliation, il procure la magnanimité : « Tes fils remplaceront tes pères, tu en feras des princes sur toute la terre.»}

9°) Son nom restera cité, avec louange, pour l’éternité : « Je rappellerai ton nom dans tous les âges ; aussi les peuples te célèbreront à tout jamais.»}.  C’est le cas de Ahmed et Mohammed (B.S.DL)

David (B.S.D.L) annonce la venue d’un prophète hors de sa lignée

          Le prophète et roi David parle du prophète promis et déclare : {Oracle du Seigneur à mon seigneur : « Siège à ma droite, que je fasse de tes ennemis l'escabeau de tes pieds! Que le Seigneur étende de Sion la puissance de ton spectre! Domine au milieu de tes ennemis! Ton peuple est volontaire, le jour où paraît ta force. Avec une sainte splendeur, du lieu où naît l'aurore, te vient une rosée de jouvence.» Le Seigneur a juré et IL ne s'en repentira pas : «Tu es prêtre pour toujours à la manière de Mélkisédeq. Le Seigneur est à ta droite, IL a écrasé des rois au jour de sa colère, IL juge les nations; les cadavres s'entassent partout sur la terre, IL a écrasé des têtes.} (Les Psaumes 110/1-6).

Les Juifs et les Chrétiens lisent, dans ce texte, l’annonce du Messie prochain qui descend de David et qui est donc Juif. Mais Jésus, en personne, dément les dires des Juifs et leur fait comprendre que le prophète attendu ne fera pas partie de la progéniture de David. {Les Pharisiens se trouvaient réunis et Jésus leur posa cette question : « Que pensez-vous du Messie? De qui est-il le descendant?» « Il est le descendant de David!» lui répondirent-ils. Jésus leur dit : « Comment donc David, guidé par le Saint Esprit, a-t-il pu l’appeler Seigneur? Car David a dit : le Seigneur Dieu a déclaré à mon Seigneur : « Viens siéger à ma droite. Je viens contraindre tes ennemis à passer sous tes pieds.» Si donc David l’appelle seigneur, comment le Messie peut-il être aussi descendant de David….personne n’osa plus lui poser des questions.} (Matthieu 22/41-47)-et {David lui-même l’appelle Seigneur : comment le Messie peut-il alors être aussi descendant de David.} (Marc12/37) voir aussi Luc (20/41-44).

Le surnom « Messie attendu » se rapporte à un messie qui gouverne et qui réduit ses ennemis à l’obéissance. Jésus, lors de nombreuses occasions, à renier pour lui cette qualité. Il avait dit, par exemple, à Pilate : «Mon royaume n’est pas de ce monde»} (Jean 18/36) ce qui veut dire que son royaume est spirituel. Il n’est pas, non plus, le royaume annoncé par David dans ses psaumes puisque ce dernier a dit : «Siège à ma droite, que je fasse de tes ennemis l’escabeau de tes pieds. Que le Seigneur étende de Sion la puissance de ton spectre. Fais dominer ton peuple volontaire au milieu de tes ennemis. Le Seigneur a écrasé des rois au jour de sa colère ; il juge les nations ; les cadavres s’entassent, partout sur la terre, il a écrasé des têtes.»} (Psaume 110)

Jacob a dit à propos de ce prophète : {Des peuples se soumettent à lui.} (La Genèse 49/10).

L’évêque et docteur Fahîm ‘Azîz, doyen de la faculté de théologie protestante d’Egypte rapporte que les théologiens occidentaux refusent que Jésus ait agit ou parlé comme étant le Messie des juifs ou comme le souvrain attendu de l’ancien testament.

          Salomon reçut une révélation et annonça, lui aussi, dans ses psaumes, la venue du prophète roi (B.S.D.L). il dit : « Qu'il domine d'une mer à l'autre, et du Fleuve jusqu'au bout de la terre. Les nomades s'inclineront devant lui, ses ennemis lècheront la poussière. Les rois de Tarsis et des Iles enverront des présents; les rois de Saba et de Séva paieront le tribut. Tous les rois se prosterneront devant lui, toutes les nations le serviront. Oui, il délivrera la pauvre qui appelle et les humbles privés d'appui. Il prendra souci du pauvre et du faible; aux pauvres, il sauvera la vie, il les défendra contre la brutalité et la violence, il donnera cher de leur vie. Qu'il vive! On lui donnera l'or de Saba, on priera pour lui sans relâche, on le bénira tout le jour! Qu'il y ait dans le pays et jusqu'au sommet des montagnes, une étendue de champs, dont les épis ondulent comme le Liban, et de la ville, on ne verra qu'un pays de verdure. Qu'il se fasse un nom éternel, qu'il le protège sous le soleil, afin qu'on se bénisse l'un l'autre en le nommant et que toutes les nations le disent bienheureux. Béni soit le Seigneur Dieu, le Dieu d'Israël, le seul qui fasse des miracles! Béni soit à jamais son nom glorieux! Que toute la terre soit remplie de sa gloire! Amen et amen!» }(Les Psaumes 72/8-19).

          Quel est donc cet homme devant lequel les rois se sont prosternés, ont obéi et se sont humiliés, quel cet homme que Dieu a glorifié à tout jamais? C’est, sans aucun doute, Mohammed qui a triomphé des deux grandes Puissances de son temps : les Perses et les Byzantins.


 L’annonce du règne

Parmi les noms que la Bible a donné à la nouvelle religion et à ses fidèles, citons « le royaume » ou encore « le royaume des cieux ». Jésus avait prédit que ce règne sera transféré de la nation des Juifs à une autre nation. Il a dit : «Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être confié à un autre peuple qui en produira les fruits.»} (Matthieu 21/43).

Les prophètes qui se sont succédé l’ont annoncé : {Le temps de la Loi de Moïse et des livres des prophètes a duré jusqu’à l’époque de Jean. Depuis cette époque, la bonne nouvelle du royaume de Dieu est annoncée et chacun use de force pour y entrer.} (Luc 16/16-17)

Jean-Baptiste a même annoncé l’approche de son temps. Matthieu a écrit : {En ce temps-là Jean-Baptiste parut dans le désert de Judée et se mit à prêcher. « Changez de comportement, disait-il, car le royaume des cieux s’est approché.»} (Matthieu 3/1-2). En s’adressant aux Juifs du prochain royaume, il leur dit avec un ton de menace : «Bande de serpents, qui vous a enseigné à vouloir échapper au Jugement de Dieu qui est proche? …La hache est déjà prête à couper les arbres à la racine, tout arbre qui ne produit pas de bons fruits va être coupé et jeté au feu. Moi je vous baptise avec de l’eau, mais celui qui vient après moi vous baptisera avec le Saint Esprit et avec le feu. Il est plus puissant que moi, je ne suis même pas digne d’enlever ses chaussures. Il tient en sa main la pelle à vanner et séparera le grain de la paille. Il amassera son grain dans le grenier mais il brûlera la paille dans un feu qui ne s’éteint jamais. Ainsi Jésus vint de la Galilée au Jourdain, il arriva auprès de Jean pour être baptisé par lui.»} (Matthieu 3/1-13).

Marquons une petite pause et arrêtons-nous aux traits que Jean-baptiste a décrits au prophète de ce royaume :

1°) Il apparaîtra après lui. Jésus qui lui est contemporain ne peut donc être ce prophète.

2°) Il sera fort et sa force est plus intense que celle de Jean-Baptiste. Cette description ne peut s’appliquer à Jésus qui a été crucifié à proximité de l’endroit où Jean-Baptiste a été tué.

Toute la différence avec la force de Mohammed qui a vaincu tous ses ennemis. La force de ce dernier est telle qu’il a réussi à purifier la terre du polythéisme par l’intermédiaire de sa mission réellement extraordinaire et par sa force toujours victorieuse. Toutes ces qualités ne peuvent concerner que Mohammed (B.S.D.L). Après la disparition de Jean-Baptiste, Jésus renouvela l’annonce de l’approche du royaume : {Dès ce moment, Jésus se mit à prêcher : « Changez de comportement, disait-il, car le Royaume des Cieux s’est approché.»} (Matthieu 4/17) et {Jésus allait dans toute la Galilée, il enseignait dans les synagogues de la région et proclamai la bonne nouvelle du Royaume.} (Matthieu 4/23) Enfin {Ensuite, Jésus alla dans les villes et les villages pour y prêcher et annoncer la bonne nouvelle du royaume de Dieu. Les douze disciples l’accompagnaient.} (Luc 8/1)

          Jésus (B.S.D.L) a considéré l’annonce du royaume comme sa première mission mieux encore, c’était sa mission unique. Il a dit : «Je dois annoncer la bonne nouvelle du Royaume de Dieu aux autres villes car c’est pour cela que Dieu m’a envoyé.»} (Luc 4/43).Il ordonna à ses disciples d’annoncer l’approche du royaume de Dieu, il leur a dit : «En chemin, prêchez et dites : «le Royaume de Dieu s’est approché.»} (Matthieu 10/7). Jésus leur apprit la formule que les Chrétiens répètent jusqu’à ce jour : «Notre père qui est au cieux ….que ton royaume arrive.»} (Matthieu 10/7)

Nous pouvons dire, sur la base de ce qui vient d’être écrit, que la mission du fils de Marie consistait, entre autres sujets, à confirmer l’annonce faite par Jean-Baptiste, à savoir l’approche du royaume de Dieu. Ce royaume se concrétisera après la disparition de Jésus par une nation qui le fructifiera et fera tout pour ne pas le perdre. Quel est donc ce royaume?

          Les Chrétiens répondront et diront que ce royaume consiste dans la propagation du Christianisme dans le monde entier avec la connaissance de ses principes après la venue de Jésus. D’autres l’expliquent par le triomphe de l’Eglise sur les athées, d’autres disent qu’il s’agit du salut des hommes par le sang de Jésus. Dans son explication de l’Evangile de Matthieu, El-Qomsse Tâdrisse Ya‘oùb Maltî, a écrit : « Le royaume dont a parlé le Christ en les termes de “annonce du Royaume” ou “Rayaume de l’Evangile”.. désigne la nouvelle réconfortante de la rédemption que Dieu nous a accordée par le canal de son fils, le Messie.»

          Les Musulmans s’étonnent de voir les Chrétiens s’éloigner du vrai sens du royaume et s’accrocher à des explications qui ne sont pas assez solides. Certes, l’Eglise a triomphé du pouvoir séculier des rois et des empereurs chrétiens et a gouverné l’Europe pendant des siècles. Nous n’avons vu aucun phénomène, ni aucun fait, dans ce continent, qui a trait à ce que Jean-Baptiste, Jésus et ses disciples ont annoncé.

C’est ainsi que l’information concernant le prétendu salut ne peut être l’annonce pour laquelle Jésus se déplaçait dans les villes et les villages pour la répandre. Ses partisans les plus proches n’ont pas compris ce sens-là. Deux, parmi ces derniers, pleuraient après la crucifixion pour avoir vu passer le temps du salut par la mort de Jésus. {Jésus leur demanda : « De quoi discuterez-vous en marchant tout attristés. Ils lui dirent : « Les chefs de nos prêtres et nos dirigeants l’ont livré pour le faire condamner à mort et l’ont cloué sur une croix. Nous avions l’espoir qu’il était celui qui devait délivrer Israël. Mais, en plus de tout cela, c’est aujourd’hui le troisième jour que ces faits se sont passés.»} (Luc 24/17-21). Ces deux disciples ignoraient le sujet réel du salut symbolisé par la disparition de Jésus. Ils pensaient à un autre genre de salut, au salut terrestre, le seul qu’attendent les enfants d’Israël

          Les foules des croyants qui avaient assisté à la crucifixion ne savaient pas que l’action criminelle qu’ils venaient de voir était l’annonce qui console et que Jésus avait annoncée. Ils retournèrent chez eux en pleurant et en se lamentant. {Tous ceux qui étaient venus, en foule, assister à ce spectacle, virent ce qui était arrivé. Alors, ils se retournèrent en se frappant la poitrine de tristesse.} (Luc 23/47)

          Le royaume promis ne peut être le salut par l’intermédiaire du sang de Jésus car les textes évangéliques parlent de faits qui doivent se dérouler avant la matérialisation du royaume. Ce sera des signes annonciateurs du royaume, comme, par exemple, l’émergence d’une nouvelle nation, d’une royauté récente. Ce sont des phénomènes qui ne se sont pas réalisés avant la divulgation du Christianisme dans le monde ni juste après la crucifixion. Nous lisons : {Ils lui demandèrent alors : « Maître, quand cela se passera-t-il ? Quel sera le signe qui indiquera le moment où ces choses doivent arriver ? » Jésus leur répondit : « Faites attention, ne vous laissez pas tromper, car beaucoup d’hommes viendront en usant de mon nom et diront : « Je suis le Messie et le temps est arrivé.» Le temps est arrivé. Mais ne les suivez pas. Quand vous entendrez parler de guerres et de révolutions, ne vous effrayez pas, il faut que cela arrive d’abord mais ce ne sera pas tout de suite la fin de ce monde.» Puis il ajouta : « Un peuple combattra un autre peuple et un royaume combattra un autre royaume. Il y aura de terribles tremblements de terre et dans différentes régions, des famines et des épidémies. Il y aura aussi des phénomènes effrayants et des signes impressionnants venant du ciel»….Puis Jésus leur dit cette parabole : « Regardez le figuier et tous les autres arbres. Quand vous voyez leurs feuilles commencer à pousser, vous savez que la bonne saison est proche. De même quand vous verrez ces évènements arriver, sachez que le royaume de Dieu est proche. Je vous le déclare, c’est la vérité les gens d’aujourd’hui n’auront pas tous disparu, avant que tout cela arrive. Le ciel et la terre disparaîtront tandis que mes paroles ne disparaîtront jamais. Prenez garde ! Ne laissez pas votre esprit s’alourdir dans les fêtes et l’ivrognerie, ainsi que dans les soucis de cette vie, sinon le jour du Jugement dernier vous surprendra tout à coup comme un piège car il s’abattra sur tous les habitants de la terre entière. Ne vous endormez pas, priez en tout temps, ainsi vous aurez la force de surmonter tout ce qui doit arriver et vous pourrez vous présenter debout devant le fils de l’homme.»} (Luc 21/6-36).

          L’expression {vous pourrez vous présenter debout devant le fils de l’homme} implique que le règne est lié à la personne du fils de l’homme. Elle ne parle pas de l’expansion du Christianisme, mais plutôt de l’apparition du dernier prophète, fils de l’homme, et invite les gens à se préparer à sa rencontre.

          Le royaume c’est une nation qui œuvre selon la Volonté de Dieu pour acquérir Sa Satisfaction.   Dans son explication du livre, les Actes des Apôtres, William Berklay écrit : « Le royaume c’est une société terrestre où s’accomplit la Volonté de Dieu, comme dans le ciel.»

          Jésus, dans l’une de ses comparaisons se rapportant au royaume, a démontré à ses disciples la cause du divorce sans retour du royaume avec Israël. Il a dit : « Ecoutez une autre parabole. Il y avait un propriétaire qui planta une vigne, il l’entoura d’un mur, y creusa la roche pour le pressoir à raisin et bâtit une tour de garde. Ensuite, il loua la vigne à un groupe de vignerons et partit en voyage. Quand vint le moment de récolter le raisin, il envoya ses serviteurs aux ouvriers vignerons pour recevoir sa récolte. Mais les ouvriers saisirent ses serviteurs, battirent les uns, assassinèrent les autres et frappèrent à mort un troisième groupe. Alors le propriétaire envoya d’autres serviteurs en plus grand nombre que la première fois mais les vignerons les traitèrent de la même façon. Finalement, il leur envoya son fils en pensant : ils auront du respect pour mon fils. Mais quand les vignerons virent le fils, ils se dirent, entre eux : « Voici le futur héritier. Tuons-le et nous aurons sa propriété.» Ils le saisirent donc, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh ! bien quand le propriétaire de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons?» demanda Jésus. Ils lui répondirent : « Il mettra à mort, sans pitié, ces criminels et louera la vigne à d’autres vignerons qui lui remettront la récolte au moment voulu.» Puis Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu l’Ecriture? La pierre que les bâtisseurs avaient rejetée est devenue la pierre principale. Cela vient du Seigneur, pour nous c’est une merveille. C’est pourquoi, ajouta Jésus, je vous le déclare le Royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à un autre peuple qui en produira les fruits. Celui qui tombera sur cette pierre s’y brisera et si la pierre tombe sur quelqu’un, elle le réduira en poussière.» Les chefs des prêtres et les Pharisiens entendirent les paraboles de Jésus et comprirent qu’il parlait d’eux.} (Matthieu 21/33-45).

Quelle est donc cette grande nation qui vainc toutes les autres et devant laquelle fuira inexorablement toute autre nation qui tente de l’abattre? C’est, sans doute, la nation qui a fait courber l’échine aux deux Grandes Puissances de l’époque : les Perses et les Byzantins et qui a, au cours d’un seul siècle, conquis le territoire allant de la Chine à la France. C’est la nation de l’Islam.

          L’annonce faite par Matthieu, citée ci haut, fait allusion à une autre annonce révélée dans d’autres livres divins. Les psaumes de David le confirment et étalent des détails au sujet du prophète qui sera envoyé au nom de Dieu. « Je te célèbre car tu m'as répondu et je te dois la victoire. La pierre que les maçons ont rejetée est devenue la pierre angulaire. Cela vient du Seigneur : c'est une merveille à nos yeux! Voici le jour que le Seigneur a fait : qu'il soit notre bonheur et notre joie! Donne, Seigneur, donne la victoire! Donne, Seigneur, donne le triomphe! Béni soit celui qui entre, au nom du Seigneur.»} (Les Psaumes 118/21-25).

          Notre prophète a dit : « Mon exemple et celui des prophètes qui m’ont devancé est pareil à celui d’un homme qui a édifié des demeures qu’il a embellies, enjolivées et perfectionnées. Ce maçon, cependant, a oublié de mettre une pierre dans l’un des coins de ses constructions. Les gens qui visitèrent celles-ci furent émerveillées et dirent au maçon : « En mettant ici une pierre, ton œuvre serait parfaite.» Il ajouta (B.S.D.L) : « Je suis cette pierre.»[46]

          Avant de passer à l’explication du phénomène de la prophétie, arrêtons-nous sur la faute qu’ a commise Paul quand il avait affirmé que Jésus était la pierre que les maçons avaient refusée. Il a dit : « Jésus de Nazareth, celui que vous avez cloué sur la croix et que Dieu a ramené d’entre les morts, Jésus est…la pierre que vous, les bâtisseurs, avez rejetée et qui est devenue la pierre principale. Le salut ne s’obtient qu’en lui car nulle part, dans le monde entier, Dieu n’a donné aux êtres humains quelqu’un d’autres par qui nous pourrions être sauvés.»} (Les actes 4/10-12). Quant à la pierre que David d’abord, Jésus ensuite, avaient annoncée est une prophétie victorieuse et une nation triomphante. Elle a été écartée des enfants d’Israël, comme l’a précisé Jésus lui-même.

          Pierre est excusable pour son erreur. C’est un homme du commun, ignorant comme l’attestent les auditeurs qui l’ont entendu et qui se sont émerveillés devant les miracles qu’il a réalisés. Ils avaient dit, dans ce contexte que : {Ils voyaient l’assurance de Pierre et de Jean et se rendaient compte que c’étaient des hommes simples et sans instruction.} (Les actes 4/13).

          Cette parabole merveilleuse de Jésus, celle des vignerons, rapporte l’ingratitude des Juifs qui nient les bienfaits de Dieu et ne lui sont pas reconnaissants pour le fait de les avoir choisis. Leurs massacres des Envoyés célestes et leur non application de Sa Loi en sont les preuves incontestables. La même parabole relate le transfert du royaume à une autre nation qui respecte et concrétise la Volonté de Dieu et qui, par sa force, bat ses ennemis et les réduit au silence.

          Cette nation vile et humiliée c’est {la pierre que vous, les bâtisseurs, avez rejetée et qui est devenue la pierre principale.} Mais Dieu l’a choisie, en dépit de l’étonnement des Juifs par rapport à ce transfert et c’est là la marque de sa Volonté : {Cela vient du Seigneur, pour nous c’est une merveille.}

          Qui est donc cette nation méprisable? C’est celle des Arabes, les descendants de Hagar l’esclave, que la Bible abomine. Sara a dit : «Chasse la servante et son fils, car le fils de la servante ne doit pas hériter avec mon fils Isaac.»} (La Genèse 21/10).

Pierre humilie les Arabes, affiche son orgueil et clame : « Mais que dit l’Ecriture ? Ceci : « Chasse cette esclave et son fils car le fils de l’esclave ne doit pas avoir part à l’héritage paternel avec le fils de la femme née libre. Ainsi, frères, nous ne sommes pas enfants de celle qui est esclave mais de celle qui est libre.»} (Les Galates 4/30-31)

          Jésus apporta un surplus de paraboles au sujet du royaume prochain. Il a bien précisé qu’il ne concerne pas les fils d’Israël mais il sera attribué à la nation qui est digne de mériter le Choix de Dieu. Matthieu a dit : {Jésus utilisa de nouveau des paraboles pour parler à ses auditeurs : « Voici à quoi ressemble le royaume des cieux. Un roi organisa un repas pour le mariage de son fils. Il envoya ses serviteurs appeler les invités pour ce repas, mais ils ne voulurent pas venir. Il envoya d’autres serviteurs avec cet ordre : « Dites aux invités, mon repas est préparé maintenant. Mes taureaux et mes bêtes grasses sont tués, tout est prêt. Venez au repas de mariage. Mais les invités ne s’en soucièrent pas et s’en allèrent à leurs affaires, l’un à son champ, l’autre à son commerce, les autres saisirent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent. Le roi, en colère, envoya ses soldats tuer ces assassins et incendier leur ville. Puis il dit à ses serviteurs : «  Le repas de mariage est prêt mais les invités ne le méritaient pas. Allez donc dans les principales rues et invitez au repas tous ceux que vous pouvez trouver.» Les serviteurs s’en allèrent dans les rues et rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, les mauvais comme les bons et ainsi la salle des fêtes se remplit de monde. Le roi entra alors pour voir les invités et il aperçut un homme qui ne portait pas de costume de fête. Il lui demanda : « Mon ami, comment es-tu entré ici sans costume de fête?» Mais l’homme ne répondit pas. Alors le roi dit aux serviteurs : « Liez-lui les pieds et les mains et jetez-le dehors dans le noir. C’est là qu’il pleurera et grincera des dents.» « En effet, ajouta Jésus, beaucoup sont invités mais peu sont admis.»} (Matthieu 22/1-14).

          Dans une autre parabole, Jésus a montré aux Juifs le genre de personnes qui accepteront le royaume et qui lui seront soumis et leur demanda de leur ressembler. On lit : {Jésus leur parlait en utilisait des paraboles et il leur disait : « Un jour, un homme s’en alla dans son champ pour semer. Tandis qu’il lançait la semence, une partie des grains tomba le long des chemins : les oiseaux vinrent et les mangèrent. Une autre partie tomba sur un sol pierreux où il y avait peu de terre. Les grains poussèrent aussitôt parce que la couche de terre n’était pas profonde. Quand le soleil fut haut dans le ciel, il brûla les jeunes, elles se desséchèrent parce que leurs racines étaient insuffisantes. Une autre partie des grains tomba parmi des plantes épineuses. Celles-ci grandirent et étouffèrent les bonnes pousses. Mais d’autres tombèrent dans la bonne terre et produisirent des épis, les uns portaient cent grains, d’autres soixante et d’autres trente.» Et Jésus ajouta : « Ecoutez bien si vous avez des oreilles. Ceux qui entendent parler du royaume et ne comprennent pas sont comme le bord du chemin où tombe la semence. Le Mauvais arrive et arrache ce qui a été semé dans le cœur. D’autres sont comme le terrain pierreux où tombe la semence, ils entendent la parole et la reçoivent aussitôt avec joie. Mais ils ne la laissent pas s’enraciner en eux, ils ne s’y attachent qu’un instant. Et alors quand vient la détresse ou la persécution à cause de la parole de Dieu, ils renoncent bien vite à la foi. D’autres encore reçoivent la semence parmi des plantes épineuses, ils ont entendu la parole mais les préoccupations de ce monde et l’attrait trompeur de la richesse étouffent la parole et elle ne produit rien. D’autres, enfin reçoivent la semence dans de la bonne terre, ils entendent la parole et la comprennent. Ils portent alors des fruits, les uns cent, d’autres soixante, d’autres trente.»} (Matthieu 13/1-23).

          Cet exemple biblique est conforme à celui exposé par notre prophète (B.S.D.L) et qui a trait à la réaction des gens vis-à-vis de sa mission. Il a dit « Le bon chemin et le savoir pour lesquels Dieu m’a envoyé sont pareils à une pluie abondante dont une partie des eaux est tombée sur une terre fertile qui a produit de bonnes plantes. Une autre partie a atteint un sol rocheux qui a capté l’eau. Celle-ci a été utile pour les gens. Elle leur a permis d’apaiser leur soif et d'arroser leurs jardins. Une autre quantité de cette eau est arrivée à une terre perméable. Elle ne retient pas le liquide vital et ne permet aucune culture. C’est le cas d’une personne qui a étudié les sciences religieuses et les a comprises. Cette personne a largement profité du Message que Dieu m’a confié pour le transmettre aux hommes. Elle a appris et enseigné. Celui qui reste indifférent rejette les principes pour lesquels Dieu m’a envoyé!»[47]

Jésus parla à ses disciples du royaume qui, en se propageant, ressemble à une petite graine qui, une fois mise en terre, deviendra très grande. Matthieu a consigné. {Jésus leur raconta une autre parabole : « Le royaume des cieux ressemble à une graine de moutarde qu’un homme a prise et semée dans son champ. C’est la plus petite de toutes les graines mais quand elle a poussé, c’est la plus grande de toutes les plantes du jardin. Elle devient un arbre de sorte que les oiseaux viennent faire leurs nids dans ses branches.» Jésus leur parla d’une autre parabole : « Le royaume des cieux ressemble au levain qu’une femme prend et mêle à une grande quantité de farine si bien que toute la pâte lève.» Jésus dit tout cela en utilisant des paraboles, il ne leur parlait pas sans utiliser des paraboles.} (Matthieu 13/31-34).

          Athanâssiousse dans son explication de l’Evangile de Jean a enregistré : « Chacun des exemples du Maître Jésus est une leçon. La parabole de la troupe de personnes retenues par force nous informe sur le combat que livrent au royaume ses ennemis et la graine de moutarde nous fait penser au développement du royaume.»

          Dans un autre passage, Jésus parle de l’hégémonie de la nouvelle mission sur toutes les autres révélées qu’elle annule. Il a dit : « Le royaume des cieux ressemble à un trésor caché dans un champ. Un homme découvre ce trésor, il le cache de nouveau. Il est si heureux qu’il va vendre tout ce qu’il possède et revient acheter ce champ. Le royaume des cieux ressemble encore à un marchand qui cherche de belles perles. Quand il a trouvé une de grande valeur, il va vendre tout ce qu’il possède et achète cette perle.»} (Matthieu 13/44-46).

          Jésus évoqua le prophète promis qui annulera par sa mission toutes les autres révélées auparavant. Il a déclaré : « Ne pensez pas que je sois venu supprimer la Loi de Moïse et l’enseignement des prophètes. Je ne suis pas venu pour les supprimer mais pour leur donner tout leur sens. Je vous le déclare, c’est la vérité aussi longtemps que le ciel et la terre dureront, ni la plus petite lettre, ni le plus petit détail ne seront supprimés de la loi et cela jusqu’à la venue de celui qui a tout.»} (Matthieu 5/17-18).

          Qui est donc celui qui possède tout? C’est le prophète que Paul a nommé le Parfait. Son avènement rendra la Loi caduque et finira par l’abolir {Les annonces n'auront plus raison d'exister, les langues se tairont, la science s'éteindra car notre savoir et nos annonces sont relatives, mais lorsque le Parfait viendra, tout ce qui est relatif finira} Corinthiens (I) 12/8-10)[48]

          Jésus harangua ses disciples à propos de ce prophète et du retard de son apparition par rapport aux autres révélations du passé. Cela, cependant, n’empêche pas la grande récompense accordée à sa nation, il donna cette parabole et dit : « Voici, en effet, à quoi ressemble le royaume des cieux. Un propriétaire sortit tôt le matin afin d’engager des ouvriers pour sa vigne. Il convient avec eux de leur payer le salaire habituel, une pièce d’argent par jour et les envoya travailler dans sa vigne. Il sortit de nouveau à neuf heures du matin et en vit d’autres qui se tenaient dans la place, sans rien faire. Il leur dit : « Allez, vous aussi, travailler dans ma vigne et je vous donnerai un juste salaire. Et, ils allèrent. Le propriétaire sortit encore à midi, puis à trois heures de l’après-midi et fit de même. Enfin vers cinq heures du soir, il sortit et trouva d’autres hommes qui se tenaient encore sur la place. Il leur demanda : « Pourquoi restez-vous ici tout le jour sans rien faire?» « Parce que personne ne nous a engagés » répondirent-ils. Il leur dit : « Eh bien ! Allez, vous aussi, travailler dans ma vigne.» Quand vint le soir, le propriétaire de la vigne dit à son contremaître : « Appelle les ouvriers et paie à chacun son salaire. Tu commenceras par les derniers engagés et tu termineras par les premiers engagés. Ceux qui s’étaient mis au travail à cinq heures du soir vinrent alors et reçurent chacun une pièce d’argent. Quand ce fut le tour des premiers engagés, ils pensèrent qu’ils recevraient plus, mais on leur remit aussi, à chacun, une pièce d’argent. En la recevant, ils critiquaient le propriétaire et disaient : « Ces ouvriers engagés, en dernier, n’ont travaillé qu’une heure et tu les as payés comme nous qui avons supporté la fatigue d’une journée entière de travail sous un soleil brûlant.» Mais le propriétaire répondit à l’un d’eux : « Mon ami je ne te cause aucun tort. Tu as convenu avec moi de travailler pour une pièce d’argent par jour, n’est-ce pas? Prends donc ton argent et va-t-en. Je veux donner à ce dernier engagé autant qu’à toi. N’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mon argent? Ou bien es-tu jaloux parce que je suis bon?» « Ainsi, ajouta Jésus, ceux qui sont les derniers seront les premiers et ceux qui sont les premiers seront les derniers.»} (Matthieu 20/1-16).

          Ainsi les derniers ont acquis le laurier et la récompense. Les derniers sont les premiers arrivés comme l’a dit Jésus et l’a confirmé le Messager de Dieu (B.S.D.L). Ce dernier nous a légué deux hadîths. Dans le premier, il a dit : « Nous, les derniers, sommes les devanciers.»[49] Dans le second il a dit : « Votre exemple et ceux des Juifs et des Chrétiens sont identiques à celui d’un homme qui cherche à engager des ouvriers. Il leur a demandé : « Qui veut travailler chez moi, toute la matinée de demain pour un qîrâte? Les Juifs acceptèrent et furent embauchés. Puis il a posé la question : « Qui veut travailler chez moi de midi jusqu’à cinq heures pour un qîrâte? Les Chrétiens répondirent positivement et furent employés. Ensuite il a dit : « Qui veut travailler chez moi de cinq heures jusqu’au coucher du soleil pour deux qîrâtes? Vous êtes eux. Une colère noire s’empara des Juifs et des Chrétiens. Ils protestèrent énergiquement et dirent au patron : « Pourquoi tu nous as donné un salaire inférieur à celui du troisième groupe alors que nous avons effectué un nombre d’heures supérieur au leur.»[50]


 Le prophète Daniel annonce le temps du royaume

          La Bible a rapporté certaines annonces faites par les prophètes à propos du temps de l’apparition de ce royaume. Ainsi, Nabuchodonosor a vu dans un songe une vision qui l’a effrayé. Ni les divinateurs ni les astrologues n’ont pu la lui expliquer. Le Prophète Daniel la lui élucida. Il lui apprit : « Toi donc, Ô roi, tu regardais : et voici une grande statue. Cette statue était très grande et sa splendeur extraordinaire. Elle se dressait devant toi et son aspect était terrifiant. Cette statue avait la tête d'or fin, la poitrine et les bras d'argent, le ventre et les cuisses de bronze, les jambes de fer, les pieds en partie de fer et en partie de céramique. Tu regardais, lorsqu'une pierre se détacha sans l'intermédiaire d'aucune main; elle frappa la statue sur ses pieds de fer et de céramique et elle les pulvérisa. Alors furent pulvérisés ensemble le fer, la céramique, le bronze, l'argent et l'or; ils devinrent comme la bale sortant des aires, en été : le vent les emporta et on n'en trouva aucune trace. Quant à la pierre qui avait frappé la statue, elle devint une grande montagne et remplit toute la terre. Tel est le songe et nous allons en donner l'interprétation en présence du roi. Toi, Ô roi, roi des rois : toi à qui le Dieu du ciel a donné la royauté, le pouvoir, la force et la gloire : toi dans la main de qui il a remis les hommes, les bêtes sauvages et les oiseaux du ciel….c'est toi la tête d'or. Après toi s'élèvera un autre royaume, inférieur à toi, puis un autre royaume, un troisième, celui de bronze qui dominera toute la terre. Puis adviendra un quatrième royaume, dur comme le fer, de même que le fer pulvérise et brise tout, comme le fer qui broie, il pulvérisera et broiera tous ceux-ci. Tu as vu les pieds et les doigts en partie de céramique de potier et en partie de fer….. Pour une part, le royaume sera fort et pour une part il sera fragile. Tu as vu le fer mêlé à la céramique d'argile : c'est au moyen de la semence humaine qu'ils seront mêlés. Or, aux jours de ces rois-là, le Dieu du ciel suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit et dont la royauté ne sera pas laissée à un autre peuple. Il pulvérisera et anéantira tous ces royaumes-là et il subsistera à jamais, de même que tu as vu une pierre se détacher de la montagne sans l'intermédiaire d'aucune main et pulvériser le fer, le bronze, la céramique, l'argent et l'or. Un grand Dieu a fait connaître au roi ce qui adviendra par la suite. Le songe est sûr et son interprétation, digne de foi.»} (Daniel 2/31-45).

Dans son livre intitulé « Jésus dans tous les Livres », Hodjkin a écrit : {Une pierre se détacha sans l'intermédiaire d'aucune main; elle frappa la grande statue} est le symbole du royaume du Messie, c’est-à-dire le messie attendu et dans l’explication pratique, il est dit : {La pierre détachée de la montagne} désigne le royaume de Dieu que le Messie, roi des rois, dirigera à tout jamais.

          La vision, comme il apparaît, se rapporte aux différents royaumes qui ont été édifiés. Le premier en date est celui de Babylone que Nabuchodonosor a gouverné. Il est symbolisé dans le songe par la tête en or. Puis c’est le royaume des Perses édifié par Khasroû, l’un de ses rois Cyrus envahit Babylone en 539 av J-C. Il est représenté dans la vision par la poitrine et les bras. Ensuite le royaume macédonien qui a écrasé le royaume des Perses, a été créé par Alexandre le Grand en 336 av J-C, il figure dans le rêve comme le ventre et les deux cuisses en cuivre. Il fut, ensuite, suivi par l’empire romain, fondé par l’empereur Octave Auguste[51] en 27 av J-C, personnifié au roi par les deux mollets en fer et enfin les deux pieds, l’un en céramique, l’autre en fer peut-être que l’auteur a voulu parler des grandes Puissances du Moyen-Âge : les Perses et les Byzantins ou encore du partage de l’empire romain en deux parties : l’empire romain d’Occident et l’empire romain d’Orient[52]. Or, aux jours de ces rois-là, le Dieu du ciel suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit. La pierre que les maçons ont rejetée ne fut détachée par aucune pierre. Elle vint du ciel pour réduire à néant les deux empires, celui des Perses et celui des Byzantins. Il bâtit le royaume promis dans ce bas monde, pendant des siècles et ce n’est qu’au cours du dernier siècle que cette nation a été déchue.

          Cette prophétie contient, peut-être, une bonne nouvelle qui annonce que cette éclipse est un obstacle temporaire qui disparaîtra pour laisser le soleil de la nation de l’Islam rayonner de nouveau.

          Le prophète Daniel a, lui aussi, vu une vision pareille en plusieurs points à celle de Nabuchodonosor. Il a vu quatre animaux. {Daniel prit la parole et dit : « Je regardais dans mes visions durant la nuit. Et voici que les quatre vents du ciel faisaient rejaillir la Grande Mer. Et quatre bêtes monstrueuses s'élevaient de la Mer, différentes les unes des autres. La première était comme un lion…Puis voici une autre bête, une seconde semblable à un ours et voici une autre, comme un léopard. Et voici une quatrième bête, redoutable, terrifiante, extrêmement vigoureuse; elle avait de monstrueuses dents de fer; elle mangeait, déchiquetait et foulait le reste aux pieds; elle différait de toutes les bêtes qui l'avaient précédée et elle avait dix cornes…..Je regardais dans les visions de la nuit, et voici qu'avec les nuées du ciel venait comme un Fils de l'Homme; il arriva jusqu'au vieillard et on le fit approcher en sa présence. Et il lui fut donné souveraineté, gloire et royauté : les gens de tous peuples, nations et langues le servaient. Sa souveraineté est une souveraineté sera immuable et sa royauté est une royauté qui ne sera jamais détruite.»} (Daniel 7/3-18).

          Les Chrétiens admettent que ces quatre royaumes sont ceux de Babylone, des Perses, des Grecs et des Romains. Ils croient que le royaume de Dieu est concrétisé par l’apparition du Christianisme et par la fondation de l’Eglise, le Jeudi, quand le Saint Esprit descendit dans Jérusalem chez les disciples qui étaient en réunion.

          Le royaume spirituel établi par les disciples ne peut être le royaume promis car le prophète Daniel a parlé des quatre royaumes qui ont véritablement existé et dont le dernier a été exterminé par un roi séculier et non spirituel. {Or, aux jours de ces rois-là, le Dieu du ciel suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit et dont la royauté ne sera pas laissée à un autre peuple. Il pulvérisera et anéantira tous ses royaumes-là.} (Daniel 2/44).

          Il a également dit à propos du royaume et de son prophète : {Les gens de tous peuples, nations et langues, le servaient.} (Daniel 7/14).

          Les disciples ont compris à partir des paroles de Jésus que le prochain royaume sera séculier et non spirituel et qu’il en sera le fondateur. Ils lui demandèrent : « Seigneur, est-ce en ce moment que tu rétabliras le royaume d’Israël?»} Or, Jésus s’est fatigué et a peiné pour leur expliquer que son royaume est immatériel et moral alors que le royaume prochain sera un royaume véritable.

          Ensuite, le royaume constitué par les disciples n’a pas asservi l’empire romain mais c’est celui-ci qui a opprimé le Christianisme et y a introduit son polythéisme. Comment expliquer la conviction des Chrétiens qui affirment avoir triomphé des Romains alors qu’ils certifient que Jésus a été tué sur une croix romaine?

          Ce sont les Musulmans qui ont sonné le glas de l’empire byzantin, ils l’ont expulsé de la Palestine et du reste de la Syrie et de l’Egypte. Constantinople devint alors une des métropoles de l’Islam, religion du royaume.


 L’annonce concernant la venue de Mohammed (B.S.D.L)

          Après le retour des fils d’Israël de l’Exil et pour alléger leurs tristesses, le prophète Aggée leur divulgua une annonce de la part de Dieu : « Ne craignez rien, ainsi parle le Seigneur, le tout Puissant, encore un moment – et il sera court – et je vais ébranler ciel et terre, mer et continent. J'ébranlerai toutes les nations et le désiré de toutes les nations affluera et j'emplirai de splendeur cette Maison…. La gloire dernière de cette maison dépassera la première et dans ce lieu j'établirai la paix.»} (Aggée 2/6-9) 

          Cette prophétie parle sans doute du prophète prochain qui a été promis à Abraham et annoncé par Jacob, Moïse et enfin par David.

          Avant de nous étendre sur l'identité de cet homme si attendu par toutes les nations, arrêtons-nous avec l'évêque déjà cité, Abdelahad Dâoud, expert en langues anciennes. Il nous expose le texte en langue hébraïque qui donne ceci : « Bientôt, j'ébranlerai toute la terre et bientôt arrivera Mihmâd de toutes les nations et dans ce lieu j'établirai la paix.»} Dans la version en langue hébraïque, Mihmâd ou Hamdate comme dans d'autres lectures récentes exprime en général le grand souhait ou celui qui est ardemment désiré.

          Si nous laissons le nom dans son état originel sans le traduire, comme il se doit dans les noms propres, nous remarquerons que le mot Mihmâd est la forme hébraïque du nom Ahmed et que les traducteurs ont dissipé lorsqu'ils ont traduit les noms propres.

          Vers la fin de l'annonce du prophète Aggée, il parle de la dernière Maison de Dieu dont la gloire est supérieure à celle de la première et le prophète de conclure :{dans ce lieu j'établirai la paix.»} La traduction en hébreux a remplacé le mot "châloûme", par le mot "paix" qui veut dire aussi "Islam". Les deux mots paix et Islam dérivent de la même racine. La même expression  « dans ce lieu j'établirai la paix.» fait allusion à l'instauration de la paix qui a été généralisée dans cette contrée et qui a été établie par Omar ibn El-Khattâb aux habitants de Jérusalem quand la Ville tomba aux mains des Musulmans. Cette annonce de l'institution de la paix ne concerne pas le Désiré car ce fait historique s'est déroulé après son décès entouré des siens et de ses vertueux Compagnons.

          Cette prophétie ne concerne pas Jésus (B.S.D.L) puisqu'il n'y a aucun lien entre sa forme et son fond d'une part et le nom du fils de Marie, d'autre part. En outre, de son vivant de ce dernier, Jérusalem ne connut pas la paix. Il avait lui-même prédit aux Juifs la destruction de leur temple.

Ensuite il a été envoyé aux seuls fils d'Israël et non pas à toutes les nations. Ces dernières, y compris la lignée de Jacob,- comme l'a précisé Jésus souvent et avec insistance- attendent le Désiré.

          Selon encore l'évêque Abdelahad Daoûd, l'emploi du mot « paix » dans le sens de « Islam » se rencontre dans un autre passage de la Bible. Il est enregistré dans l'Evangile de Luc qu'un groupe d'anges louaient Dieu à l'occasion de la Naissance de Jésus et disaient : « La gloire est à Dieu dans les cieux très hauts et sa paix est accordée sur la terre à ceux qu'il aime.»} (Luc 2/14)

          L'évêque se demande quelle paix les habitants de la Palestine ont connue après la venue au monde de Jésus? Les meurtres et les guerres n'ont pas cessé. Pour cela il pense que la traduction exacte du mot grec "Irînâ" traduite par son équivalent hébraïque "châloûme" signifie aussi bien "paix" que "Islam".

          Si les Chrétiens s'obstinent à traduire "Irînâ" par la paix, ils mettront Jésus en contradiction avec lui-même puisqu'il a dit : « Je suis venu apporter un feu sur la terre…Pensez-vous que je sois venu apporter la paix sur la terre? Non, je vous le dis, mais la division.»} (Luc 12/49-51) et « Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre, je ne suis pas venu apporter la paix, mais le combat.»} (Matthieu 10/34)

Aussi, pense l’évèque que les artisans de la paix sont plutôt les Musulmans, d'après les paroles de Jésus :{« Heureux ceux qui créent la paix autour d'eux, car Dieu les appellera les fidèles.»} Il est convaincu que la traduction exacte est :{« Heureux sont les Musulmans….»}  et non pas {ceux qui créent la paix} une paix imaginaire qui n'a jamais existé et n'existera jamais sur terre.

Aucun Chrétien appartenant à n'importe quel mouvement religieux ne peut prétendre que la paix est établie entre les affiliés à ces diverses formations qui se détestent mutuellement. La haine qui les sépare démentira quiconque osant affirmer le contraire.

          A la fin de la chanson attribuée aux anges, l'expression {ceux qu'il aime} la version grecque utilise le mot grec " yoûdoukyâ" dérivé du verbe Doûkyoû. Le dictionnaire lui donne comme sens le gentil, le bon. Le mot peut également exprimer la joie, l'amour, la satisfaction, le désir, la célébrité….

          Nous pouvons donner au mot " yoûdoukyâ", sans lui faire de tort, toutes ces idées. Il peut aussi, et avec raison, être traduit à la langue hébraïque par " Mihmâd Mâ Hâ Moûd" extrait du verbe "Hamada" qui signifie le trop désiré, le beau, l'envoûtant, l'ensorcelant, l'aimé, le généreux. Toutes ces qualités concordent avec les deux noms propres, Mohammed et Ahmed, ceux-ci sont proches, sur les plans sémantique et morphologique, des deux mots hébreux " Hamadâ" et "Mihmâd". Ce rapprochement prouve que les deux mots ont une origine, une et commune, comme c'est le cas de plusieurs noms dans les langues sémitiques.

          Le père Abdelahad Daoûd attire notre attention sur l'existence de ce texte dans la version grecque de l'Evangile de Luc, alors qu'à l'origine le texte était écrit en langue syriaque. Personne ne peut prétendre traduire, avec une exactitude rigoureuse, un mot d'une langue par un autre d'une langue différente, même en accomplissant beaucoup d'efforts et en comptant sur une grande probité intellectuelle. Comme les textes originaux sont perdus, on ne peut enquêter sur la précision de la traduction.

          Selon Abdelahad Daoûd, la traduction exacte de la louange des anges est : « Louange à Dieu dans les cieux, dans la terre il y a Islam et les gens ont Ahmed.»[53]


 L’annonce de la venue de Îlyâ’

          Parmi les noms attribués à notre prophète (B.S.D.L) figure Îlyâ'. Ce nom, suivant le nombre donné à chaque lettre qui le compose, équivaut à un total de cinquante trois. Ce nom est, également, celui d'un illustre Apôtre que Dieu – qu'IL soit exalté et glorifié - a envoyé aux enfants d'Israël au neuvième (9°) siècle avant J-C et que le Coran appelle Ilyâsse.

          Vers la fin de la Torah hébraïque, le prophète Malachie, dans le bref livre qui lui est consacré relate la désobéissance du peuple d'Israël et la venue prochaine d'Îlyâ'. Il ne s'agit point d'Ilyâsse du 9° siècle av J-C. Malachie certifie que Dieu a dit :            « Voici, j'envoie mon messager. Il aplanira le chemin devant moi. Subitement, il entrera dans Son Temple, le Maître que vous cherchez, l'Ange de l'Alliance que vous désirez; le voici qui vient, dit le Seigneur le tout puissant. Qui supportera le jour de sa venue? Qui se tiendra debout lors de son apparition? Car il est comme le feu d'un fondeur, comme la lessive des blanchisseurs.»} (Malachie 3/1-3).

          Le texte, dans le livre de Malachie, parle de deux personnes : le messager qui aplanira le chemin devant le prophète attendu et le Maître qui entre au temple d'une façon subite, qui est appelé l'Ange des Alliances et que les Juifs attendent. Malachie continue son discours au sujet du prophète promis, du changement des fils d'Israël et leur transgression. Il dit :« Souvenez-vous de la Loi de Moïse, mon serviteur, à qui j'ai donné sur l'Horeb des prescriptions et des sentences pour tout Israël. Voici que je vais vous envoyer Elie, le prophète, avant que ne vienne le jour du Seigneur, jour grand et redoutable. Il ramènera le cœur des pères vers leurs fils, celui des fils vers leurs pères pour que je ne vienne pas frapper la terre d'interdit.»} (Malachie 4/4-5).

          Malachie a nommé le prophète promis Îlyâ'. Celui-ci a rappelé aux Juifs la recommandation de Moïse sur le mont Horeb et dans laquelle le frère de Aaron a cité la venue du Messager attendu qui lui ressemble, parmi les enfants d'Israël. Il s’impose de préciser que : « Le nom Îlyâ' cité à la fin du livre de Malachie n’est, en réalité, qu’un symbole. Il est le plus grand savant du monde, il apparaîtra à la fin des temps.[54]»

          Les Chrétiens pensent que le prophète qui ouvre la route est Jean-Baptiste connu aussi sous le nom d' Îlyâ' dans le texte :{Dans le livre des prophètes, il est écrit : « Je vais envoyer mon messager devant toi, dit Dieu, pour t'ouvrir le chemin.»…..Ainsi, Jean-Baptiste parut dans le désert….Il déclarait à la foule : «Celui qui vient après moi est plus puissant que moi. Je ne suis même pas digne de me baisser pour délier la courroie de ses sandales. Moi, je vous ai baptisé avec de l'eau, mais lui, il vous baptisera avec le Saint Esprit.» Alors, Jésus vint de Nazareth.»} (Marc 1/2-9) Et c'est ce que Luc a rapporté au nom de Jésus :              « Qu'êtes-vous donc allés voir? Un prophète? Oui, vous dis-je et même bien plus qu'un prophète. C'est celui dont l'Ecriture a dit : «Je vais envoyer devant ton visage, mon ange pour t'ouvrir ton chemin » Jésus ajouta : « Il n'est jamais né personne plus grand que Jean, pourtant celui qui est le plus petit dans le royaume de Dieu est plus grand que lui.»} (Luc 7/26-28).

          Donc, d'après les Chrétiens, Jean-Baptiste est celui qui ouvre le chemin au prophète promis et celui-ci est le fils de Marie. Ils croient que le premier cité est Îlyâ' comme le laisse à deviner la parole de Jésus rapportée par le passage suivant : « Qu'êtes-vous donc allés voir? Un prophète? Oui, vous dis-je et même bien plus qu'un prophète. C'est celui dont l'Ecriture a dit : «Je vais envoyer devant ton visage, mon ange pour t'ouvrir ton chemin.» Je vous le répète, c'est la vérité, parmi les humains, il n'a jamais existé de plus grand que Jean-Baptiste pourtant celui qui est le plus petit dans le royaume des cieux est plus grand que lui….Tous les prophètes et la Loi de Moïse ont annoncé le royaume de Dieu jusqu'à l'époque de Jean. Et, si vous voulez bien l'admettre, Jean est cet Elie dont la venue a été annoncée. Ecoutez bien, si vous avez des oreilles.»} (Matthieu 11/9-15).

          Jésus a encore affirmé : « Elie doit, en effet, venir et tout remettre en ordre. Quant à moi, je vous le déclare : Elie est déjà venu mais les gens ne l'ont pas reconnu…. Les disciples comprirent alors qu'il leur parlait de Jean-Baptiste.»} (Matthieu 17/10-13).

          Ainsi, les Chrétiens sont persuadés que l'annonciateur qui ouvre le chemin est bien Îlyâ' et que celui dont la venue est annoncée est Jésus. En réalité, Îlyâ' est justement le prophète attendu et non point celui qui ouvre le chemin.

          Avant de nous consacrer à comprendre le sens exact de cette prophétie, il nous semble très utile d'insister sur certaines falsifications effectuées sur ces textes. Dans Malachie, l'Ange de l'alliance est appelé, dans les traductions anciennes, le Messager de la circoncision. Dans les traductions modernes, il est mentionné {J'enverrai mon ange} et dans les récentes {J'enverrai mon messager}. Dans certaines éditions il est écrit {Le Maître vient}, dans d'autres le Maître devient {le préfet} ou encore {Îlyâ'}

          Dans les textes des Evangiles, il y a eu des altérations dans les translations. Malachie emploie le pronom possessif à la première personne {la route devant moi}, ce pronom, dans les Evangiles, est à la deuxième personne :{Il ouvre ton chemin devant toi »}

Ceux qui ont consigné les Evangiles ont prétendu que Jésus a considéré Jean-Baptiste comme le précurseur de sa mission: « C'est ce qui est écrit: Je vais envoyer mon Messager devant toi pour t'ouvrir le chemin.»} (Luc 7:26). Le fils de Marie, selon leurs dires, l'a même appelé le prophète attendu. « Je vous le déclare : Elie est déjà venu mais les gens ne l'ont pas reconnu…. Les disciples comprirent alors qu'il leur parlait de Jean-Baptiste.»} (Matthieu 17/12-13).

          Ils ont assuré, faussement, que Jean-Baptiste a annoncé qu'après sa mort, le puissant dont il a révélé la venue est Jésus : « Il y a au milieu de vous quelqu'un que vous ne connaissez pas. Il vient après moi mais je ne suis même pas digne de délier la courroie de ses sandales. Le lendemain Jean vit Jésus venir à lui et il dit : « Voici, l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. C'est de lui que j'ai parlé quand j'ai dit : un homme vient après moi, mais il est plus important que moi, car il existait avant moi.»} (Jean 1/26-29).

          Nous n'insinuons pas que les causes des déformations consistent dans le fait que les textes présents ne concordent pas avec notre sujet mais ces motifs résident dans la négation de Jean-Baptiste lui-même d'être le prophète Îlyâ' qui ouvre le chemin entre les mains du Maître attendu. Sa réponse aux prêtres des Juifs et aux lévites qui étaient venus s'inquiéter de sa qualité était claire. « Qui es-tu?» Il ne refusa pas de répondre mais il affirma très clairement « Je ne suis pas le Messie.» Ils lui demandèrent : « Qui es-tu donc? Es-tu Elie? Es-tu le prophète?» Il répondit : «Non»} (Jean 1/19-21). Le texte est clair : Jean nie fermement être le prophète Îlyâ' qui ouvre le chemin à un autre comme il reconnaît ne pas être le Messie attendu. On est presque obligé, à partir de ces affirmations, de démentir les allégations de Jésus lorsqu'il atteste que Îlyâ' est déjà venu ou celles de Jean quand il garantit qu'il n'est pas Îlyâ' ou le fait de conclure que les disciples n'ont pas compris les discours de Jésus. Matthieu s'est donc trompé quand il écrivait {Les disciples comprirent alors qu'il leur parlait de Jean-Baptiste.} Ils ont donné l'impression d'avoir compris alors qu'en réalité c'était le contraire. Il leur parlait de lui-même et tentait de les persuader qu'il était le prophète qui ouvrira le chemin devant le prophète promis. « Voici, j'envoie mon messager. Il aplanira le chemin devant moi. Subitement, il entrera dans Son Temple, le Maître que vous cherchez, l'Ange de l'Alliance que vous désirez; le voici qui vient, dit le Seigneur le tout puissant.»}

          En plus, les qualités de Îlyâ' ne peuvent pas être celles de Jean-Baptiste car le premier nommé apparaîtra après Jésus qui a dit: « Elie doit, en effet, venir.»} alors que Jésus et Jean sont contemporains. Lorsque Îlyâ' viendra {Il remettra tout en ordre.} et {Il ramènera le cœur des pères vers leurs fils, celui des fils vers leurs pères.} Ce n'était pas le cas de Jean-Baptiste qui a vécu dans le désert, mangeait des sauterelles et du miel et s'habillait des poils de chameaux. Le mieux qu'il a fait c'est de baptiser les repentis qui sont venus le voir. Il ne pouvait pas être celui qui ouvre le chemin devant Jésus, car bien peu avant sa mort – d'après les Evangiles – Jean envoyait ses élèves questionner le fils de Marie. « Es-tu le Messie qui doit venir ou devrons-nous attendre quelqu'un d'autre.»} (Matthieu 11/3). Il ne connaissait, donc, pas la vérité entière sur Jésus. Tous les deux ont annoncé la bonne nouvelle du royaume des cieux, tous les deux ont baptisé les égarés qui regrettent leurs transgressions et ont assuré la venue prochaine du prophète du royaume de Dieu. {Mais Jésus leur dit : « Je dois annoncer la bonne nouvelle du royaume de Dieu aux autres villes aussi, car c'est pour cela que Dieu m'a envoyé.»} (Luc 4/43). Jésus est donc l'annonciateur du royaume prochain. Tous les deux sont chargés d'une mission identique : annoncer la venue du prophète attendu que Matthieu a nommé le royaume des cieux et dont Jean a avisé l’apparition. {En ce temps-là, Jean-Baptiste parut dans le désert de Judée et se mit à prêcher. « Changez de comportement, disait-il, car le royaume des Cieux s'est approché.»} (Matthieu 3/1-2).

Après la mort de Jean-Baptiste, Jésus renouvela l'annonce du royaume. {Dès ce moment, Jésus se mit à prêcher : « Changez de comportement, disait-il, car le royaume des Cieux s'est approché.»} (Matthieu 4/17) et {Jésus allait dans toute la Galilée, il enseignait dans les synagogues de la région et proclamait la bonne nouvelle du royaume.»} (Matthieu 4/23). Il donna ses ordres à ses disciples : {Prêchez et dites : « Le royaume des cieux s'est approché.»} (Matthieu 10/7).

          Les attributs de l'annonciateur du prophète attendu n'étaient pas réunis dans la personne de Jean-Baptiste. Ces mêmes signes distinctifs, décrits par Jean, ne se voyaient pas, non plus, chez Jésus. Jean a dit : « Moi, je vous baptise avec de l'eau, mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi. Je ne suis même pas digne de lui enlever ses chaussures. Il vous baptisera avec le Saint Esprit et avec du feu. Il tient en sa main la pelle à vanner et séparera le grain de la paille. Il amassera le grain dans le grenier et brûlera la paille dans un feu qui ne s'éteint jamais.» Alors Jésus vint de la Galilée au Jourdain, il arriva auprès de Jean pour se faire baptiser par lui.»} (Matthieu 3/11-13). Le même prophète a également affirmé que le prochain est :{plus puissant que moi.»} Cette puissance ne se remarqua ni dans la transmission de la révélation que Jésus communiquait à ses contemporains, ni dans sa vie privée.

Aucun des deux ne fut chargé de propager une Loi nouvelle, aucun des deux ne gouverna son peuple. Ils ne possédèrent ni hégémonie ni pouvoir. Au contraire, les Chrétiens témoignent – faussement – que tous les deux sont morts, assassinés. Où est donc la puissance dont parle Jean-Baptiste?

          Jean-Baptiste a révélé que le prophète prochain baptisera les croyants avec l'Esprit Saint et avec du feu, en d'autres termes, il sera le Maître séculier et spirituel pour combattre les mauvaises actions et pour inviter les gens à se repentir. Il ne se contentera pas de la seule hygiène extérieure en se lavant le corps avec de l'eau, mais il insistera beaucoup sur la propreté intérieure en s'appuyant sur les moyens préconisés par le Saint Esprit – l'Archange Gabriel – par le biais de la révélation, d'avis ou de communiqués. Il se fera aussi un devoir de nettoyer par le feu le polythéisme qui envahit la terre. Jésus, tout comme Jean, n'a baptisé les gens qu'avec de l'eau. Il a continué la même mission que celle de Jean, à savoir l'appel à la crainte révérencielle de Dieu et la demande de la rémission des péchés. Jésus donna ses conseils à ses disciples – surtout après la crucifixion – Il leur dit : « Il faut que l'on prêche en son nom …et les appeler …à recevoir le pardon des péchés.»} (Luc 24/47).

          Les disciples opérèrent le même baptême que Jean et Jésus. {Quand Paul arriva à Ephèse, il y trouva quelques disciples et leur demanda :         « Avez-vous reçu le Saint Esprit quand vous avez cru.» Ils lui répondirent : « Nous n'avons jamais entendu parler d'un Saint Esprit.» Il leur demanda alors : « Quel baptême avez-vous donc reçu?» Ils répondirent : « Le baptême de Jean.» Paul leur dit : « Jean baptisait ceux qui acceptaient de changer de comportement et il disait au peuple d'Israël de croire en celui qui allait venir après lui, c'est-à-dire en Jésus.» Après avoir entendu ces mots, ils se firent baptiser au nom du Seigneur Jésus.} (Les actes 19/1-7). S'il y avait un autre baptême, les disciples l'auraient connu sûrement et l'auraient vulgarisé.

          Jésus ne s’est pas présenté dans le portrait que lui donnait Jean-Baptiste : {Il tient en sa main la pelle à vanner et séparera le grain de la paille. Il amassera le grain dans le grenier et brûlera la paille dans un feu qui ne s'éteint jamais.»} (Matthieu 3/11). Le docteur William Adaï a écrit à propos de cette image. « C'est une parabole qui symbolise la fin de tous les travaux. Il est possible que l'objectif de cette comparaison réside dans l'allusion à l'éducation que Dieu a prônée pour les gens et à la loi du talion qu'il leur a imposée dans cette vie terrestre.» Nous pensons que le but est plus profond encore. Cette image démontre que l'autorité de ce prophète attendu nettoie les missions que Dieu a révélées à ses autres messagers. Il les désinfecte et les vide des souillures et des falsifications ajoutées par les hommes.»

          Le prophète, promis et annoncé, ne peut être autre que Mohammed. C'est lui qui est arrivé subitement en Palestine, lors de son voyage nocturne. Il a vu Jérusalem et le temple alors que Jean-Baptiste et Jésus ont vécu dans le temple et ses abords. Certaines traductions l'ont appelé "le prophète de la circoncision" car il a recommandé, mieux, il a obligé les croyants à pratiquer cette opération qui est l'une des bonnes traditions des personnes qui suivent le droit chemin, le chemin de Dieu. Bien naturellement, les Musulmans s'y sont pliés et se sont engagés à la respecter.


 Le plus petit du royaume de Dieu

          Il existe encore une autre annonce formulée par Jésus à propos du Messie attendu. Elle affirme qu'il est le plus important des Messagers divins, qu'il s'appelle Îliyâ et que tous les envoyés du ciel ont, successivement, prédit sa venue. Voilà ce que Jésus a dit de lui : « Je vous le déclare, c'est la vérité : parmi les humains, il n'a jamais existé personne de plus grand que Jean-Baptiste, pourtant celui qui est le plus petit dans le royaume des cieux est plus grand que lui. Tous les prophètes et la Loi de Moïse ont annoncé le royaume jusqu'à l'époque de Jean. Et, si vous voulez bien l'admettre, Jean est cet Elie dont la venue a été annoncée. Ecoutez bien si vous avez des oreilles.»} (Matthieu 11/11-15)

          Le plus petit du royaume des cieux est Îlyâ' dont la venue a été annoncée par tous les prophètes, l'un après l'autre, le dernier d'entre eux fut Jean-Baptiste. Qui est donc ce plus petit du royaume des cieux? C'est Mohammed, le messager de Dieu qui est le petit à cause du retard de son apparition par rapport à celles des autres apôtres divins. Mohammed cependant les a tous dépassés par la perfection de sa mission et par la Satisfaction que Dieu lui a octroyée en relation avec la religion qu'il lui a révélée et qui est la synthèse finale et définitive de toutes les autres. S'il n'était pas Mohammed, qui peut-il bien être?

          Les Chrétiens ne peuvent pas prétendre que Jésus (B.S.D.L) est le dernier des messagers et apôtres de Dieu puisqu'ils croient en les missions de ses disciples et en celles d'autres, comme celle de Paul, par exemple. Sa mission n'a pas été achevée, puisque les disciples ont ajouté des principes et ont supprimé d'autres, lors du premier concile œcuménique de Jérusalem. Ils prétendaient, ce faisant, faciliter la religion aux ouailles. Ils ont, ainsi, annulé la circoncision et rendu licites des aliments et des actes que la Torah avait interdits.

          La qualité {le plus petit} ne peut être attribuée à Jésus parce qu'il n'est pas le dernier des messagers divins, d'ailleurs il ne parlait pas de lui-même, c'est clair et le contexte ne permet pas de conclure qu'il s'agit de lui. « Celui qui est le plus petit dans le royaume des cieux est plus grand que lui. Tous les prophètes et la Loi de Moïse ont annoncé le royaume jusqu'à l'époque de Jean. Et, si vous voulez bien l'admettre, Jean est cet Elie dont la venue a été annoncée. Ecoutez bien si vous avez des oreilles.»} (Matthieu 11/11-15)

          Ce plus petit viendra avec le royaume des cieux qui n'existait pas du temps de Jésus. Sa venue est annoncée à plusieurs reprises par Jésus lui-même.


 Jésus annonce la venue du Paraclet

          La plus grande annonce du Nouveau Testament concernant le dernier des Envoyés de Dieu est celle faite par Jésus. Celui-ci affirmait la venue prochaine du Paraclet, le chef du monde, appelé dans la version des moines jésuites " le Maître de ce monde". Seul Jean, dans l'Evangile qu'il a écrit, a consigné les annonces successives faites par le fils de Marie (B.S.D.L) à propos de ce prophète attendu et promis. Jésus a conseillé ses fidèles et leur a confié :« Si vous m'aimez, vous vous appliquerez à observer mes commandements;  moi, je prierai le Père: il vous donnera un autre Paraclet qui restera avec vous pour toujours. C'est lui l'Esprit de vérité, celui que le monde est incapable d'accueillir parce qu'il ne le voit pas et qu'il ne le connaît pas. Vous, vous le connaissez, car il demeure auprès de vous et il est en vous.  Je ne vous laisserai pas orphelins, je viendrai à vous.  Encore un peu et le monde ne me verra plus; vous, vous me verrez vivant et vous vivrez vous aussi.  En ce jour-là, vous connaîtrez que je suis en mon Père et que vous êtes en moi et moi en vous.  Celui qui a mes commandements et qui les observe, celui-là m'aime: or celui qui m'aime sera aimé de mon Père et à mon tour, moi je l'aimerai et je me manifesterai à lui».  Jude, non pas Judas l'Iscarioth, lui dit: «Seigneur, comment se fait-il que tu aies à te manifester à nous et non pas au monde»?  Jésus lui répondit: «Si quelqu'un m'aime, il observera ma parole, et mon Père l'aimera; nous viendrons à lui et nous établirons chez lui notre demeure.  Celui qui ne m'aime pas n'observe pas mes paroles; or, cette parole que vous entendez, elle n'est pas de moi mais du Père qui m'a envoyé.  Je vous ai dit ces choses tandis que je demeurais auprès de vous; le Paraclet, l'Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses et vous fera ressouvenir de tout ce que je vous ai dit. Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Ce n'est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur cesse de se troubler et de craindre. Vous l'avez entendu, je vous ai dit: "Je m'en vais et je viens à vous". Si vous m'aimiez, vous vous réjouiriez de ce que je vais au Père, car le Père est plus grand que moi. Je vous ai parlé dès maintenant, avant l'événement, afin que, lorsqu'il arrivera, vous croyiez. Désormais, je ne m'entretiendrai plus guère avec vous, car le prince de ce monde vient. Certes, il n'a en moi aucune prise; »} (Jean 14/15-30).

          Dans le livre suivant, Jésus sermonne ses disciples et leur recommande de conserver ses conseils puis ajoute : « Celui qui doit vous venir en aide viendra, c'est l'Esprit de vérité qui vient de mon Père. Je vous l'enverrai de la part du Père et il me rendra témoignage. Et, vous aussi vous me rendrez témoignage parce que vous avez été avec moi depuis le commencement. Je vous ai dit tout cela pour que vous n'abandonniez pas la loi. On vous exclura des synagogues. Et, même le moment viendra où ceux qui vous tueront s'imagineront servir Dieu de cette façon….Mais la tristesse a rempli votre cœur parce que je vous ai parlé ainsi. Cependant je vous dis la vérité, il est profitable pour vous que je parte, en effet si je ne pars pas, celui qui doit vous venir en aide ne viendra pas à vous. Mais si je pars je vous l'enverrai. Et quand il viendra, il prouvera aux gens de ce monde leur erreur au sujet du péché, de la justice et du Jugement de Dieu. Quant au péché, il réside en ceci : ils ne croient pas en moi. Quant à la justice, elle se révèle en ceci : je vais auprès du Père et vous ne me verrez plus. Quant au jugement, il consiste en ceci : le dominateur de ce monde est déjà jugé. J'ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les supporter maintenant. Quand viendra l'Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité. Il ne parlera pas en son propre nom, mais il dira tout ce qu'il aura entendu et vous annoncera ce qui doit arriver. Il révélera ma gloire, car il recevra de ce qui est à moi et vous l'annoncera.»} (Jean 15/26 +16/ 1-14).

          Jésus, dans ce passage, décrit les qualités du prophète promis. Qui est donc cette haute et vénérable personnalité?

Le paraclet selon les Chrétiens

          Pour les Chrétiens, le paraclet est le Saint Esprit qui est descendu sur les disciples du fils de Marie (B.S.D.L) le jour de la Pentecôte pour leur présenter ses condoléances à l'occasion de la disparition du Maître. {Quand le jour de la Pentecôte arriva, les croyants étaient réunis, tous ensemble au même endroit. Tout à coup, un bruit vint du ciel, comme si un vent violent se mettait à souffler et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Ils virent alors apparaître des langues pareilles à des flammes de feu, elles se séparèrent et elles se posèrent une à une sur chacun d'eux. Ils furent tous remplis du Saint Esprit et se mirent à parler en d'autres langues, selon ce que l'Esprit leur donnait d'exprimer.»} (Les actes 2/1-4).

          Les livres du Nouveau Testament ne rapportent rien – excepté ce qui a été cité plus haut – de ce qui s'est déroulé ce jour-là.

          Athnâssius, écrit dans son œuvre "L'exégèse de l'Evangile de Jean" : « Le paraclet est le Saint Esprit de Dieu c'est-à-dire le Consolateur. {Le Saint Esprit que le Père enverra en mon nom.»} (Jean 14/26) et {Et ils furent tous remplis de l'Esprit Saint, le jour de la Pentecôte.} (Les actes 2/4). Les apôtres furent imbus de cet Esprit et sortirent pour répandre la Bonne Nouvelle. Il emplissait les églises et accompagnaient les croyants. C'était un don inséparable de la foi et du baptême.»

Le paraclet d'après les Musulmans

          Les Musulmans croient que les informations rapportées par Jean dans son Evangile et concernant le Paraclet, le futur chef du monde, constituent une des annonces de Jésus au sujet de notre prophète (B.S.D.L). Ils se fondent, pour cela, sur :

1°) Le mot grec « Pâraklêtos », dans sa langue originelle, ne peut sortir de deux de ces sens: il peut être :

A) " paraklêtos " et exprime alors l'idée du consolateur, du secoureur ou le tuteur)))

B) " piroûklêtos " et est proche de l'idée de Mohammed ou d'Ahmed.

          L'évêque Athnâssius, dans son livre "L'exégèse de l'Evangile de Jean" a consigné : « Si l'on change légèrement les lettres du mot Pâraqlîte, nous obtenons pîrklîte qui désigne les idées de louange et de remerciements et très proche du mot Ahmed.»

          Abdelwahâb En-Nadjdjâr a interrogé Carlo Nîlnô, docteur es littérature juive en grec ancien sur le mot " piroûklîtos "; Il lui apprit que le mot veut dire " celui qui a beaucoup de louange".

          Ce qui confirme l'erreur de la traduction c'est que le mot "paraklitous" ou "piroûklîtous" est un nom et non pas un adjectif qualificatif, le grec ajoute le suffixe "os" aux noms et ne le fait pas avec les mots qui désignent les qualités ou attributs.

          De son côté, Abdelahad Dâoud pense que l'explication donnée par l'Eglise au mot Pâraqlîte est erronée. Son sens, d'après les théologiens chrétiens, est "la personne qu'on appelle au secours" ou "l'avocat" ou "l'intermédiaire" ou "le consolateur" ou "le soigneur". Le mot grec ne correspond à aucun de ces sens. Abdelahad Dâoud dit, qu'en langue grecque, pârîgôrîtus, l'avocat, est rendu par sângorus et l'intermédiaire ou "soigneur" est appelé Mîdîtyâ. L'éloignement de l'Eglise et son aversion de l'idée de louange représente une des formes des falsifications.

          Le Dr Simson, dans son livre "Le Saint Esprit ou la force supérieure" est du même avis qu’Abdelahad Dâoud. Il a écrit : « Le mot consolateur n'est pas une traduction très précise »

          Il est clair qu'il existe une divergence entre les Musulmans et les Chrétiens à propos de la racine grecque du mot pâraqlîte, les Musulmans sont persuadés qu'il s'agit de " piroûklîtous " que les Chrétiens ont déformé pour en écarter le sens du nom du prophète Ahmed (B.S.D.L), celui qui a beaucoup de louange. Ce genre de déformations dans leurs livres n'est point étonnant mais plutôt habituel. Le changement dans les noms est assez courant lors des traductions d'une langue à une autre. Le nom "Bârabâsse" chez les Protestants devient "Bârâbâ" chez les Catholiques et ainsi, par exemple (le Messie =Mâchîh) (Chîloûne=Chîloûh). Le mot pâraqlîte, traduit de la langue syriaque qui est la langue maternelle de Jésus vers d'autres langues, peut subir ce changement.

          Dans son livre "Le début de la religion chrétienne", Adwin Jon's, pour faire dégager la falsification dans ce paragraphe, reconnaît que le sens de « pâraqlîte » signifie Mohammed. Mais il dissimule sa reconnaissance par un mensonge grossier, indigne des hommes apparentés à la science et aux études. Il écrit sereinement : « Après l'apparition de l'Islam, les copistes chrétiens ont introduit ce mot dans l'Evangile de Jean, par ignorance et sous l'effet de la culture religieuse musulmane »

Le paraclet n'est pas l'Esprit Saint mais c'est un homme et un prophète

          Que le sens du mot le paraclet soit consolateur ou Ahmed, il n'empêche pas que les qualités qui lui sont décernées par Jésus ne peuvent, en aucun cas, être celles du Saint Esprit. Elles attestent que le paraclet est un être humain à qui Dieu a révélé une mission. Cette réalité est très claire pour toute personne qui lit attentivement le passage concernant cette personnalité privilégiée, dans l'Evangile de Jean.

          Jean, à propos du paraclet, a employé des verbes se rapportant au comportement humain (parler, entendre, blâmer……) comme il le précise {il dira tout ce qu'il aura entendu.}Le Saint Esprit inspire au cœur des intuitions. La parole est une qualité humaine mais pas spirituelle.

          Les premiers Chrétiens ont compris, à partir de ce que Jean a écrit, que le paraclet est une annonce d'un être humain. Pendant le deuxième siècle, exactement en 187, Mountounousse a prétendu être le paraclet attendu. Durant le quatrième siècle, Manî l'imita et se déclara être le paraclet. Il usa de façon à ressembler à Jésus. Il sélectionna douze disciples et soixante dix évêques et les envoya en Orient pour divulguer sa religion. S'ils avaient compris que le paraclet est le troisième membre de la Trinité, ils n'auraient pas osé jouer ce tour[55]

          Le paraclet - prophète promis – n'apparaîtra qu'après la disparition de ce monde de Jésus. Ils ne pourront être contemporains. Cela prouve, encore une autre fois, que le paraclet ne peut être le Saint Esprit qui a supporté et aidé Jésus durant toute sa présence sur terre. « Si je ne pars pas, celui qui doit vous venir en aide ne viendra pas à vous »}. (Jean 15/26)

          Le Saint Esprit existait bien avant Jésus. Il existait dans les disciples avant le départ du Maître (B.S.D.L). Mieux, il a été témoin de la création des cieux et de la terre et a supporté les fils d'Israël pendant longtemps. « Où est celui qui mit en lui son Esprit saint?»} (Esaïe 63/11). Le Saint Esprit a joué un rôle dans la naissance de Jésus. {Sa mère…se trouva enceinte par le Saint Esprit.} (Matthieu 1/18) et cela prouve son existence. Il était présent le jour du Baptême de Jésus. {Le Saint Esprit descendit sur lui sous une forme corporelle, comme une colombe.»} (Luc 3/22) Il existait avant la naissance du fils de Marie (B.S.D.L) et durant la vie de celui-ci, ce qui n'est pas le cas du paraclet  puisque Jésus a dit « Si je ne pars pas, celui qui doit vous venir en aide ne viendra pas à vous.»}. (Jean 15/26) parce qu'il n'est pas le Saint Esprit. Du vivant de Jésus, le prophète attendu, chef de ce monde, n'était pas encore venu. Dans la version des moines jésuites, il est écrit : {parce que le Maître de ce monde va venir, il n'a pas d'autorité sur moi » La preuve que le paraclet est de nature humaine c'est qu'il est de la même nature que Jésus. Ce dernier était un homme et il a dit {«Je demanderai au Père de vous donner quelqu'un d'autre pour vous venir en aide.»} (Jean 14/17).

Le texte grec a employé le mot <> pour exprimer que l'autre a la même nature que l'interlocuteur alors que dans cette langue le mot <> exprime l'idée que l'autre a une nature différente de celle de son vis-à-vis. Si nous disons, à partir de ce passage, qu'il s'agit d'un autre Messager, notre point de vue sera logique. Cette logique s'évaporera si l'on dit qu'il est question de l'autre Esprit Saint. Or l'Esprit Saint est UN et non pas plusieurs.

Le prophète attendu risque d'être démenti par les Juifs et par certains pseudo disciples et c'est la raison pour laquelle Jésus ne cessa jamais de recommander de croire en lui et en ses fidèles Il a dit : « Celui qui retient mes commandements et leur obéit, voilà celui qui m'aime »} (Jean 14/21) « Je vous l'ai dit maintenant, avant que ces choses arrivent, afin que lorsqu'elles arriveront vous croyiez.»} (Jean 14/29) « Il ne parlera pas en son propre nom, mais il dira tout ce qu'il aura entendu.»} (Jean 16/13).

Ces conseils n'auront aucun sens si le prophète attendu était le Saint Esprit puisque ce dernier s'est manifesté aux disciples sous forme de langues de feu. Il leur inculqua des parlers divers. Les hommes n'auront pas besoin de conseils pour obéir et pour croire en la sincérité d'une telle créature. Le cœur du croyant ne peut le nier ou le démentir.

Le Saint Esprit est l'un des trois éléments de la Trinité. Les Chrétiens sont obligés de croire en lui, pourquoi alors leur conseille–t-on de croire en lui? Il est, toujours selon leur doctrine, un dieu et égal au Père, dans sa divinité. Il a alors la possibilité de parler en son propre nom, tandis que l'Esprit de la Vérité {L'Esprit de vérité ne parlera pas en son propre nom, mais il dira tout ce qu'il aura entendu.} (Jean 16/13).

          L'Evangile de Jean a souligné le retard de l'apparition du paraclet. Jésus a dit « J'ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les supporter maintenant. Quand viendra l'Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité.»} (Jean 14/29). Jésus avait des informations à donner à ses disciples mais il ne l'a pas fait parce qu'ils ne pouvaient pas les concevoir car, à l'époque l'Humanité n'était pas aussi mature. Il laissa donc le soin au prophète promis de le faire à sa place, à savoir l'explication de la religion monothéiste, réelle et complète qui touche les différents aspects de la vie. Notons que la capacité des disciples à comprendre ne pouvait changer en l'espace de dix jours après l'ascension de Jésus au Ciel, d'ailleurs aucun texte biblique ne parle de ce changement. On dit même que ces disciples, après la descente de l'Esprit sur eux, ont aboli de nombreux articles de la Loi. Ils ont permis ce qui était illicite. La suppression de ces articles est plus facile, à leurs yeux, que les choses qu'ils ne pouvaient pas assimiler du vivant du fils de Marie. Le paraclet apportera une Loi qui sera dure à supporter pour les personnes dont la personnalité est faible. Nous allons t'inspirer des paroles, lourdes de sens.[56]﴿

          Jésus a annoncé qu'avant la venue du paraclet, des événements importants et émergeants se dérouleront. « On vous exclura des synagogues. Et, même le moment viendra où ceux qui vous tueront s'imagineront servir Dieu de cette façon.»} Ces faits se sont arrivés après la Pentecôte, mieux, des siècles après l'ascension de Jésus aux Cieux. Les textes ne font aucune allusion aux tortures infligées par les Romains ou par les Juifs aux véritables croyants chrétiens. Ils ne parlent que des supplices que les cadres supérieurs de l'Eglise ont fait subir aux Chrétiens monothéistes, pensant agir ainsi dans le bon sens et en même temps, servir Dieu et sa religion. Leurs conciles ont décidé d'ex-communier Arius et ses partisans monothéistes. Ils les privèrent de tous leurs droits et les poursuivirent sans relâche au point que le nombre des véritables Chrétiens a chuté d'une façon vertigineuse quelques années avant l'apparition de l'Islam.

          Jean a informé que Jésus a révélé à ses disciples la description du paraclet. Elle ne correspond pas à celle de l'Esprit Saint qui est descendu sur les disciples le jour de la Pentecôte. Il sera un autre témoin et son témoignage sera ajouté à celui de ses disciples. Jean a écrit : « Il me rendra témoignage. Et, vous aussi vous me rendrez témoignage.»} (Jean 15/26 +16/ 1-14). Où l'Esprit Saint a-t-il témoigné à l'encontre de Jésus et de quoi a-t-il témoigné?

          Notre prophète a réellement témoigné en faveur du fils de Marie, il l'a innocenté. Il a attesté qu'il était loin de la mécréance, qu'il n'avait jamais réclamé le fait d'être un dieu ni celui d'être le fils de Dieu. Notre prophète a également réhabilité sa mère des calomnies grossières des Juifs. Nous les avons maudits aussi pour leur mécréance et pour l'horrible infamie qu'ils ont portée contre Marie [57]﴿

          Le fils de Marie a prédit que le prophète attendu le glorifiera et a dit dans ce sens « Il révélera ma gloire, car il recevra de ce qui est à moi et vous l'annoncera.»} (Jean 15/26 +16/ 1-14). Personne, en effet, n'a fait l'éloge du prophète du Christianisme, après sa disparition, comme l'a fait Mohammed. Ce dernier l'a magnifié et a démontré sa supériorité par rapport à tous les hommes. Par contre, aucun des livres du Nouveau Testament, ne nous renseigne que l'Esprit Saint l'a célébré le jour de la Pentecôte, quand il est descendu sous forme de langues de feu.

          Enfin, Jésus a assuré que la religion et la Loi du paraclet seront éternelles alors que les capacités octroyées par l'Esprit Saint aux disciples le jour de la Pentecôte – si cela était vrai – ont disparu après leurs morts. Notre prophète, qui ne sera plus suivi par un autre prophète ou une mission révélé, restera à jamais connu par la probité de sa religion et par la mission qu'il a propagée.

Le paraclet «vous rappellera tout ce que je vous ai dit.»} (Jean 14/15-30). Mais est-ce que les disciples avaient besoin de rafraîchir leurs mémoires dix jours après la disparition du Maître. Il n'existe aucune trace dans le Nouveau Testament de ce rappel. Par contre certains copistes ont, avec le temps, omis, volontairement ou involontairement, dans leurs écrits et leurs lettres, des détails que d'autres collègues avaient consignés. Notre prophète, lui, a remémoré aux gens tous les ordres divins qu'ils avaient négligés et que Dieu avait révélés à tous ses messagers, dont Jésus.

          Le paraclet a d'autres fonctions que l'Esprit Saint n'a pas concrétisées, le jour de la Pentecôte. {Et quand il viendra, il prouvera aux gens de ce monde leur erreur au sujet du péché, de la justice et du Jugement de Dieu.»} (Jean 15/26 +16/ 1-14). L'Esprit Saint n'a blâmé personne le jour de la Pentecôte contrairement à notre prophète qui a grondé la partie mécréante de l'Humanité.

          Abdelahad Dâoud pense que Jésus a expliqué son blâme au sujet de la justice par ces mots :« Je vais auprès du Père et vous ne me verrez plus.»} (Jean 15/26 +16/ 1-14). Cette parabole veut dire que Jésus grondera ceux qui affirment qu'il a été crucifié, qui refusent de croire qu'il a été sauvé des complots de ses ennemis. Il leur a proclamé qu'ils chercheront à le revoir mais ils ne le verront pas parce qu'il est monté aux cieux. Il a dit : «Mes enfants je ne suis avec vous que pour peu de temps encore. Vous me chercherez, mais je vous dis maintenant ce que j'ai dit aux autres Juifs, vous ne pouvez pas aller là où je vais.»} (Jean 13/32).

          Le prophète attendu blâmera Satan qui désobéit aux ordres divins révélés. {Quant au jugement, il consiste en ceci : le dominateur de ce monde est déjà jugé.»} (Jean 15/26 +16/ 1-14)

          Le fait de blâmer ne peut pas correspondre au paraclet. On a dit qu'il est venu présenter aux disciples ses condoléances à la suite de la disparition de leur Maître et prophète. Pourtant, Jésus leur avait annoncé sa disparition et la venue du prophète attendu. Il est de coutumes de présenter les condoléances à une personne qui a subit un malheur  dans moins de dix jours. - C'est la période après laquelle l'Esprit Saint est descendu sur les disciples -. Mais pourquoi le secoureur prochain n'a-t-il pas présenté ses condoléances à la mère de Jésus, étant celle qui mérite le plus de recevoir ces condoléances.

          Normalement, les Chrétiens ne doivent pas considérer la crucifixion de Jésus sur la croix comme un malheur qui entraîne la présentation de condoléances puisqu'ils croient fermement que l'assassinat de Jésus est la cause du salut et du bonheur éternels de l'Humanité. Ce massacre doit être leur joie la plus grande. La conviction des Chrétiens que les disciples avaient besoin d'être consolés par l'Esprit Saint annule l'idée du sacrifice et du salut.

Il ressort de ce qui a été noté plus haut que l'Esprit Saint n'est pas le paraclet. Toutes les qualités de ce dernier sont celles d'un prophète qui viendra après Jésus, ce même prophète annoncé par Moïse (B.S.D.L) qui a dit : «Le paraclet c'est l'Esprit de vérité. Il ne parlera pas en son propre nom, mais il dira tout ce qu'il aura entendu.»} (Jean 16/13). Et comme l'a redit Moïse: « Je mettrai ma parole dans sa bouche et il leur parlera de tout ce que je lui ai conseillé.»}

Ce sont là les mêmes qualités que donne le Coran au dernier des messagers divins. Mohammed ne parle pas selon son impulsion! Ce qu'il relate est uniquement une révélation inspirée que lui a enseignée un être d'une force prodigieuse [58]﴿.

Toutes les qualités attribuées au paraclet ont des équivalents dans le Coran. Les hadîths affirment que le dernier des Messagers de Dieu est le paraclet. Il est le témoin de Jésus et celui qui nous a informé sur certains aspects de l'avenir. Il n'y aura pas d'Envoyé après lui et la religion qu'il a répandue est celle que le Souverain Absolu a jugée être la meilleure pour Ses créatures jusqu'au jour de la Résurrection.

Protestations de l'illustre savant et évêque indien Vandar Wardoûd

          L'évêque Vandar pose aux Musulmans des questions qui, à son avis, ne leur permettront plus de prétendre que le paraclet est bel et bien Mohammed :

1°) Le paraclet a été nommé trois fois par l'expression " l'Esprit de la Vérité" et une quatrième fois " l'Esprit Saint"[59]. Ces appellations, comme le remarque l'évêque, sont synonymes et désignent le Saint Esprit. Le grand savant indien, Rahmatoullah dans son chef-d'œuvre, "Idh-Hâr El-haqq"[60] a admis que les expressions citées plus haut ont la même signification. Il affirme que l'expression l'Esprit de Dieu désigne aussi les prophètes, comme nous pouvons le constater dans la première lettre de Jean. « Mes amis, ne croyez pas tous ceux qui prétendent avoir l'Esprit, mais mettez-les à l'épreuve pour vérifier si l'esprit qu'ils ont vient de Dieu. En effet, de nombreux faux prophètes se sont répandus dans le monde.» (1° lettre de Jean : 4/1).

Les prophètes véritables sont l'Esprit de Dieu et les faux prophètes sont l'esprit du diable. Jean nous a montré la façon de distinguer l'Esprit de la Vérité de l'esprit de l'égarement. Il a dit : « Voici comment vous pourrez savoir s'il s'agit de l'Esprit de Dieu : quiconque déclare que Jésus-Christ est réellement devenu homme a l'Esprit qui vient de Dieu. Mais quiconque refuse de croire ce fait à propos de Jésus n'a pas l'Esprit qui vient de Dieu. L'esprit qu'il a est celui de l'Adversaire du Christ : vous avez appris qu'il devait venir et, maintenant, il est déjà dans le monde.»} (1° lettre de Jean: 4/2-3).

          Notre prophète est l'Esprit de la Vérité selon les critères de Jean parce qu'il reconnaît en Jésus un Messager de Dieu, un corps humain créé par le Créateur Unique comme tous les autres êtres animés. Paul, par contre, est esprit égaré puisqu'il a  crié sur tous les toits que Jésus est Dieu, alors que le fils de Marie a vécu parmi les humains.

2°) Dans l'Evangile de Jean, le discours s'adresse aux disciples, en employant la deuxième personne du pluriel, comme, par exemple « Il vous apprendra » et « Il vous l'a envoyé ». Le paraclet doit, donc, être leur contemporain, ce que refute le savant Rahmatoullah. Jésus, après la mort des disciples a remplacé ceux-ci par les élèves. Ce phénomène, dans les Livres du Nouveau Testament, est courant. Dans le discours adressé aux chefs des prêtres, au conseil des anciens et aux membres du concile, Matthieu a enregistré : « Mais je vous le déclare dès maintenant, vous verrez le fils de l'homme siégeant à la droite de Dieu puissant, vous le verrez aussi venir sur les nuages du ciel.»} (Matthieu 26/64). Les auditeurs sont morts et aucun d'entre eux ne l'a vu venir sur les nuages du ciel. C'est également la même remarque à propos de cette déclaration de Jésus : « Oui, je vous le déclare, c'est la vérité: vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du fils de l'homme.»}(Jean 1/51).

3°) Le monde ne peut pas voir le paraclet et ne le connaît pas : « Le monde ne peut pas le recevoir parce qu'il ne peut ni le voir ni le connaître. Mais vous, vous le connaissez parce qu'il demeure avec vous et qu'il sera toujours en vous.»} (Jean 14/15-30), alors que les gens ont connu Mohammed et l'ont vu.

          Rahmatoullah El-Hindî rétorqua à l'intention des Chrétiens que, selon leurs convictions, l'Esprit Saint c'est Dieu ou un souffle de Lui. Or, les gens connaissent leur Dieu bien plus que leur connaissance de Mohammed. Par conséquent, leur interprétation ne peut tenir en aucun cas. Le même savant pense que le vrai sens du texte c'est l'ignorance totale des gens de ce prophète et leur refus de croire en la révélation qui lui a été adressée. La plupart des gens sont comme les a décrits Jésus. {Ils regardent sans voir et ils écoutent sans entendre et sans comprendre.} (Matthieu 13/13)

Le but véritable de ce passage, {Le monde ne peut pas le recevoir parce qu'il ne peut ni le voir ni le connaître. Mais vous, vous le connaissez parce qu'il demeure avec vous et qu'il sera toujours en vous.»} (Jean 14/15-30) n'est point la vision matérielle et réelle et la connaissance physique et palpable mais une vision et une connaissance spirituelles, telles que celle décrite par Jésus. {Jésus répondit : « Vous ne connaissez ni moi ni mon père. Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père.»} (Jean 8/19). Des exemples pareils sont très nombreux dans les Evangiles.

Matthieu Henri, dans son exégèse de l'Evangile de Jean donne au verbe grec "voir", non pas le sens de « regarder avec les yeux » mais une vision spirituelle. Il est d'ailleurs possible que leur ignorance du prophète attendu résulte du fait qu'il leur est étranger et qu'il ne soit pas Juif. {Mais quand le Messie apparaîtra, personne ne saura d'où il vient.»} (Jean 7/27).

4°) L'évêque Vandar croit que l'information concernant le paraclet {Il demeure avec vous et sera toujours en vous.} (Jean 14/15-30) insinue que le paraclet est présent dans le for intérieur des disciples et qu'il ne peut l'être dans Mohammed. Rahmatoullah lui répond que, dans des traductions il est écrit :{stable en vous et il le restera.} et dans d'autres versions {il est en vous et il le demeurera}. Il s'agit donc de l'avenir. Jésus lui-même confirme cette idée du futur : « Je vous l'ai dit maintenant, avant que ces choses arrivent, afin que lorsqu'elles arriveront vous croyiez.»} (Jean 14/29) et toujours de la bouche du fils de Marie :« Si je ne pars pas, celui qui doit vous venir en aide ne viendra pas à vous.»}. (Jean 15/26). Ce sont là les propres paroles des Chrétiens qui croient que le paraclet est descendu et qu'il s'est installé dans les disciples du Maître, le jour de la Pentecôte. De la même façon, le prophète Ezéchiel a parlé de la sortie de Gog et Magog au présent alors qu'ils n'étaient pas sortis. Il a consigné :{Voici, cela vient, c'est arrivé – oracle du Seigneur Dieu – c'est le jour dont j'ai parlé.»} (Ezéchiel 39/8).

5°) Dans le livre des actes :{Un jour qu'il était avec eux, il leur donna cet ordre : « Ne vous éloignez pas de Jérusalem, mais attendez ce que le Père a promis, le don que je vous ai annoncé, car Jean a baptisé avec de l'eau tandis que vous, dans peu de jours, vous serez baptisés avec le Saint Esprit.»} (Les actes 1/4-5). Sur la base de ce passage, l'évêque Vandar pense que le paraclet est l'esprit qui est descendu "le jour de la maison" et que la promesse de Dieu est le paraclet.

Rahmatoullah lui a prouvé, dans sa réponse, que le contenu du passage des Actes est une autre promesse qui n'a aucun rapport avec le paraclet dont a parlé Jean. La venue du paraclet leur a été promise dans d'autres passages. La promesse rapportée par Luc dans les actes s'est réalisée, tandis que la venue du paraclet annoncée par Jean ne peut, en aucun cas, concerner cette question.

Un autre groupe, parmi les Chrétiens, peuvent nier que cette prophétie désigne notre prophète parce que  le paraclet est envoyé par Jésus : « Mais si je pars je vous l'enverrai.»} (Jean 15/26 +16/ 1-14) et dans l'autre passage : « Je vous enverrai le consolateur de la part de Dieu.»} (Jean 15/26), or, Mohammed est un Messager de Dieu et non pas celui de Jésus. Ces gens-là semblent oublier cette citation : « Celui qui doit vous venir en aide, le Saint Esprit, que le Père enverra »} (Jean 14/15-30). Il est l'envoyé du Père. Attribuer l'envoi du Messager à Jésus est symbolique, elle n'est pas véridique. C'est par le même symbole qu'il est dit :{L'ange du Seigneur lui dit : « Je multiplierai tellement ta descendance qu'on ne pourra pas la compter.»} (La Genèse 16/10). Le Multiplicateur Unique de la descendance de Hagar et des autres créatures c'est Dieu et non pas Son ange. Cependant, ce dernier étant l'intermédiaire entre l'Envoyeur et l'Envoyé, s'est adjugé la noble action. Nous trouvons le même procédé stylistique dans le Livre des rois. Le prophète Elie s'est conféré la punition divine par laquelle le Seigneur a châtié le roi Akhab. {Akhab dit à Elie : « Tu m'as donc retrouvé, ô mon ennemi.» Il répondit : « Je t'ai retrouvé parce que tu t'es prêté à une perfidie en faisant ce qui est mal aux yeux du Seigneur. Je vais faire venir sur toi un malheur; je te balaierai, je retrancherai les mâles de chez Akhab, esclaves ou hommes libres en Israël.»} (Les Rois I 21/20-21). Le prophète Elie s'est octroyé ce qui, en réalité, est l'œuvre de Dieu et sa punition. Disons qu'il la mérite puisqu'il est le facteur par lequel le Tout Puissant transmet ses ordres et ses révélations. Jésus a usé de la même technique dans sa prophétie du paraclet.

          Aussi voyons-nous dans le paraclet la prophétie que le Coran a citée : Evoque Jésus, fils de Marie quand il dit aux enfants d'Israël : « Je suis l'envoyé de Dieu auprès de vous, venant confirmer ce qui, dans la Torah, est antérieur à moi et annoncer un messager qui viendra après moi, dont le nom sera Ahmed ﴿[61]


 Conclusion

          Ainsi, nous avons vu les prophètes, l'un à la suite de l'autre, annoncer la venue du dernier Messager. {La Loi de Moïse et tous les prophètes jusqu'à l'époque de Jean, ont annoncé le royaume.»} (Matthieu 11/11-15). Ils ont tous, promis à Dieu de croire en lui dès son apparition et qu'ils le soutiendront, sans condition aucune.               Souvenez-vous quand Dieu reçut cet engagement des prophètes : «lorsqu'un messager viendra pour confirmer ce que vous aurez reçu de Moi comme Ecriture et comme Sagesse, vous croirez en lui et lui apporterez votre soutien! Y consentez-vous, ajouta-t-IL, et vous chargez-vous de cette responsabilité?» « Nous consentons!» dirent-ils « Soyez témoins et JE serai parmi ceux qui attestent.» [62]﴿

          Ils se sont appliqués à informer leurs peuples de ce prophète : « Tous les prophètes et la Loi de Moïse ont annoncé le royaume jusqu'à l'époque de Jean. Et, si vous voulez bien l'admettre, Jean est cet Elie dont la venue a été annoncée.»} (Matthieu 11/11-15)

          La Bible nous a conservé – malgré les falsifications et les remaniements qu'elle a subis – un certain nombre d'annonces concernant ce prophète prestigieux. Celui-ci est la concrétisation de la promesse, divine et bénie, faite à Abraham et son épouse Hagar dans leur fils Ismâ‘îl qui {soumettra des peuples}»

          Moïse a annoncé à son peuple, les fils d'Israël, la venue de ce prophète qui lui ressemble. La prophétie de ce dernier a scintillé d'un vif éclat sur la montagne de Pharâne. Il appartient à la nation qui respectera et obéira au royaume de Dieu, qui sera enlevé aux enfants d'Israël- ‹‹ Je vous rendrais jaloux de ceux qui ne sont pas une vraie une nation, dit Dieu, j'exciterai votre colère contre une nation sans intelligence.»} (Lettre aux Romains 10/12-21) La prophétie et le choix des prophètes seront reportés sur les Arabes- {La pierre que les maçons ont rejetée est devenue la pierre angulaire.» (Les Psaumes 118/22-23)

          Des passages de la Bible ont donné le nom de ce prophète attendu, ils l'ont décrit. Jésus l'a appelé le paraclet dont le sens est Ahmed et dont les anges ont annoncé la venue. {Dans la terre Islâm et pour les gens Ahmed}

          Les Livres ont parlé de la terre de son exil {les forêts d'Arabie} et ont appelé les gens à l'aider pour sa victoire : « habitants du pays de Taïmah, allez au-devant du fugitif avec son pain»} (Esaïe 21/6-16). Ils ont souligné son triomphe et certifié que sa religion durera tant que dureront le jour et la nuit -     {Sa main contre tous.»} (La Genèse 16/11-12)-    {Les peuples lui seront soumis.»} (La Genèse 49/10).- {Des peuples tomberont devant toi.»} les Psaumes (49/10)

          La colère de Dieu s'abattra bientôt sur les mécréants et sur les Juifs que Jean-Baptiste avait déjà avertis. Il leur avait dit : « Bande de serpents, qui vous a enseigné à vouloir échapper au Jugement de Dieu qui est proche?»} (Matthieu 3/1-13). Le courroux divin sera dur. {C'est pourquoi la colère du Seigneur s'enflamme contre son peuple, il étend la main pour le frapper, les montagnes tremblent et leurs cadavres sont comme des ordures au milieu des rues.»} (Esaïe 5/24-25) et - « Il vous baptisera avec l'Esprit Saint et avec du feu. Il tient en sa main la pelle à vanner et séparera le grain de la paille. Il amassera son grain dans le grenier mais il brûlera la paille dans un feu qui ne s’éteint jamais.»} (Matthieu 3/1-13) et encore : « Celui qui tombera sur cette pierre s’y brisera et si la pierre tombe sur quelqu’un elle le réduira en poussière.»} (Mathieu 21/44)

Les annonces des prophètes ont précisé que le prophète attendu sera le dernier des messagers célestes et que sa Loi – sa religion- est éternelle {Le Seigneur des cieux bâtira un royaume qui ne chutera jamais.} Notre prophète a dit dans le même sens : « Une fraction de ma nation ne cessera jamais d'acquérir victoire sur victoire jusqu'au jour de la Résurrection ». Jésus a parlé de l'Etat de ce prophète promis {Le Père vous donnera quelqu'un d'autre pour vous venir en aide afin qu'il soit toujours avec vous »} (Jean14/15). Sa mission ne sera pas l’appanage des Arabes ou des Fils d'Israël mais elle est adressée à tous les peuples {Et quand il viendra, il prouvera aux gens de ce monde leur erreur.»} (Jean 15/26) et {Tous les peuples, toutes les nations et toutes les langues professeront sa religion.}

          Il est le prophète analphabète, cité dans la Bible : « je mettrai mes paroles dans sa bouche.»} (Le Deutéronome 18/17) et qui a reçu la Révélation dans la grotte de Hirâ'. {On le donne alors à celui qui ne sait pas l'écriture en disant : « Lis donc ceci!» il répond : «Je ne connais pas la lecture.››} (Esaïe 29/16-18). Il ne prononcera pas les paroles révélées de sa propre initiative :{Il ne parlera pas en son propre nom, mais il dira tout ce qu'il aura entendu.»} (Jean 15/26) et {Il finira la transmission totale de ce qui lui a été révélé, ni la mort ni l'assassinat ne l'empêcheront de l'achever.} et encore :{Il leur parlera de tout ce que je lui ai conseillé.}

          Sa mission ressemble à celle de Moïse :{Les îles seront dans l'attente de ses lois.} (Esaïe 42/ 1-4) {Elle touche tous les aspects de la vie.} {Elle vous enseignera toute chose.} {Elle vous orientera vers toute la vérité.}

Sa religion annulera celle de Moïse, le bâton de Yahoûda

          Il est le plus grand des mondes dont il est le futur chef {parmi les humains, il n'a jamais existé personne de plus grand que Jean-Baptiste, pourtant celui qui est le plus petit dans le royaume des cieux est plus grand que lui.} (Matthieu 11/11)

          Le professeur Christopher Daïvis, spécialiste dans l'étude comparée des religions, a conclu : « Toutes ces annonces[63], dans leurs fonds et leurs formes, ne s'appliquent qu'au prophète Arabe, Mohammed.»



[1] ) Verset 43 de la sourate d’Er-Ra‘d.

[2] ) Il s’agit du Prophète Mohammed (B.S.D.L) le lecteur l’a compris. (N.T)

[3] ) Rapporté par El-Boukhârî  dans son Sahîh ( T 7)

[4] ) Rapporté par Abou Dâoud : T 5 page 320 et par Ibn Abî Chaïbah : T 14 page 346.

[5] ) La 6° lettre de l’alphabet arabe. Cette lettre n’existe pas dans la langue française. (N.T)

[6] ) En général, les noms propres des peuples sémites ont un sens. Ainsi le patriarche Abraham s’appelait Abram qui veut dire « le bien né, le noble ». Dieu le nomma Abraham qui veut dire « le meilleur de tous ».

[7] ) Ils signifient : « Au fond de Habkâ »

[8] ) Vallée où poussent des arbrisseaux à fleurs blanches qui, comprimées, donnent une sorte de pommade odoriférante. (N.T)

[9] ) Verset 96 de la sourate d’Al ‘Imrâne.

[10] ) Dans la " Traduction œcuménique de la Bible (Ancien Testament) de 1984, éditions du Cerf et les Bergers et les Mages- page : 76- l'endroit est appelé le Seigneur voit

[11] ) Rahmatoullah O.C –T :4-Pages 1097 à 1107 et pages 1208 à 1209.

[12] ) Ce titre signifie : le guide des étudiants qui effectuent des recherches dans le précieux Livre sacré. (N.T)

[13] ) Rahmatoullah O.C –T: 2- Pages : 702 à 703.

[14] ) Chacune des lettres, en latin et, en arabe également, représente un nombre précis. Les lettres d'une phrase correspondent à un nombre total.

[15] ) En-Nassrânyah Fîl Mîzâne = (le Christianisme sur la balance) de Mohammed ‘Izat Et-Tahtawî- pages 27-29.

[16] - Histoire de la pensée chrétienne – le Prêtre Alkhodri,  page (1/272).

[17] - L’évangile selon Saint Luc – le père Mathieu Al Meskin, page (392).

[18] - l’histoire de la pensée chrétienne – le père Jean Al khodri, (1/238).

[19] ) Le Christianisme : sa naissance et son émancipation – Charles Djounaïbir- page : 5

[20] ) Al ،Imrâne, verset 81.

[21] ) Verset 129 sourate d'El Baqarah..

[22] ) Verset 6 de la sourate Es-Saf.

[23] ) Verset 157 de la sourate El-A' râf.

[24] ) Verset 29 de la sourate d'El Fath.

[25] ) Verset 146 de la sourate d'El-Baqarah.

[26] ) Bénédiction et Salut de Dieu sur Eux

[27] ) Verset 124 de la sourate d'El-Baqarah.

[28] ) Verset 113 de la sourate Es-Sâffât.

[29] ) Le livre Sacré nous a habitué aux fautes géographiques et autres. Elles sont nombreuses et très souvent, répétées. Le Dr Sabrî Djawharah a écrit, résumant ainsi l'opinion de l'Eglise : « Dieu pardonne à l'homme qui enregistre le Livre Sacré en y introduisant ses sensations, ses expériences, ses sensibilités et ses penchants tant que cela n'altère pas les idées morales et religieuses que Dieu veut inculquer à ses serviteurs. L'Eglise reconnaît donc, ainsi, le manque de précision du Livre Sacré dans ses informations astronomiques, géographiques, historiques, géologiques et autres. L'objectif du Livre, c'est d'enseigner la religion et la morale et d'aider le croyant à emprunter le chemin des bonnes qualités et du bonheur – Les différences dans les traductions du Livre Sacré par Ahmed Abdelwahâb- pages : 61/62

[30] ) Verset 16 de la sourate d'El-Djâthyah.

[31] ) 2 autres traductions données en note de bas de page dans la page 1368 :

a) En passant par le Val des pleurs, au lieu que Dieu a ménagé car le Législateur donnera des bénédictions.

b) Ils sont passés par le val des pleurs, ils en ont fait une maison d'habitation et même le législateur sera couvert de bénédictions.

[32] ) Verset 96 de la sourate d'Al-Imrâne.

[33] ) Dictionnaire biblique, page 507.

[34] ) Portion du verset 29 de la sourate d'El-Fath

[35] ) Verset 2 de la sourate d'El-Djoumouah.

[36] ) Il écrit dans la 2° édition de la traduction libanaise de 2001- page 430 : entre les Juifs et les non Juifs

[37] ) Verset 29 de la sourate d'El Fath.

[38] ) Versets 1-2 et 3 de la sourate d'El-Alaq

[39] ) Connu aussi sous le nom d'Israël

[40] ) Dans d’autres traductions : Shiloh (Silo).

[41] ) Portion du verset 3 de la sourate d’El-Ma-idah.

[42] ) Versets 2 à 5 de la sourate Er-Roûme.

[43] ) Dieu n’envoie comme Messagers que les hommes beaux. Cette qualité leur facilite leur mission et personne n’osera leur reprocher une laideur corporelle. Notre prophète (B.S.D.L) a donné de Jésus un portrait tout de beauté. Il l’avait vu, à proximité de la Ka‘bah, dans un rêve.

Suite le hadîth N°169

[44] ) Consultez :

1°) Mohammed, le prophète de l’Islam selon la Torah, les Evangiles et le Coran de Mohammed ‘Izzat Et-Tahtâwî – page 18.

2°) Aqânîm des Chrétiens d’Ahmed Hidjâzî Es-Saqâ- page 31.

3°) La prophétie et les prophètes dans le Judaïsme, le Christianisme et l’Islam d’Ahmed Abdelwahâb - page136.

 4°) Le Christianisme tel que l’a enseigné Jésus d’El-‘alâ’ Abou-Bekr – pages 396 à 404. A noter que tous ces ouvrages sont en langue arabe

[45] ) Hadîth rapporté par El-Boukhârî dans son œuvre Es-Sahîh sous le N° 3.549

[46] ) Hadîth rapporté par El-Boukhârî sous le N°3.535 et par Mouslim sous le N° 2.286

[47] ) raporté par El Boukhari :  N° : 79.

[48] )Voir page 94

[49] ) Rapporté par El-Boukhârî sous le N° 836.

[50] ) Rapporté par El-Boukhârî sous le N°2.268.

[51] ) Neveu de Jules César, il est né en 63 av J-C et mort en 14 ap J-C.(N.T)

[52](  Après la chute de Rome en 472 ap J-C, il s’appellera l’empire byzantin qui sera détruit définitivement en 1453 par l’Ottoman Mohammed II.(N.T)

[53] Consulter :

Mohammed dans la Bible par Abdelahad Dâoud (pages : 147 à 165).

La Bible et la crucifixion par Abdelahad Dâoud (pages 33 à 55).

L'annonce du prophète de l'Islam dans la Torah et les Evangiles par Ahmed Hidjâzî Es-Saqâ- Tome II –pages 370 à 372.

[54] ) Voir El-Fâriq baïna El-Makhloûq wa El-Khâliq =La différence entre la créature et le Créateur par Abderrahmâne Bâdjî El-Baghdâdî – page 654

[55] ) Voir

El-Djawâb El-Fassîh limâ laffaqahou Abdelmassîh  par Kher-Eddîne El-Aloussî – Tome I –pages : 286-291

Mohammed dans la Bible par Abdelahad Dâoud (pages : 224 à 225).

L'annonce du prophète de l'Islam dans la Torah et les Evangiles par Ahmed Hidjâzî Es-Saqâ- Tome II –pages 276 à 278.

[56] ) Verset 5 d'El-Mouzammil.

[57] ) Verset 156 d'En-Nissâ'.

[58] ) Versets 3 à 5 de la sourate d'En-Nadjm.

[59] ) La Bible, le Coran et la science de Maurice Bucaille: page 132

Etudes critiques et analytiques de l'Evangile de Marc de Mohammed Abdelhalîm Abou Es-Sad – page 192

Les deux auteurs proclament que l'Esprit Saint ne se trouve pas dans le manuscrit découvert dans le Sinaï.

[60] ) Ce titre veut dire : l'émergence ou la manifestation de la Vérité.

[61] ) Verset 5 de la sourate d'Es-Saff.

[62] ) Verset 81 de la sourate d'Al-Imrâne.

[63] ) Celles de l'Ancien Testament et du Nouveau Testament.