Description résumée

Le contenu de cette sourate montre qu’elle a été révélée dans la période où la persécution des nouveaux convertis à l’Islam avait commencé à La Mecque. Pour cette même raison, les habitants de La Mecque ont été avertis de la fin malheureuse des peuples de Âd et de Thamûd ainsi que celle de Pharaon. Cette sourate aborde la distribution mesurée de récompenses et de châtiments faite dans l’au-delà, ce que les habitants de La Mecque n’étaient pas prêts à admettre. Examinons le raisonnement dans l’ordre dans lequel il a été présenté avec notre frère bien-aimé Soufiane Abou Ayyoub.

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Sourate Al-Fajr (L’Aube naissante)

Nom

La Sourate doit son titre à l’expression « wal-fajr » (i.e. « Par l’aube naissante») par laquelle elle débute.

Période de Révélation

Son contenu montre qu’elle a été révélée dans la période où la persécution des nouveaux convertis à l’Islam avait commencé à La Mecque. Pour cette même raison, les habitants de La Mecque ont été avertis de la fin malheureuse des peuples de `Âd et de Thamûd ainsi que celle de Pharaon.

Thèmes et Sujets abordés

Cette sourate aborde la distribution mesurée de récompenses et de châtiments faite dans l'au-delà, ce que les habitants de La Mecque n’étaient pas prêts à admettre. Examinons le raisonnement dans l’ordre dans lequel il a été présenté :

Tout d’abord, jurant par le l’aube naissante, les dix nuits, le pair et l’impair et par la nuit qui s’en va, le Coran demande à ses auditeurs : « Est-ce que ces choses ne suffisent-elles pas pour témoigner de la véracité de ce que vous refusez de reconnaître ? » Il est clair que ces quatre choses sont le symbole de la régularité qui existe dans le jour et la nuit, et jurer par ceci donne un sens comme pour dire : « Même après avoir témoigné du sage système établi par Dieu, avez-vous encore besoin d’une autre preuve pour vous montrer qu’il n’est pas au-dessus du pouvoir de ce Dieu d’amener l’Au delà, et que c’est une exigence de Sa sagesse d’appeler l’homme à répondre de ses actions ? »

Puis, raisonnant sur l’histoire de l’homme lui-même, on cite la fin malheureuse des `Âd et des Thamûd et de Pharaon comme exemple, pour montrer que quand ils transgressèrent toutes les limites et multiplièrent la corruption sur terre, Allâh étendit sur eux la sanction de Son châtiment. C’est une preuve que le système qu’est l’univers n’est pas géré par des forces sourdes et aveugles, et que le monde n’est pas le royaume d’un despote corrompu, mais plutôt qu’un Sage Gouverneur le dirige. L’exigence de Sa Sagesse et Justice est continuellement visible dans le monde par l’histoire de l’homme lui-même auquel Il va demander des comptes, en récompensant et en punissant la créature qu’Il a dotée de bienfaits comme la raison et le sens moral et à qui Il a donné le droit de propriété dans ce monde. Personne ne s’occupait des pauvres. Quiconque le pouvait détournait l’héritage entier laissé par le parent décédé, et privait frauduleusement les faibles héritiers. Les gens étaient tellement malades d’une fringale insatiable pour les biens qu’ils n’étaient jamais satisfaits quoiqu’ils puissent ratisser et amasser. Cette critique est destinée à leur faire comprendre pourquoi de telles gens avec cette attitude et ce comportement dans la vie ici-bas devraient être jugés pour leurs méfaits.

Après cela, la sourate considère l’état moral général de la société humaine dont les Arabes païens sont un exemple voyant. Deux aspects ont été critiqués en particulier : en premier, l’attitude matérialiste des gens, qui au-delà du bien moral et du mal, ne considéraient que les biens de ce monde, le grade et la position, ou l’absence de ceux-ci comme le critère d’honneur ou de disgrâce, et ont oublié que ni la richesse n’était une récompense, ni la pauvreté une punition, mais que Allâh teste l’homme dans les deux situations pour voir quelle attitude il adoptera quand il est doté de bienfaits, ou quand il est affligé par la pauvreté. En second lieu, on critique l’attitude des gens quand l’orphelin est laissé dans le dénuement par la société à la mort de son père.

Ce discours se termine en réaffirmant qu’on demandera certainement compte de tout acte, et que ce sera le Jour où le Tribunal Divin s’établira. À ce moment, ceux qui l’avaient renié comprendront ce qu’ils n’avaient pas compris ici-bas malgré les enseignements et les avertissements ; et cette compréhension ne leur sera d’aucun secours. Celui qui avait renié regrettera et dira « Que n’ai-je préparé pour ce Jour tandis que je vivais dans l’autre monde. » Mais ses regrets ne le sauveront pas du châtiment d’Allâh. Toutefois, pour ceux qui ont accepté de tout cœur ici-bas la Vérité présentée par les livres divins et les Prophètes de Dieu, Allâh en sera Satisfait d’eux, et ils seront ô combien satisfaits des récompenses d’Allâh. Ils seront appelés à rejoindre les vertueux et à entrer au Paradis.

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