Description résumée

Il se situe à 4 km au nord-est de la Mosquée sacrée [de La Mecque], sur la route qui mène à la ville de Ţâif (la route d’as-Sayl). Il est haut de 281 mètres relativement au sol. Son sommet ressemble à une bosse de dromadaire. c’est dans ce mont que le prophète (sur lui la paix) a reçu les premières révélations. Ce livre audio montre aussi les erreurs commises par les pèlerins dans cet endroit.

Détails

Texte lu:

Le mont Ħirâ’

Premièrement : Sa présentation

 

Il se situe à 4 km au nord-est de la Mosquée sacrée [de La Mecque], sur la route qui mène à la ville d’aţ-Ţâ’if (la route d’as-Sayl). Il est haut de 281 mètres relativement au sol. Son sommet ressemble à une bosse de dromadaire. Sa superficie est de 5 km².

Du côté de la qibla, il y a une fente de laquelle on aperçoit la Mosquée sacrée. La grotte a une longueur de 3 mètres[1].

 

 

Deuxièmement : ce qu’il est réellement.

 

Ħirâ’ est le mont sur lequel le Prophète (sur lui la paix) se retirait avant qu’il ne reçoive la révélation. Il s’y recueillait et la première fois que l’ange Jibrîl est descendu, c’était dans la grotte de Ħirâ’. Allah a dit : [Lis au nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l'homme d'une adhérence. Lis et ton seigneur est le plus noble qui a instruit par le calame et a enseigné à l'homme ce qu'il ne savait pas.] [96 : al-`Alaq : 1-5]

`Â’icha, qu’Allah soit satisfait d’elle, explique : « L’inspiration divine commença d’abord à se manifester chez le messager d’Allah sous la forme de visions oniriques véridiques. En effet, chaque vision qui lui apparaissait se manifestait aussi clairement que le jaillissement lumineux de l’aube. Après cela, il fut épris de retraite solitaire. Il s’isolait dans la grotte de Ħirâ’ où il s’adonnait à l’adoration durant de nombreuses nuits avant de revenir dans sa famille et s’approvisionner pour la même période de temps. Il revenait donc auprès de Khadîja et se ravitaillait pour la même durée. Il en fut ainsi jusqu’à ce que la vérité vienne à lui tandis qu’il se trouvait dans la grotte. L’ange vint à lui et lui demanda : « Lis ! », à quoi il répondit : « Je ne suis pas de ceux qui savent lire. ». Il [le Prophète (sur lui la paix)] expliqua : « Il (l’ange) me saisit et m’enveloppa si fortement que j’en fus épuisé puis il me relâcha et dit : « lis ! ». Je répondis : « Je ne suis pas de ceux qui savent lire. » Il me saisit et m’enveloppa une deuxième fois jusqu’à ce que je fus épuisé puis il me libéra et dit : « lis ! », à quoi je répondis : « Je ne suis pas de ceux qui savent lire. ». Il me saisit encore et m’enveloppa une troisième fois puis il me relâcha et dit : [Lis au nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l'homme d'une adhérence. Lis et ton seigneur est le plus noble] [96 : al-`Alaq : 1-3] »[2].

C’est ce mont à qui le Prophète (sur lui la paix) a dit : « Calme-toi Ħirâ’… ». En effet, Abû Hurayra (qu’Allah l’agrée) rapporte : « Le messager d’Allah était sur le mont Ħirâ’ et celui-ci se mit à bouger. Le Messager (sur lui la paix) dit alors : « Calme-toi Ħirâ’ car il n’y a au-dessus de toi qu’un prophète, un véridique ou un martyr. » Or, il y avait sur lui le Prophète (sur lui la paix), Abû Bakr, `Umar, `Utsmân, `Alî, Ţalħa, az-Zubayr et Sa`d ibn Abî Waqqâş (qu’Allah l’agrée).[3]

Concernant cette grotte qui se trouve au sommet de la montagne, c’est-à-dire celle de Ħirâ’, il n’est pas attesté dans les textes que le Prophète (sur lui la paix) y soit revenu après qu’il ait reçu la révélation, ni après qu’il ait conquis La Mecque, ni lors de son hadj, ni lui ni ses Compagnons.

Ibn Taymiyya a dit : « Son recueillement et ses dévotions dans la grotte de Ħirâ’ eurent lieu avant la révélation. Après qu’Allah lui a fait don de la qualité de prophète, qu’il lui a confié le message, qu’il a exigé des hommes de croire au Prophète, de lui obéir et de le suivre, après que celui-ci soit resté à La Mecque dix années et quelques avec ceux qui crurent en lui c’est-à-dire les premiers émigrés qui sont les meilleurs hommes, pendant tout ce temps ni lui ni aucun de ses Compagnons n’alla à la grotte de Ħirâ’. Puis il émigra à Médine et fit quatre omras sans qu’au cours de ces années il ne se rendit à la grotte de Ħirâ’ ni n’alla la visiter ni lui ni ses Compagnons, ni elle ni aucun autre emplacement aux alentours de La Mecque. Il n’y avait de pratiques d’adorations que celles qui se pratiquaient dans la Mosquée sacrée ou entre aş-Şafâ et al-Marwâ ou à Minan [Minâ] ou à Muzdalifa ou à `Arafât. Ensuite, après lui, ses successeurs, les califes bien-guidés ainsi que les autres parmi les premiers convertis, n’allaient pas non plus à la grotte de Ħirâ’ et autres lieux comparables pour y prier ou y faire des invocations, etc. Or, si cela avait été une pratique admise et conseillée par la loi, méritant la récompense divine, le Prophète (sur lui la paix) aurait été le mieux informé à ce sujet et aurait enseigné cela à ses Compagnons et ces derniers auraient été les mieux renseignés sur ce point et seraient plus désireux de le pratiquer que ceux des générations ultérieures.

Dès lors qu’ils n’accordaient aucune attention à ces choses, on comprend que ce sont des innovations qui n’existaient pas de leur temps, qu’ils ne considéraient pas comme des pratiques d’adoration, de dévotion et d’obéissance. Ainsi, celui qui les adopte en tant qu’adorations, dévotions et obéissances, a certainement suivi une voie différente de la leur et a, par ce fait, introduit dans la religion un élément qui lui est étranger sans l’assentiment divin. »[4]

 

Troisièmement : les innovations et infractions commises par certains pèlerins au-dessus de ce mont.

 

Certains pèlerins se rendent fautifs de certaines innovations et transgressions au-dessus du mont Ħirâ’ parce qu’ils croient que ce mont est saint et qu’il a des vertus particulières. Or, il a été démontré ci-dessus que cela est faux. Aussi, afin de mettre en garde le pèlerin, pour qu’il ne tombe pas dans ces innovations et ces infractions, nous citons ci-après quelques-unes d’entre elles :

1-       Vouer à Allah une adoration consistant à le visiter et l’escalader en croyant qu’il est sacré et qu’il possède des qualités spéciales.

2-       Insister pour faire des invocations particulièrement à cet endroit et lever les mains en se dirigeant dans sa direction.

3-      Y prier.

4-      Écrire dessus.

5-      Tourner autour [comme on fait autour de la Kaaba].

6-      Rechercher la bénédiction (la baraka) à travers les arbres et les pierres qui s’y trouvent et y accrocher des morceaux de tissu.

7-       Déposer des messages écrits sur des bouts de papier, des touffes de cheveux, des pièces de monnaie, des photos ou des chiffons dans les fentes des rochers en raison de diverses croyances comme croire que par cet acte on s’assure de revenir une prochaine fois, que de cette façon telle ou telle personne fera le hadj ou que tel malade sera guéri ou que par ce moyen la femme qui n’a pas eu d’enfant tombe enceinte et autres innovations, infractions et superstitions non approuvées par Allah.

 

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[1] Voir at-Târîkh al-qawîm d’al-Kurdî (2/411), al-Jâmi` al-laţîf (p. 299) et `Uddatu-l-inâba d’al-muttaqî (p. 226).

[2] Rapporté par al-Bukhârî (1/3) sous le numéro 3 et par Muslim (1/97) sous le numéro 422.

[3] Rapporté par Muslim (7/128) sous le numéro 6401.

[4] Iqtiđâ’u-ş-şirâţi-l-mustaqîm (2/333).

 
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