Description résumée

Le but de la création est un sujet qui rend perplexe chaque être humain à certains moments de son existence. Chacun, à un moment ou un autre, s’est en effet déjà posé la question : « Pourquoi est-ce que j’existe ? » ou « Pour quelle raison suis-je sur terre ? » Sans connaître le but de la création, les êtres humains errent sans but dans la vie, comme des navires sans gouvernails. Leurs aspirations sont erronées dues à leurs enseignements religieux incorrects, ou matérialistes et donc confinées à ce monde. Aussi, pour leur propre bien, il est nécessaire qu’ils sachent pourquoi Dieu les a créés. Ce livre que vous présente le site Islamhouse est un trésor, il répond à beaucoup de questions existentielles. Fort en argument, profond dans sa logique et clair dans sa réflexion ce livre est un soulagement pour ceux qui ont des doutes sur le but de leur existence…

Détails

LE BUT
DE
LA CREATION




Par

DR. A. BILAL PHILIPS


Traduit par

ABU HURAYRAH AL-FARANSY


Revu et édité par

ABU HAMZA AL-GERMANY


Publié par

Le bureau de prêche de Rabwah (Riyadh)


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L’islam à la portée de tous!

Introduction

L

e but de la création est un sujet qui rend perplexe chaque être humain à certains moments de son existence. Chacun, à un moment ou un autre, s’est en effet déjà posé la question:

«Pourquoi est-ce que j’existe?» ou

«Pour quelle raison suis-je sur terre?»

La complexité et la diversité des subtils systèmes constituant la structure des êtres humains, mais également du monde dans lequel ils existent, laissent entendre qu’il doit y avoir un être suprême qui les a créés.

De même qu’un dessin implique la présence d’un dessinateur. Quand des êtres humains aperçoivent des traces de pas sur le sable à la plage, ils en déduisent instantanément qu’un être humain a marché peu avant à cet endroit. Personne n’imagine l’espace d’un instant que les vagues de la mer se soient fixées dans le sable et aient produit par hasard une dépression ayant exactement la même forme qu’une empreinte de pas humaine.

Tout comme aucun être humain ne conclut de manière instinctive qu’il a été créé sans but. Étant donné que le fait d’agir pour un but précis est le résultat de l’intelligence humaine, les hommes en concluent que l’Être Intelligent Suprême qui les a créés a dû le faire pour un objectif bien spécifique.

Pour cette raison, les êtres humains ont besoin de connaître le but de leur création afin de donner sens à leur vie et de faire ce qui leur est, en fin de compte, bénéfique.

À travers les époques, malgré cela, il y a eu une minorité d’êtres humains qui ont nié l’existence de Dieu. La matière, selon eux, est éternelle et l’humanité n’est que le résultat d’une combinaison accidentelle de ses éléments. En conséquence, pour eux, la question «Pourquoi Dieu a-t-il créé l’homme?» n’avait et n’a toujours pas de réponse. Selon eux, l’existence n’a tout simplement pas d’objectif.

Cependant, la très large majorité de l’humanité, à travers les époques, a cru et continue de croire en l’existence d’un Être Suprême qui a créé ce monde avec un objectif. Pour eux, il était et il est toujours important de connaître leur Créateur et le but pour lequel Il a créé les êtres humains.

La réponse

Afin de répondre à la question «Pourquoi est-ce que Dieu a créé l’homme?», il est essentiel de déterminer dans un premier temps sous quel angle la question est posée. Du point de vue de Dieu cela signifierait, «Qu’est-ce qui a poussé Dieu à créé les êtres humains?», et du point de vue de l’homme, cela voudrait plutôt dire «Pour quelle raison Dieu a-t-il créé les hommes?» Les deux points de vue reflètent des aspects de la question qui fascine tant «Pourquoi est-ce que j’existe?»

Dans les pages qui vont suivre, les deux aspects de la question seront traités avec en toile de fond l’image claire produite par la révélation divine.

Il ne s’agit pas là d’un sujet donnant place à des conjectures humaines étant donné que le procédé de supposition chez l’homme ne peut en aucun cas produire la vérité dans son ensemble pour ce qui est lié à cette affaire. Comment les hommes peuvent-ils déduire de manière intellectuelle la réalité de leur propre existence quand bien même ils seraient à peine en mesure de comprendre comment leur cerveau, ou leur entité supérieure, l’esprit, fonctionne!

En conséquence, les innombrables philosophes, qui ont spéculé à travers le temps sur cette question, sont arrivés avec des réponses dont l’ensemble avait pour base des hypothèses invérifiables. Des questions ont même conduit un certain nombre de philosophes à revendiquer que nous n’existions en fait pas vraiment et que le monde entier était en fait imaginaire.

À titre d’illustration, le philosophe Grec Platon (428-348 avant J.-C.) défendait l’idée que le monde de tous les jours, fait de choses variables et dont l’homme prend connaissance par l’intermédiaire des ses sens, n’est pas en fait la réalité première, mais est en fait un monde d’ombres d’apparences.

Beaucoup d’autres, comme il a été mentionné précédemment, ont revendiqué et continuent à revendiquer que la création des êtres humains n’a aucun but. Selon eux, l’existence humaine est le seul résultat du hasard. Il ne peut y avoir aucun but si la vie a évolué d’une matière inanimée, qui n’est devenue animée que par pure chance.

Quant aux prétendus «cousins» de l’humanité que sont les singes, puisqu’ils ne sont pas concernés par des questions existentielles, pourquoi donc est-ce que l’homme devrait se sentir concerné par celles-ci?

Bien que beaucoup de gens mettent de côté la question de leur création après une brève et occasionnelle réflexion sur le sujet, il est néanmoins extrêmement important pour les êtres humains de connaître la réponse à cette question. Sans connaissance de la bonne réponse, les êtres humains deviennent indissociables des animaux qui les entourent. Les besoins et désirs de l’animal tel que manger, boire ou se reproduire deviennent ainsi le but de l’existence humaine par défaut et l’effort humain se retrouve ainsi concentré dans ce cadre restreint.

Lorsque la satisfaction matérielle devient le but principal de la vie, l’existence humaine devient encore plus avilie que celle des animaux les plus méprisables.

Il est notoire que les êtres humains feront sans cesse mauvais usage de l’intelligence dont Dieu leur a fait don tant qu’ils manqueront de connaissance à propos du but de leur existence.

Le vil esprit humain utilise ses capacités pour créer des drogues et des bombes et il devient absorbé par la fornication, la pornographie, l’homosexualité, la voyance, le suicide, etc. Sans connaissance du but de la vie, l’existence humaine perd tout son sens et est en conséquence gâchée, tout comme se retrouve totalement détruite la récompense d’une vie de délices éternelle dans l’au-delà. C'est pourquoi il est de la plus haute importance pour les êtres humains qu’ils répondent à la question «Pourquoi sommes-nous là?»

La plupart du temps, les humains se tournent vers d’autres êtres humains pour obtenir des réponses. Cependant, le seul endroit où des réponses claires et précises à ces questions peuvent être trouvées se trouve dans la révélation divine. Il était nécessaire que Dieu révèle le but à l’homme à travers Ses prophètes, car d’eux-mêmes, les êtres humains sont totalement incapables de parvenir aux bonnes réponses. Tous les prophètes de Dieu ont enseigné à leurs disciples les réponses à cette question «Pourquoi Dieu a-t-il créé l’homme?»

Les Écritures saintes judéo-chrétiennes:

Une vue d’ensemble de la Bible laisse l’honnête personne en quête de vérité totalement perdue. L’Ancien Testament semble plus concerné par les lois et l’histoire des premiers hommes et des juifs que par le fait de répondre à la question concernant la création de l’humanité.

Dans la Genèse, Dieu a créé le monde ainsi que Adam et Ève en six jours et se serait «reposé» le septième. Adam et Ève ont désobéi à Dieu et sont punis et leur fils Caïn a tué leur autre fils Abel et est allé vivre dans le pays de Nod. Et Dieu était «désolé» d’avoir créé l’homme! Pourquoi n’y a-t-il pas de réponses dans des termes clairs et indubitables? Pourquoi est-ce qu’une si grande partie du langage est symbolique, laissant le lecteur devoir deviner le sens de celui-ci?

Par exemple, dans la Genèse 6:6 il est affirmé que: «L'Éternel se repentit d'avoir fait l'homme sur la terre, et il fut affligé en son cœur.»

Qui sont donc ces «fils de Dieu»? Chaque secte juive et chacune des nombreuses sectes chrétiennes qui les ont suivis ont leurs propres explications. Quelle est donc l’interprétation correcte? La vérité est que le but de la création de l’homme a été enseigné par les prophètes d’autrefois, cependant, certains de leurs disciples - de connivence avec leurs démons – ont changé les écritures avec le temps. Les réponses sont alors devenues imprécises et la plus grande partie de la révélation fut dissimulée dans un langage symbolique.

Quand Dieu envoya Jésus Christ aux juifs, il renversa les tables des marchands qui avaient établi leurs commerces à l’intérieur même du temple, et il prêcha contre l’interprétation rituelle de la loi pratiquée par les rabbins juifs. Il réaffirma la loi du Prophète Moïse et la raviva. Il enseigna le but de la vie à ses disciples et leur expliqua comment le réaliser jusqu’aux derniers moments de sa vie dans ce monde.

Cependant, après qu’il ait quitté ce monde, son message s’est retrouvé déformé par ceux qui ont prétendu être de ses partisans. La vérité avec laquelle il était venu devint alors vague, tout comme ce fut le cas pour les prophètes avant lui.

La symbolique fut alors introduite, particulièrement à travers «Les Révélations» de Jean, et l’Évangile qui a été révélé à Jésus était alors perdu. Quatre autres évangiles rédigés par des hommes ont été choisis par Athanase, un évêque du quatrième siècle, afin de remplacer l’Évangile perdu de Jésus Christ. Et les 23 livres d’écriture de Paul et autres inclus dans le Nouveau Testament ont même dépassé les quatre versions de l’Évangile.

En conséquence, les lecteurs du Nouveau Testament sont dans l’incapacité de trouver des réponses précises à la question «Pourquoi Dieu a-t-il créé l’homme?» Et c’est ainsi que l’individu se retrouve obligé de suivre les dogmes imposés par la secte à laquelle il appartient ou à laquelle il souhaite se rallier.

Les évangiles sont interprétés en fonction des croyances de chaque secte et l’individu en quête de vérité se retrouve une fois encore livré à lui-même se demandant laquelle est correcte.

L’incarnation de Dieu…

Peut-être que le seul concept en commun que partagent la plupart des sectes chrétiennes à propos du but de la création de l’humanité est celui que Dieu se serait incarné en homme afin qu’Il puisse mourir aux mains des hommes pour les purifier du péché hérité d’Adam et de ses descendants. Selon eux, ce péché est si grand qu’aucun acte d’expiation ou de repentir ne pourrait l’effacer. Dieu est si bon que l’homme commettant des péchés ne peut se tenir devant Lui. En conséquence, seul le sacrifice de Dieu en personne pourrait sauver l’humanité du péché.

La croyance en ce mythe forgé par la main de l’homme est devenue le seul recours pour la délivrance, selon l’Église. En conséquence, le but de la création selon la vision chrétienne est devenu la reconnaissance du «sacrifice divin» et l’acceptation de Jésus Christ en tant que Dieu Souverain. Ceci peut se déduire à partir des mots suivants attribués à Jésus dans l’Évangile de Jean, «Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l'Esprit est Esprit.» [Évangile, 3:6]

Cependant, si ceci est vraiment le but de la création et la condition sine qua non pour la vie éternelle, pourquoi n’était-ce pas enseigné par l’ensemble des prophètes? Pourquoi Dieu n’est-Il pas devenu un homme au temps d’Adam et de sa descendance donnant ainsi à l’humanité tout entière une chance égale de réaliser le but de leur existence et d’obtenir la vie éternelle? Ou est-ce que ceux qui ont vécu avant Jésus avaient un autre but existentiel?

Tous les gens aujourd’hui dont Dieu a décrété qu’ils n’entendront jamais parler de Jésus n’ont également aucune chance de remplir leur prétendu but de création. Il apparaît donc très clairement qu’un tel but est trop restreint pour correspondre au besoin de l’humanité.

Tout est Dieu…

Les écritures hindouistes enseignent qu’il y a plusieurs dieux, incarnations de dieux, personnes de Dieu et que tout est Dieu, Brahman. Malgré la croyance que le moi (atman) de tous les êtres vivants est en réalité Brahman, un système de caste oppressif évolua. Dans celui-ci, les brahmanes, la caste des prêtres, possèdent une suprématie spirituelle acquisse à la naissance. Ils sont les enseignants des Védas (signifiant «connaissance») et ils représentent l’idéal de la pureté rituelle et du prestige social. D’un autre côté, la caste Shudra est exclue du statut religieux et le seul devoir de ses membres dans la vie est de «servir docilement» les trois autres castes et leurs milliers de sous castes.

Selon des philosophes hindous monistes, le but de l’humanité est l’accomplissement de leur divinité et -en suivant un chemin (Marga) vers la libération ou la délivrance (moksha) de la roue de la renaissance - la réabsorption de l’âme humaine (atman) dans la réalité ultime, Brahman.

Pour ceux suivant le chemin de bhakti, l’objectif est d’aimer Dieu, car Dieu a créé l’humanité pour «jouir d’une relation – comme un père jouit de ses enfants» (Srimad Bhagwatam).

Pour l’hindouiste ordinaire, le but principal de cette vie terrestre réside dans le fait de se conformer aux devoirs sociaux et rituels, et aux règles de conduite traditionnelles de sa propre caste – le chemin de Karma.

Bien qu’une grande partie de la religion des textes védiques, qui s’articule autour de sacrifices rituels par le feu, ait été éclipsée par des doctrines et des pratiques hindous trouvées dans d’autres textes, l’autorité et la sacralité suprêmes du Véda restent un principe central de virtuellement pour l’ensemble de toutes les sectes et traditions hindoues.

Le Véda est composé de quatre recueils, le plus vieux d’entre eux étant le Rig-Veda («La sagesse des versets»). Dans ces textes, Dieu est décrit dans des termes des plus confus. La religion reflétée dans le Rig-Veda est un polythéisme principalement préoccupé par le fait d’apaiser des divinités associées au ciel et à l’atmosphère, les plus importantes d’entres-elles étant Indra (dieu des cieux et de la pluie), Varuna (gardien de l’ordre cosmique), Agni (le feu sacrificiel), et Surya (le Soleil). Dans les textes védiques venus ultérieurement, l’intérêt porté aux dieux Rig védiques antérieurs se trouve en déclin, et le polythéisme commence à être remplacé par un panthéisme sacrificiel dédié à Prajâpati (Maître des créatures), qui est le Tout. Dans le Upanishad (enseignements secrets concernant les équations cosmiques), Prajâpati fusionne avec le concept de Brahman, la réalité suprême et la substance de l’univers, remplaçant toute personnification spécifique, transformant ainsi la mythologie en une philosophie abstraite.

Si les contenus de ces écritures étaient tout ce que les êtres humains devaient choisir pour s’orienter, alors l’individu devrait conclure que Dieu cachait en même temps sa personne, mais également le but de la création à l’humanité.

Dieu n’est pas l’auteur de confusion et il ne souhaite pas la difficulté pour l’humanité. En conséquence, quand Il a révélé son message final à l’humanité il y a mille quatre cents ans de cela, Il s’est assuré que celui-ci soit parfaitement préservé pour toutes les générations d’êtres humains à venir. Dans l’écriture finale, le Quran (Coran), Dieu a révélé quel était son objectif derrière la création de l’homme et, par l’intermédiaire de son dernier Prophète, Il a clarifié tous les détails que l’homme est en mesure de comprendre.

C’est sur la base de cette révélation ainsi que des explications prophétiques que nous allons analyser dans les pages suivantes les réponses précises à la question:

«Pourquoi Dieu a-t-il créé l’homme?»

Pourquoi Dieu a-t-il créé?

Du point de vue de Dieu, une question encore plus essentielle a besoin d’être posée, «Pourquoi Dieu a-t-il créé?» Cette question doit en effet être posée, car en réalité, l’humanité ne constitue pas la plus grande création. Dieu dit dans le Chapitre Ghafir (le Pardonneur) de la révélation finale:

«La création des cieux et de la terre est chose plus grande que la création des gens. Mais la plupart des gens ne savent pas.» [Le Quran, 40:57]

La composition des êtres humains est bien moins complexe que celle de l’univers au sein duquel ils existent. Cependant, très peu de gens méditent sur ce fait. À cause de l’apparente suprématie des êtres humains sur le reste des autres créatures sur cette terre, des voyages de l’homme dans l’espace ainsi que de l’avancée continuelle de sa technologie et de sa science, l’humanité, à toute époque, devient arrogante et s’autoconsidère comme étant la plus importante chose au monde. Il vaut la peine de noter que la majorité des étonnantes découvertes humaines ne concernent pas l’être humain en lui-même, mais plutôt ce qui l’entoure. Ainsi, les efforts humains ont tendance à se concentrer sur le monde matériel plutôt que sur les êtres humains. Dans ce verset, Dieu remet l’homme à la place qui est la sienne dans ce monde.

L’humanité n’est simplement qu’une infime partie de l’existence qui fut le résultat de l’acte miraculeux de la création divine. Ainsi, afin de comprendre pourquoi Dieu a créé l’humanité, l’individu a besoin en tout premier lieu de répondre à la question qui est encore plus fondamentale que celle-ci et qui consiste à savoir pourquoi Dieu a-t-Il créé.

Le Créateur

La création est fondamentalement la conséquence de l’attribut divin d’être le Créateur. Un créateur qui ne crée pas est une contradiction dans les termes. Ceci ne revient pas à dire que Dieu a besoin de Sa création. Dieu n’a besoin d’absolument rien. C’est la création qui en revanche a besoin de Lui. Mais, tout comme le talent d’un écrivain devient apparent au travers de ses écrits, la perfection de l’attribut créatif divin se manifeste dans sa création.

La création dans son véritable sens est propre à Dieu seul. Bien que les humains s’attribuent à eux-mêmes l’acte de création, ce qu’ils font n’est pas une véritable création. L’humanité ne fait simplement que manipuler ce qui existe déjà – ce qui a déjà été créé par Dieu.

Une table est faite à partir de bois qui provient d’arbres et qui est assemblé avec des clous et des vis composés de métal provenant de rochers. Les êtres humains n’ont pas fabriqué les arbres et les rochers. En fait, toutes les créations humaines peuvent être remontées jusqu’à des éléments de base que les humains ne sont pas en mesure de créer. Même l’artiste «crée» des designs en fonction de ce qu’il a vu.

Il est impossible d’imaginer ce qui n’a pas été perçu par les sens. Ainsi, toutes les pensées artistiques sont des réflexions sur ce qui a déjà été créé. Seul Dieu crée à partir du néant. Ce principe de base était et demeure toujours incompréhensible pour certains.

Certains philosophes anciens, mais également modernes, qui ne pouvaient comprendre comment Dieu peut créer à partir de rien, affirmaient que le monde créé ainsi que son contenu étaient tous à l’origine une partie de Dieu. C'est-à-dire, selon eux, que Dieu a pris une partie de Lui-même et a fait l’univers. Cette conclusion est basée sur le fait de comparer Dieu à l’homme, qui ne peut «créer» qu’en modifiant ce qui existe déjà.

Cependant, Dieu nie de telles comparaisons qui lui donneraient des limites humaines. Dans le chapitre Ach-Choura (la consultation) de la révélation finale, Il affirme:

«Il n’y a rien qui Lui ressemble ; et c’est Lui l’Audient, le Clairvoyant.» [Quran, 42:11]

Ainsi, l’acte de création est une conséquence de l’attribut divin d’être le créateur. Dieu se décrit Lui-même dans plusieurs versets au travers de la révélation finale comme étant le créateur afin de mettre en évidence à l’humanité que tout Lui appartient, à Lui seul.

«Allah est le Créateur de toute chose, et de toute chose Il est Garant.» [Quran, 39:62]

«Alors que c’est Allah qui vous a créés, vous et ce que vous fabriquez» [Quran, 37:96]

L’homme doit réaliser que rien ne se produit dans cet univers si ce n’est avec la permission de Dieu. Chercher protection auprès du mal ou chercher à se procurer du bien auprès d’une autre source que Dieu est une erreur majeure.

Du à leur ignorance, beaucoup de gens essaient d’éviter le malheur et d’obtenir le bonheur à travers une variété de charmes et amulettes, de l’astrologie, de la lecture des traits de la main, etc. En conséquence, dans la révélation finale, Chapitre Al-Falaq, Dieu informe les êtres humains et les exhortent à chercher refuge auprès de Lui contre le mal:

«Dis: Je cherche protection auprès du Seigneur de l’aube naissante, contre le mal des êtres qu’Il a créés.» [Quran, 113:1-2]

Dieu, Le Tout-Puissant, n’est pas le mal ; Il est le Bien. Il a créé un monde dans lequel le mal et le bien peuvent être accomplis par des êtres à qui Il a donné cette capacité. Néanmoins, aucun mal ou bien ne peut avoir lieu dans ce monde sans la permission de Dieu. C’est pour cette raison qu’il est vain de se tourner vers d’autres en dehors de Dieu pour chercher aide et protection.

«Nul malheur n’atteint «l’homme» que par la permission d’Allah.» [Quran, 64:11]

Le dernier prophète de Dieu, Muhammad (paix et bénédictions de Dieu sur lui), a détaillé plus en détail ce concept, en disant:

«Sachez que si tous les hommes se rassemblaient pour vous apporter un bien, ils ne pourraient vous apporter que ce que Dieu a déjà décrété pour vous. Et de la même manière, si tous les hommes se rassemblaient pour vous faire un mal, ils ne seraient en mesure de vous faire comme mal que ce que Dieu a décrété qu’il vous arriverait.»

Le Miséricordieux, Celui qui pardonne

Dans la création de l’humanité, les attributs divins du pardon, de la miséricorde et de la tendresse sont également manifestes. Les êtres humains ont été créés bons et purs avec une conscience naturelle du bien et du mal. Le Tout-Puissant a également créé dans l’homme des désirs, et Il leur a donné la capacité de les contrôler (ses désirs) en fonction de la loi divine ou de les laisser sans contrôle et de les suivre aveuglément.

Dieu a créé les êtres humains en sachant qu’ils Lui désobéiraient. En conséquence, Il a enseigné aux êtres humains, en commençant par Adam, la manière de se repentir et par là même de se purifier de leurs péchés. Adam et Ève représentent un modèle à suivre pour l’humanité tout entière. Ils ont oublié le commandement de Dieu, et Satan à jouer sur leurs désirs. Une fois qu’ils avaient désobéi à Dieu, ils se sont tournés vers Lui en repentir, et Il leur a pardonné.

Dans la désobéissance de l’humanité et dans son retour vers Dieu en repentir, les attributs divins du pardon total et de la miséricorde infinie deviennent manifestes. Le dernier Prophète (paix et bénédictions de Dieu sur lui) a informé ceux qui l’ont suivi de cette réalité, en disant:

«Si vous ne commettiez pas de péchés et ne vous tourniez pas vers Dieu, implorant Son pardon, Il vous aurait remplacé par d’autres que vous qui commettraient des péchés, demanderaient le pardon de Dieu et Il leur pardonnerait.»

Chacun des 114 chapitres (sourates) de la révélation finale, à l’exception du neuvième, commence par la prière, «Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.» Les attributs de miséricorde et de pardon de Dieu sont mis en évidence afin d’encourager les humains à ne pas désespérer. Peu importe la gravité des péchés des êtres humains, Dieu peut les pardonner si l’homme se repent sincèrement vers Lui. Il a été rapporté que le Messager de Dieu (paix et bénédictions de Dieu sur lui) a dit:

«Quand Dieu a créé l’univers, Il s’est imposé à Lui-même dans une Table gardée auprès de Lui (où est inscrit): Ma miséricorde a vaincu ma colère.»

Il a également été rapporté qu’il a dit:

«Dieu a créé la miséricorde subdivisée en cent parties, une d’entre-elles a été descendue sur les Djinns, les êtres humains et les autres êtres vivants. C’est à partir de cette partie qu’ils s’aiment entres eux, se montrent de la tendresse les uns envers les autres et que les animaux traitent leurs progénitures avec affection. Dieu a réservé les quatre-vingt-dix-neuf autres parties restantes à Ses véritables adorateurs le Jour de la Résurrection.»

Si Dieu avait voulu, Il aurait créé le genre humain comme les anges, incapables de commettre des péchés. Cependant, tel n’était pas son souhait, étant donné qu’Il avait déjà créé les anges. Les êtres humains ont été créés avec la capacité à commettre des fautes et c’est quand ils réalisent leurs erreurs et cherchent le pardon de Dieu que les attributs divins de la miséricorde et du pardon deviennent manifestes.

La justice suprême

Dans le jugement de l’humanité à la fin du monde, les attributs de justice suprême et d'équité de Dieu deviennent également manifestes. Sur la base de sa science infinie, Dieu aurait pu créer tous les membres de la race humaine devant vivre sur terre et immédiatement placés certains d’entre eux au paradis et en enfer pour d'autres. Avant de créer l’homme, Dieu savait déjà quels choix ils feraient dans cette vie, quelles provisions et opportunités Il leur donnerait, et dans quel état de croyance ou de mécréance ils mourraient.

En conséquence, dans un sens il peut être dit que certaines gens aient été créés pour le paradis et d’autres pour l’enfer. ‘Âicha, l'épouse du Prophète Muhammad (paix et bénédictions de Dieu sur lui), l’a cité en disant:

«Ne sais-tu pas que Dieu a créé le paradis et l’enfer, et qu’Il a créé des habitants pour chacun?»

Si Dieu avait mis directement ceux destinés pour le paradis au paradis, ils n’auraient point tergiversé à propos de la décision de Dieu. Ceux qui sont au paradis auraient accepté avec joie une vie éternelle de plaisir suprême et auraient été reconnaissants de ne pas avoir été mis en enfer.

Cependant, ceux qui auraient été mis directement en enfer se seraient demandés pourquoi. Ils auraient ressenti un sentiment d’injustice dû à leur ignorance de ce qu’ils auraient fait s’ils avaient vécu sur terre. Ceux de l’enfer auraient protesté sans relâche et dit que si une chance leur avait été donnée de vivre sur terre, ils auraient cru et accompli de bonnes œuvres.

En conséquence, Dieu permet aux êtres humains de vivre leurs vies sur terre et d'accomplir tous les choix qu'ils feront, afin que quiconque entrant en enfer sache qu’il a choisi l’enfer de son propre gré. Ils reconnaîtront (au jour du jugement) ainsi la miséricorde de Dieu dans leurs vies et admettront leurs péchés lorsqu'ils ont rejeté Ses signes et Sa guidée. Et ils accepteront Son jugement comme étant juste et au-delà de tout reproche. Cependant, ils vont tout de même encore implorer pour qu’une nouvelle chance leur soit donnée de faire le bien dans ce monde, comme Dieu dit dans le Chapitre As-Sajda du Quran:

«Si tu voyais alors les criminels «comparaître», têtes basses devant leur Seigneur! «Notre Seigneur, Nous avons vu et entendu, renvoie-nous donc afin que nous puissions faire du bien, nous croyons (maintenant) avec certitude.» [Quran, 32:12]

Cependant, si Dieu devait les renvoyer dans ce monde en leur ayant fait oublier ce qu’ils ont vu de l’enfer, ils choisiraient une nouvelle fois le mal et se retrouveraient en enfer comme auparavant. Dieu a parlé à ce propos dans le Chapitre Al-An’am:

«Or, s’ils s’étaient rendus «à la vie terrestre», ils reviendraient sûrement à ce qui leur était interdit. Ce sont vraiment des menteurs.» [Quran, 6:28]

L’amour divin

L’amour divin est manifeste dans les êtres amenés à l’existence, qu’ils soient croyants ou mécréant, afin de jouir de la vie, même si ce n’est que pour un court moment. Il est également réalisé dans la création du paradis pour ceux qui ont donné préséance à la piété sur le mal.

Dieu dit dans la révélation finale qu’Il aime ceux qui font le bien (5:13), ceux qui sont justes (5:42), ceux qui sont pieux (9:4), ceux qui sont patients (3:146), ceux qui placent leur confiance en Lui (3:159), ceux qui se tournent régulièrement vers Lui en repentance et ceux qui se purifient (2:222).

Cependant, c’est Lui qui a défini pour les êtres humains ce qui est bon, juste et pieux. En conséquence, ceux qui suivent les prophètes sont très aimés de Dieu. Dans le Chapitre Al-‘Imran, Dieu a enseigné au Prophète Muhammad (paix et bénédictions de Dieu sur lui) de dire ce qui suit aux croyants:

«Si vous aimez vraiment Allah, suivez-moi donc, Allah vous aimera alors et vous pardonnera vos péchés.» [Quran, 3:31]

Les prophètes doivent être suivis non seulement dans les actes obligatoires ordonnés par Dieu, mais également dans leur fort désir de réaliser des actes d’adoration surérogatoires.

L’amour de Dieu est également manifeste dans Sa miséricorde et les bienfaits dont Il comble ceux qui les méritent ainsi que ceux qui ne les méritent pas. Mais il est particulièrement manifeste dans Sa volonté de pardonner les péchés de quiconque se tourne vers Lui d’un repentir sincère.

Depuis la création d’Adam et Ève, la repentance leur a été accordée pour effacer leurs péchés en tant qu’exemple pour tous les êtres humains qui les suivraient dans ce monde. Peu importe l’ampleur des péchés de l’homme, la porte du repentir sincère reste ouverte jusqu’au dernier jour de ce monde. Anas a rapporté que le Messager de Dieu (paix et bénédictions de Dieu sur lui) a dit:

«Dieu, le Tout-Puissant, a dit: Ô fils d’Adam, tant que tu m’invoques et Me demandes, Je pardonnerai ce que tu as accompli, et cela ne me pose pas de problèmes. Ô fils d’Adam, même si tes péchés atteignaient les nuages et que tu me demandais de te pardonner, Je te pardonnerai. Ô fils d’Adam, si tu venais à moi avec des péchés équivalents à ce que contient la terre et que tu me rencontrais sans rien m’associer, Je te donnerais l’équivalent en pardon.»

La grâce divine

Quant à ceux du paradis, ils n’y entreront pas seulement sur la base de leurs bonnes actions. C’est la grâce de Dieu qui au final les y conduira. Le dernier Prophète de Dieu (paix et bénédictions de Dieu sur lui) a dit à ce propos:

««Essayez de votre mieux de faire ce qui est correct, et soyez heureux. Car nul ne rentrera au paradis sur la base de ses bonnes actions», ses compagnons dirent alors, «Ô Messager de Dieu! Pas même toi?» Il répondit, «Pas même moi, à moins que Dieu ne m’enveloppe de Sa miséricorde et Sa grâce. Et gardez à l’esprit que l’œuvre la plus aimée auprès de Dieu est celle qui est faite constamment, même si elle est insignifiante.»

Cependant, la grâce de Dieu n’est pas arbitraire. Elle est basée à la fois sur une croyance correcte et sur de bonnes œuvres. Dans le Chapitre Al-An’am, Dieu dit:

«Quiconque viendra avec le bien aura dix fois autant ; et quiconque viendra avec le mal ne sera rétribué que par son équivalent. Et on ne leur fera aucune injustice.» [Quran, 6:160]

Si Dieu devait demander des comptes de manière stricte aux hommes, personne n’aurait de bonnes œuvres dépassant ses mauvaises actions. Cependant, Dieu a manifesté Sa grâce en multipliant la valeur des bonnes actions, tout en gardant les mauvaises œuvres à leur valeur apparente.

C’est par la grâce de Dieu que les vrais croyants entrent au paradis. Cela ne veut pas dire que les œuvres n’ont aucun rôle. Les œuvres ont un rôle majeur, mais elles ne constituent pas un facteur déterminant. La grâce de Dieu les surpasse.

En conséquence, la création des êtres humains, les erreurs qu’ils commettent et le bien qu’ils font sont tous des occasions pour la manifestation des attributs de miséricorde et de pardon de Dieu, de Ses attributs de justice et de Ses attributs de grâce.

Ce n’est pas à l’humanité de questionner quant au pourquoi Dieu a choisi de manifester Ses attributs de cette manière. Il ne peut qu’être supposé que ceci était la meilleure manière, car Dieu se décrit Lui-même comme étant le Plus Sage et le Plus Savant. Les humains ne peuvent comprendre que ce que Dieu a choisi de leur révéler.

«Et, de Sa science, ils n’embrassent que ce qu’Il veut.» [Quran, 2:255]

Aussi, ils ne doivent pas chercher à se mettre sur le même plan que Dieu. S’Il a dit à l’humanité pourquoi Il a décidé de réaliser quelque chose, il n’est pas de leur ressort de mettre en cause ce qu’Il a résolu de décider. De telles questions sont sans fin et par là même au-delà de la portée de l’homme. Ce sont eux qui seront interrogés au Jour du Jugement sur leurs actions et leurs intentions, et non Lui. Dans le Chapitre Al-Anbiya, Dieu adresse ce point:

«Il n’est pas interrogé sur ce qu’Il fait, mais ce sont eux qui devront rendre compte «de leurs actes».» [Quran, 21:23]

A ce propos, Ibn’ Abbâs a rapporté que le Prophète Muhammad (paix et bénédictions de Dieu sur lui) a dit:

«Réfléchissez sur la création de Dieu, mais ne réfléchissez pas sur Dieu.»

Réfléchir sur la réalité de Dieu revient à réfléchir sur l’infini. Et, étant donné que l’esprit hallucine quand il réfléchit sur les limites de l’univers fini ainsi que les étoiles et les galaxies qui sont en son sein, cela sera encore plus déconcertant lorsqu’il essaiera de comprendre ce qui n’est pas créé.

Le Prophète (paix et bénédictions de Dieu sur lui) a mis en garde contre les forces sataniques cherchant à faire pénétrer des doutes dans le cœur des croyants en soulevant des questions qui n’ont pas de réponse à propos de Dieu. Abou Hurayrah a rapporté que le Messager de Dieu (paix et bénédictions de Dieu sur lui) a dit:

«Satan viendra a chacun d’entres-vous et demandera: Qui a créé ceci et cela? – jusqu’à ce qu’il interroge: Qui a créé ton Seigneur? Quand cela arrive à ce point, cherchez protection auprès de Dieu en disant: «J’affirme ma foi en Dieu et en Ses prophètes» et évitez de telles pensées.»

Pourquoi Dieu a-t-il créé l’humanité?

Du point de vue de l’humanité, la question «Pourquoi Dieu a t-Il créé l’homme?» implique «Pour quel but spécifique l’homme a-t-il été créé?»

Dans la révélation finale, cette question a trouvé réponse sans la moindre ambiguïté. Les humains sont tout d’abord informés par Dieu que chaque être humain est né avec une conscience innée de Dieu. Dans le Chapitre Al-A’raf, Dieu dit:

«Et quand ton Seigneur tira une descendance des reins des fils d’Adam et les fit témoigner sur eux-mêmes: «Ne suis-je pas votre Seigneur?» Ils répondirent: «Mais si, nous en témoignons…» - afin que vous ne disiez point, au Jour de la Résurrection: «Vraiment, nous n’y avons pas fait attention», ou que vous auriez dit (tout simplement): «Nos ancêtres autrefois donnaient des associés à Dieu, et nous sommes leurs descendants après eux. Vas-Tu nous anéantir pour les œuvres de ceux qui ont annulé leurs actions?» [Quran, 7:172-3]

Le Prophète (paix et bénédictions de Dieu sur lui) a expliqué que lorsque Dieu a créé Adam, Il a pris un engagement de lui à un endroit nommé Na’mân le 9ème jour du 12ème mois (connu sous le nom du jour de Arafât). Il a ensuite tiré d’Adam tous ses descendants qui naîtront jusqu’ à la fin du monde, génération après génération, et Il les a déployé devant Lui afin de prendre un engagement de leur part également. Il leur a parlé, en face à face «Il est connu que Dieu ne ressemble point à Ses créatures», leur faisant témoigner qu’Il était leur Seigneur.

En conséquence, chaque être humain est responsable de croire en Dieu, croyance qui est imprimée dans chaque âme sans exception. Et se basant sur cette croyance innée à la naissance, Dieu a défini le but de la création de l’humanité dans le Chapitre Ad-Dhariyat:

«Je n’ai créé les Djinns et les Hommes que pour qu’ils m’adorent.» [Quran, 51:56]

Ainsi, le but essentiel pour lequel l’humanité a été créée est l’adoration exclusive de Dieu. Cependant, le Tout-Puissant n’a pas besoin de l’adoration des hommes. Il n’a pas créé les êtres humains pour répondre à un de Ses besoins. Si aucun n’être humain n’adorait Dieu, ceci ne diminuerait en rien de Sa gloire, et si tous les êtres humains L’adoraient, ceci n’augmenterait en aucune façon Sa gloire. Dieu est parfait. Il existe sans avoir besoin de quoi que ce soit ni de personne.

Tous les êtres humains ont des besoins. En conséquence, c’est l’humanité qui a besoin d’adorer Dieu.

Le sens de l’adoration

Afin de comprendre pourquoi les êtres humains ont besoin d’adorer Dieu, il est essentiel de comprendre dans un premier temps ce que veut dire le terme «adoration». Le terme anglais «adoration» vient du vieil anglais «weorthscipe» signifiant «honneur».

En conséquence, l’adoration dans la langue anglaise se définit comme étant «la réalisation d’actes de dévotion en l’honneur d’une divinité.» Selon cette définition, l’homme se voit commander de montrer de la reconnaissance à Dieu en le glorifiant. Dans le Chapitre An-Nasr de la révélation finale, Dieu dit:

«Célèbre la gloire de ton Seigneur.» [Quran, 110:3]

En glorifiant Dieu, l‘homme fait le choix d’être en harmonie avec le reste de la création qui glorifie naturellement son Créateur. Dieu adresse ce phénomène dans beaucoup de chapitres du Quran. Par exemple, dans le Chapitre Al-Isra’, Dieu dit:

«Les sept cieux et la terre et ceux qui s’y trouvent célèbrent Sa gloire et Ses louanges. Et il n’existe rien qui ne célèbre Sa gloire et Ses louanges. Mais vous ne pouvez saisir leur glorification.» [Quran, 17:44]

Cependant, en arabe, la langue de la révélation finale, l’adoration est appelée «ibâdah», mot qui est lié de manière étroite au nom «abd», signifiant «un esclave». Un esclave est celui dont on attend qu’il fasse tout ce que son maître lui ordonne. En conséquence, l’adoration, selon la révélation finale, signifie «la soumission totale à la volonté de Dieu.» Ceci est l’essence même du message de tous les prophètes envoyés par Dieu à l’humanité.

Par exemple, cette compréhension de l’adoration était exprimée de manière catégorique par le Prophète Jésus dans l’Évangile selon Mathieu, 7:21: «Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! N’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.»

Il faut noter que le mot «volonté» dans cette citation signifie «ce que Dieu veut que les hommes accomplissent» et non pas «ce que Dieu permet aux hommes d’accomplir,», car rien ne se produit dans la création si ce n’est par la volonté (permission) de Dieu.

La «Volonté de Dieu» est contenue dans les lois divines révélées et que les prophètes ont enseigné à ceux qui les ont suivis. En conséquence, l’obéissance à la loi divine est la base de l’adoration.

Et c’est dans ce sens que, la glorification devient également adoration lorsque les humains décident d’obéir aux commandements de Dieu en ce qui concerne Sa glorification.

Le besoin d’adorer

Pourquoi est-ce que les êtres humains ont-ils besoin d’adorer et de glorifier Dieu en obéissant aux lois divinement révélées? La raison est que l’obéissance à la loi divine est la clé du succès dans cette vie et dans celle à venir. Les premiers êtres humains, Adam et Ève, ont été créés au paradis et ont été plus tard renvoyés de celui-ci pour avoir désobéi à la loi divine. Le seul moyen possible pour les êtres humains de retourner au paradis est de se conformer à la loi.

Il a été rapporté dans l’Évangile selon Mathieu que Jésus, le Messie, aurait fait de l’obéissance aux lois divines la clé du paradis: «Et voici, un homme s'approcha, et dit à Jésus: Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle? Il lui répondit: Pourquoi m'interroges-tu sur ce qui est bon? Un seul est le bon. Si tu veux entrer dans la vie, observe les com¬man¬de¬ments. (Mathieu 19:16-17)

Également dans (Mathieu 5:19), Il a été rapporté que Jésus Christ aurait insisté sur la stricte obéissance aux commandements, en disant: «Celui donc qui supprimera l'un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux ; mais celui qui les observera, et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux.»

Les lois divines représentent une guidée pour l’humanité dans toutes les sphères de la vie. Elles définissent ce qui est correct ou erroné pour eux et offrent aux êtres humains un système complet gérant toutes leurs affaires. Seul Le Créateur sait ce qui est bénéfique pour Sa création et ce qui ne l’est pas. Les lois divines ordonnent et interdisent plusieurs actes et substances afin de protéger l’esprit humain, le corps humain et la société humaine du mal. Pour que les hommes réalisent leurs potentiels en vivant des vies dans le sentier de la droiture, ils ont besoin d’adorer Dieu au travers de l’obéissance à Ses commandements.

Le rappel de Dieu

Tous les différents actes d’adoration contenus dans les lois divines sont établis pour aider les humains à se rappeler Dieu. Il est naturel pour les êtres humains d’oublier de temps à autre même les choses les plus importantes. Les humains deviennent souvent tellement absorbés par la réalisation de leurs besoins matériels qu’ils en oublient totalement leurs besoins spirituels.

La prière habituelle est prescrite afin d’organiser la journée du vrai croyant autour du rappel de Dieu. Elle noue les besoins spirituels avec les besoins matériels sur une base quotidienne. Le besoin quotidien et habituel de manger, travailler et dormir est lié au besoin quotidien de renouveler la connexion entre l’homme et Dieu. À propos de la prière habituelle, Dieu dit dans la révélation finale, Chapitre Ta-Ha:

«Certes, c’est Moi Allah: point de divinité que Moi. Adore-moi donc et accomplis la prière pour te souvenir de Moi.» [Quran, 20:14]

En ce qui concerne le jeûne, Dieu a dit dans Al-Baqarah:

«Ô les croyants! On vous a prescrit le jeûne comme on l’a prescrit à ceux d’avant vous, ainsi atteindrez-vous la piété.» [Quran, 2:183]

Les croyants sont encouragés à se rappeler Dieu autant que possible. Bien que la modération dans tous les domaines de la vie, qu’ils soient matériels ou spirituels, soit encouragée de manière générale par la loi divine, une exception est faite en ce qui concerne le rappel de Dieu. Il est virtuellement impossible de se rappeler Dieu avec excès. En conséquence, dans la révélation finale, Chapitre Al-Ahzab, Dieu encourage les croyants à se rappeler Dieu aussi souvent que possible:

«Ô vous qui croyez! Évoquez Allah d’une façon abondante.» [Quran, 33:41]

Le rappel de Dieu est mis en emphase étant donné que le péché est généralement commis lorsque Dieu est oublié. Les forces du mal ont une plus grande marge d’action lorsque la prise de conscience de Dieu est oubliée. En conséquence, les forces sataniques cherchent à occuper l’esprit des gens avec des pensées et des désirs inappropriés afin de leur faire oublier Dieu. Une fois que Dieu est oublié, les gens rejoignent de leur plein gré les éléments corrompus. La révélation finale, le Quran, traite comme suit ce phénomène dans le Chapitre Al-Mujadalah:

«Le Diable les a dominés et leur a fait oublier le rappel d’Allah. Ceux-là sont le parti du Diable et c’est le parti du Diable qui est assurément les perdants.» [Quran, 58:19]

Dieu, à travers la loi divine, a prohibé le vin et les jeux de hasard avant tout parce qu’ils conduisent l’homme à oublier Dieu. L’esprit et le corps humains deviennent facilement dépendants aux drogues et aux jeux de hasard. Une fois dépendant, le désir humain d’être constamment stimulé par ceux-ci les conduit à toute forme de corruption et de violence entre eux. Dieu dit dans le Chapitre Al-Ma’idah de la révélation finale:

«Le Diable ne veut que jeter parmi vous, à travers le vin et le jeu de hasard, l’inimitié et la haine, et vous détourner de l'invocation de Dieu et de la prière. Allez-vous donc y mettre fin?» [Quran, 5:91]

En conséquence, l’humanité a besoin de se rappeler Dieu pour sa propre délivrance et son propre développement. Tous les êtres humains ont des moments de faiblesse où ils commettent des péchés. S’ils n’ont pas les moyens de se rappeler Dieu, ils s’enfoncent alors de plus en plus profondément dans la corruption avec chaque péché.

Cependant, ceux qui suivent les lois divines auront un rappel constant de Dieu, qui leur octroiera la chance de se repentir et de se reformer eux-mêmes. La révélation finale décrit précisément ce procédé dans le Chapitre Al-Imran:

«Et pour ceux qui, s’ils ont commis quelque turpitude ou causé quelque préjudice à leurs propres âmes (en désobéissant à Dieu), se souviennent d’Allah et demandent pardon pour leurs péchés…» [Quran, 3:135]

La religion islamique

Le système d’adoration disponible le plus complet pour les êtres humains aujourd’hui est le système qui se trouve dans la religion de l’Islam. Le mot même «Islam» signifie «soumission à la volonté de Dieu». Bien qu’elle soit généralement désignée comme étant «la troisième des trois religions monothéistes», il ne s’agit en aucun cas d’une nouvelle religion. Elle est en fait la religion que tous les prophètes de Dieu ont amenée à l’humanité.

L’Islam était la religion d’Adam, d’Abraham, de Moïse et de Jésus. Dieu aborde ce point dans la révélation finale en ce qui concerne le Prophète Abraham, en disant:

«Abraham n’était ni juif ni chrétien. Il était entièrement soumis à Dieu (musulman). Et il n’était point du nombre des associateurs.» [Quran, 3:67]

Étant donné qu’il n’y a qu’un Seul Dieu, et que l’humanité n’est qu’une seule et même espèce, la religion que Dieu a décrétée pour les êtres humains est une. Il n’a pas prescrit une religion pour les juifs, une autre pour les Indiens, ou encore une autre pour les Européens, etc. Les besoins spirituels et sociaux de l’homme sont uniformes, et la nature humaine n’a pas changé depuis le temps où le premier homme et la première femme ont été créés. En conséquence, aucune religion en dehors de l’Islam n’est acceptable par Dieu, comme Il l’a clairement affirmé dans le Chapitre Al-Imran de la révélation finale:

«Certes, la religion acceptée d’Allah, c’est l’Islam.» [Quran, 3:19]

«Et quiconque désire une religion autre que l’Islam, ne sera point agréé, et il sera, dans l’au-delà, parmi les perdants.» [Quran, 3:85]

Chaque acte est une adoration

Dans le système islamique, le moindre acte humain peut être transformé en un acte d’adoration. En réalité, Dieu ordonne aux croyants de Lui dédier leur vie entière. Dans le Chapitre Al-An’am, Dieu dit:

«Dis: En vérité, ma prière, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Allah, Seigneur de l’Univers.» [Quran, 6:162]

Néanmoins, pour que cette dévotion soit acceptable auprès de Dieu, chaque acte doit remplir deux conditions de base:

1. Premièrement ; l’acte doit être réalisé sincèrement en vue de l'agrément de Dieu et non pas pour la reconnaissance ou l’éloge des êtres humains. Le croyant doit aussi avoir conscience de Dieu lorsqu’Il réalise une œuvre afin de s’assurer qu’il ne s’agit pas de quelque chose d’interdit par Dieu ou par le dernier Messager (paix et bénédictions de Dieu sur lui).

Afin de faciliter cette transformation d’actes mondains en adoration, Dieu a enseigné au dernier Prophète de prescrire de courtes prières à dire même avant le plus simple des actes. La plus courte prière qui puisse être utilisée en toute circonstance est: Au Nom d’Allah.

Il y a, cependant, de nombreuses autres prières prescrites pour des occasions bien spécifiques. Par exemple, quand un nouveau vêtement est porté, le Prophète (paix et bénédictions de Dieu sur lui) a enseigné à ceux qui l’ont suivi de dire:

«Ô Seigneur! La louange est à toi. C’est Toi qui m’as fait porter «ce vêtement». Je te demande son bien et le bien pour lequel on l’a fabriqué. Je me mets sous ta protection contre son mal et le mal pour lequel on l’a fabriqué.»

2. Deuxièmement ; l’acte doit être réalisé en accord avec la tradition prophétique, appelée la Sunnah en arabe. Tous les prophètes ont enseigné à leurs suiveurs d’emprunter leur voie, car ils étaient guidés par Dieu. Ce qu’ils enseignaient n’était autre que des vérités divines révélées, et ce ne sont que ceux qui ont suivi leur voie et accepté ces vérités qui auront en héritage la vie éternelle au paradis. C’est dans ce contexte que le Prophète Jésus, que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur Lui, a été cité dans l’Évangile selon Jean 14:6, comme ayant dit: «Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.»

De manière identique, ‘Abdullah ibn Mas’oud a rapporté qu’un jour le Prophète Muhammad (paix et bénédictions de Dieu sur lui) a tracé une ligne dans la terre pour eux et a dit:

«Ceci est la voie de Dieu.» Il a ensuite tracé plusieurs lignes «bifurquant» sur la droite et sur la gauche et a dit, «Ceci sont les voies qui mènent à l’égarement et au bout de chacune desquelles un démon invite les gens à la suivre.» Il a ensuite récité le verset: ««Et voilà mon chemin dans toute sa rectitude, suivez-le donc ; et ne suivez pas les sentiers qui vous écartent de Sa voie.» Voila ce qu’Il vous enjoint. Ainsi atteindrez-vous la piété.» [Quran, 6:153]

Ainsi, la seule manière acceptable d’adorer Dieu est de se conformer à la voie des prophètes. Ceci étant le cas, l’innovation dans les affaires religieuses serait alors considérée par Dieu comme étant parmi la pire des choses. Il a été rapporté que le prophète Muhammad (paix et bénédictions de Dieu sur lui) a dit:

«La pire des affaires en religion est l’innovation, et chaque innovation est un égarement, et chaque égarement mène au feu de l’enfer.»

L’innovation est interdite en religion et est inacceptable auprès de Dieu. Il a été rapporté par ‘Âïcha, l'épouse du Prophète (paix et bénédictions de Dieu sur lui), que Celui-ci a dit:

«Celui qui invente quelque chose dans nos affaires (religieuses) qui n’en fait pas partie ne sera pas accepté.»

C’est fondamentalement à cause des innovations que les messages des prophètes précédents ont été déformés et que les nombreuses fausses religions existantes aujourd’hui ont évolué. La règle générale de conduite à suivre afin d’éviter de tomber dans l’innovation en religion est que chaque forme d’adoration est par principe interdite, à l’exception de celles qui ont été prescrites de manière spécifique par Dieu et transmises aux humains par les véritables messagers de Dieu.

Le meilleur de la Création

Ceux qui ont foi en Un Dieu Unique, sans associés, ni progéniture, et qui accomplissent de bonnes œuvres «en conformité avec les principes susmentionnés» deviennent le summum de la création. Ceci étant, bien que l’homme ne soit pas la plus grande création de Dieu, ils ont le potentiel de devenir le meilleur de Sa création. Dans le Chapitre Al-Bayyinah, Dieu affirme ce fait comme suit:

«Quant à ceux qui croient et accomplissent les bonnes œuvres, ce sont les meilleurs de toute la création.» [Quran, 98:7]

Le péché le plus grave

Puis vient le pire des maux qu’un être humain puisse commettre en contredisant le but de sa propre création. ‘Abdullah a rapporté qu’il a demandé au Messager de Dieu quel était le péché le plus grave aux yeux de Dieu «Il est connu qu’Allah ne ressemble pas à Ses créatures» et que celui-ci a répondu:

«Que du donnes à Dieu un associé, alors que c’est Lui qui t’a créé.»

Adorer quelque chose ou quelqu’un d’autre en dehors de Dieu, ce qui est appelé chirk (polythéisme) en arabe, est le seul péché qui ne peut être pardonné. Si un être humain meurt sans s’être repenti de ses péchés, qu’il soit homme ou femme, Dieu peut les lui pardonner à l’exception du chirk. À ce propos, Dieu a dit ce qui suit dans le Chapitre An-Nisa:

«Dieu ne pardonne pas qu’on Lui associe d'autres divinités et Il pardonne les péchés moindres à qui Il veut.» [Quran, 4:48]

Adorer autre que Dieu implique principalement de donner les attributs du Créateur à Sa création. Chaque secte ou religion fait ceci selon une manière qui lui est propre.

Un petit groupe de gens, qui s’est toutefois fait particulièrement entendre à travers les âges a nié l’existence de Dieu. Afin de justifier leur rejet du Créateur, ils ont été obligés de prétendre que ce monde n’avait pas de début. Leur affirmation est dénuée de toute logique étant donné que toutes les parties du monde ont un début dans le temps, et qu’en conséquence, il est raisonnable de s’attendre à ce que la somme de toutes ces parties ait également un début.

Il est également logique de supposer que ce qui a amené le monde à exister ne peut avoir été une partie du monde ou ait pu avoir un début comme le monde. La thèse athée qui affirme que le monde n’a pas de début signifie que la matière qui constitue l’univers est éternelle. Ceci est une affirmation de chirk, par laquelle l’attribut de Dieu d’être sans début est donné à Sa création [1]. Le nombre de véritables athées a toujours été relativement faible dans l’histoire, et malgré leurs assertions, ils savent instinctivement que Dieu existe.

Ainsi, malgré des décennies d’endoctrinement communiste, la majorité des Russes et des Chinois continuent à croire en Dieu. Le Tout-Puissant fait allusion à ce fait dans le Chapitre An-Naml en disant:

«Ils nièrent nos signes injustement et orgueilleusement, tandis qu’en eux-mêmes ils y croyaient avec certitude.» [Quran, 27:14]

Pour les athées et les matérialistes, la vie n’a d’autre but que la réalisation de leurs désirs. En conséquence, leurs désirs deviennent leur dieu à qui ils obéissent et se soumettent à la place du Dieu Unique Véritable. Dans le chapitre Al-Furqane de la révélation finale, Dieu dit:

«Ne vois-tu pas celui qui a fait de sa passion sa divinité? Est-ce à toi d’être un garant pour lui?» [Quran, 25:43]

Les chrétiens ont donné à Jésus Christ les attributs du Créateur en le rendant coéternel avec Dieu, puis en faisant de lui une personnalité de Dieu qu’ils ont nommée «Dieu le fils». Les hindous, quant à eux, croient que Dieu est devenu l’homme au fil du temps, par incarnation appelée avatars, et ils ont ensuite divisé les attributs de Dieu entre trois dieux, Brahmâ le créateur, Vishnou le protecteur et Shiva le destructeur.

[1] En effet, seul Dieu n'a pas de début ni de fin ; attribuer cette caractéristique à autre que Dieu est une incroyance et un polythéisme (chirk). NdC

L’amour de Dieu

Le chirk a également lieu lorsque les êtres humains aiment, font confiance ou ont peur de la création plus que de Dieu. Dans le Chapitre Al-Baqarah de la révélation finale, Dieu dit:

«Parmi les hommes, il en est qui prennent, en dehors d’Allah, des égaux à Lui, en les aimant comme on aime Allah. Or les croyants sont les plus ardents en l’amour d’Allah.» [Quran, 2:165]

Et c’est lorsque ces émotions, ou d’autres qui leur sont similaires sont dirigées de manière plus forte en direction de la création qu’elles conduisent les êtres humains à désobéir à Dieu en cherchant à plaire aux autres humains. Cependant, seul Dieu mérite qu’on Lui voue un dévouement humain émotionnel complet, étant donné qu’Il est le seul qui doive être adoré et craint avant l’ensemble de la création. Anas ibn Mâlik a relaté que le Prophète (paix et bénédictions de Dieu sur lui) a dit:

«Quiconque possède les trois caractéristiques suivantes a certes goûté au délice de la foi: celui qui aime Dieu et Son Messager par-dessus tout ; celui qui aime quelqu’un d’autre uniquement pour l’amour de Dieu, et celui qui abhorre retourner à la mécréance après que Dieu l’en ai sauvé tout comme il déteste être jeté dans le feu.»

Toutes les raisons pour lesquelles les humains aiment d’autres humains ou d’autres êtres créés sont en eux-mêmes des raisons pour aimer Dieu plus que sa création.

Les hommes aiment la vie et la réussite, et ils n’aiment pas la mort et l’échec. Étant donné que Dieu est la source ultime de vie et de réussite, Il mérite l’amour et le dévouement complets de l’humanité.

Les humains aiment également ceux qui leur bénéficient et les aident lorsqu’ils sont dans le besoin. Étant donné que tout le bénéfice (7:188) ainsi que l’aide (3:126) viennent de Dieu, Il doit être aimé par-dessus tout:

«Et si vous comptiez les bienfaits d’Allah, vous ne sauriez les dénombrer.» [Quran, 14:34]

Cependant, l’amour suprême que les humains doivent éprouver pour Dieu ne doit pas se réduire au dénominateur commun de leur amour émotionnel pour la création. De la même manière que l’amour que les humains éprouvent pour les animaux ne doit pas être identique à celui qu’ils ressentent pour d’autres humains. L’amour pour Dieu doit transcender l’amour que les êtres humains ressentent les uns envers les autres.

L’amour de l’homme pour Dieu doit être, par principe, un amour qui se manifeste par une obéissance totale aux lois de Dieu, comme ceci est décrit dans le Chapitre Al-‘Imran: «Si vous aimez vraiment Allah, suivez-moi donc, Allah vous aimera alors.»

Ceci n’est pas un concept abstrait, car l’amour humain envers d’autres hommes implique également l’obéissance. Ce qui veut dire que si quelqu’un de cher aux yeux d’autres individus demande que quelque chose soit fait, ceux-ci vont s’efforcer de répondre à sa demande selon le degré d’amour qu’ils éprouvent pour cette personne.

L’amour de Dieu doit également s’exprimer par l’amour envers ceux que Dieu aime. Il est inconcevable qu’un individu qui aime Dieu puisse détester ceux qu’Allah aime et aimer ceux qu’Allah déteste. Le Prophète (paix et bénédictions de Dieu sur lui) a été cité par Abou Umâmah comme ayant dit:

«Celui qui aime pour Dieu et déteste pour Dieu, donne pour Dieu ou retient pour Dieu, a parfait sa foi.»

En conséquence, ceux dont la foi est correcte vont aimer tous ceux qui aiment Dieu. Dans le Chapitre Maryam, Dieu précise qu’Il met dans le cœur des croyants l’amour envers ceux qui sont pieux.

«À ceux qui croient et font de bonnes œuvres, le Tout Miséricordieux accordera Son amour.» [Quran, 19:96]

Abou Hurayrah a également rapporté que le Messager de Dieu (paix et bénédictions de Dieu sur lui) a dit à ce propos,

«Si Dieu aime un de ses serviteurs, Il informe alors l’ange Gabriel qu’Il aime untel et untel puis Il lui dit de l’aimer, puis Gabriel l’aime. Ensuite, Gabriel appelle tous les habitants des cieux: «Dieu aime untel et untel, aimez-le aussi.» Ainsi, les habitants des cieux l’aiment. Et on lui accorde l’amour des gens sur terre.»

Les prières

Les prières doivent être exclusivement adressées à Dieu, puisqu’Il est le seul qui soit à même d’y répondre. Il est accessible du moment qu’Il est invoqué avec sincérité:

«Et quand Mes serviteurs t’interrogent sur Moi… alors Je suis tout proche: je réponds à l’appel de celui qui me prie quand il me prie.» [Quran, 2:186]

Le Prophète (paix et bénédictions de Dieu sur lui) a également mis en évidence ce point en disant:

«Si vous demandez dans vos prières, demandez uniquement à Dieu, et si vous cherchez secours, cherchez-le uniquement auprès de Dieu.»

Ainsi, la prière faite aux êtres humains ou par l’intermédiaire d’êtres humains, morts ou vivants, est une forme de chirk. Celui à qui les prières sont dirigées devient un objet d’adoration.

An-Nou’mân ibn Bachîr a rapporté que le Prophète (paix et bénédictions de Dieu sur lui) a dit:

«L’invocation est l’adoration.»

«Dieu dit:» «Ceux que vous invoquez en dehors d’Allah sont des serviteurs comme vous. [2]» [Quran, 7:194]

Ainsi, la pratique catholique chrétienne de prier pour les saints relève du chirk. Si quelque chose est perdu, les gens prient Saint Antoine de Thèbes afin de retrouver cette chose. Saint Jude Thaddée est le saint patron de l’impossible et les gens le prient pour qu’il intercède pour des maladies incurables, des mariages improbables ou d’autres choses du même ordre.

Et il fut un temps où lorsqu’un individu partait en voyage, Saint Christophe, le saint patron des voyageurs, était l’objet de prières de demande de protection. Cependant, en 1969 Saint Christophe a été brusquement radié de la liste des saints par décret papal, après qu’il ait été confirmé qu’il était imaginaire!

Les prières à Marie, la mère de Jésus, et aux anges, comme Saint-Michel sont également du chirk. Même les chrétiens qui fuient l’adoration des saints commettent du chirk lorsqu’ils dirigent leurs prières à Jésus, par son intermédiaire ou en son nom. De la même manière, si un musulman prie le Prophète Muhammad (paix et bénédictions de Dieu sur lui), il commet du chirk.

En conséquence, Dieu a ordonné au Prophète d’informer Ses suiveurs comme suit dans le Chapitre Al-A’raf:

«Dis: «Je ne détiens pour moi même ni profit ni dommage, sauf ce qu’Allah veut. Et si je connaissais l’Inconnaissable, j’aurais eu des biens en abondance, et aucun mal ne m’aurait touché.»» [Quran, 7:188]

Abou Hurayrah a rapporté que quand le verset «et avertis les gens qui te sont les plus proches» a été révélé au Prophète (paix et bénédictions de Dieu sur lui), Il a dit la chose suivante à Ses proches:

«Ô gens de Quraysh, protégez-vous contre le châtiment de Dieu en faisant de bonnes actions, car Je ne peux vous être utile en rien auprès de Dieu… Ô Fâtimah, fille de Muhammad, demande-moi ce que tu veux dans cette vie, mais sache que Je n’ai rien auprès de moi qui puisse te protéger de Dieu.»

[2] Ne les invoquez donc pas! Puisqu'ils sont comme vous et qu'ils ont besoin de Dieu comme vous et ont été créés comme vous! NdC

Pourquoi Dieu a-t-il créé l’humanité sur terre?

La question concernant le but de la création de l’humanité peut être extrapolée pour inclure le monde dans lequel elle vit. La question donnerait alors, «Pourquoi est-ce que Dieu a créé les êtres humains dans ce monde?» Une fois encore, la réponse à cette question peut facilement être trouvée dans la révélation finale, Chapitres Al-Mulk et Al-Kahf:

«Celui Qui a créé la mort et la vie afin de vous éprouver et de voir qui de vous est le meilleur en œuvres, et c’est Lui le Puissant, le Pardonneur.» [Quran, 67:2]

«Nous avons placé ce qu’il y a sur la terre pour l’embellir, afin d’éprouver (les Hommes et afin de savoir) qui d’entre eux sont les meilleurs dans leurs œuvres.» [Quran, 67:2]

Ainsi, le but de la création des êtres humains dans cette vie est de tester leur comportement. Ce monde de vie et de mort, de richesse et de pauvreté, de maladie et de santé, a été créé afin de distinguer les âmes pieuses des âmes mauvaises. La tenue de conduite de l’homme sur cette terre est ce qui permet de mesurer la foi.

Il doit cependant être noté que ces tests de conduite ne sont pas là pour informer Dieu à propos de l’humanité étant donné qu’Il connaît déjà tout ce qui doit être su à leurs propos avant même qu’Il ne les ait créés. Ces tests servent de confirmation au Jour du Jugement pour dire que ceux qui rentrent en enfer le méritent et que ceux qui vont au paradis n’y sont parvenus que par la grâce de Dieu.

En ce qui concerne les êtres humains dans cette vie, ce test de conduite sert à deux objectifs de base:

• Le premier étant le développement spirituel humain

• Le second étant le châtiment ou la récompense.

Le développement spirituel

Les épreuves de ce monde ont pour but premier le développement spirituel des êtres humains. Tout comme un feu intense sépare l’or pur du minerai brut auquel il est lié dans la nature, les tests purifient le caractère moral des croyants. Ils poussent les croyants à donner préséance à leurs hautes valeurs spirituelles sur leurs désirs primaires. Bien que tous les tests ne soient pas passés avec succès, le croyant grandit même dans l’échec en tirant des leçons spirituelles qui l’aideront dans ses futures épreuves qu’il soit un homme ou une femme.

La générosité et le contentement

À titre d’illustration, dans toutes les sociétés, la générosité et le contentement sont considérés comme étant parmi les plus nobles des caractéristiques. Néanmoins, aucune de ces caractéristiques ne peut se développer si tout le monde possède une quantité de richesse identique.

La générosité ne peut être acquise que lorsque l’âme humaine - prenant conscience que le fait de partager avec le nécessiteux est un bien – lutte contre son désir de thésauriser ses possessions.

D’un autre côté, le contentement est atteint lorsque l’âme prend le dessus sur l’envie et l’avidité.

Le Créateur a sagement mis en place le cadre pour que ces combats spirituels se déroulent, en distribuant de manière inégale la richesse dans ce monde. Dans le Chapitre An-Nahl de la révélation finale, Dieu dit:

«Allah a favorisé les uns d’entre vous par rapport aux autres dans la «répartition» de Ses dons.» [Quran, 16:71]

L’avidité et l’avarice sont des formes corrompues du désir naturel chez l’homme de posséder. Les croyants sont informés par la révélation que la richesse est un dépôt donné par Dieu à l’humanité.

Les possessions existent dans le monde avant même que les humains ne naissent et elles restent là après leurs morts. Si la richesse est utilisée selon les prescriptions divines, elle est bénéfique à ceux qui la possèdent dans les deux mondes. Mais si elle est utilisée de manière égoïste, elle devient une malédiction dans cette vie et une source de châtiment dans celle à venir.

Dans le Chapitre Al-Anfal de la révélation finale, Dieu met en garde les croyants contre les dangers de la richesse et des enfants:

«Et sachez que vos biens et vos enfants ne sont qu’une épreuve.» [Quran, 8:28]

Dieu met plus loin en garde les croyants dans le Chapitre Al-Munafiqun afin qu’ils ne laissent pas leurs désirs pour la richesse et les enfants les distraire de Son obéissance, car cela constitue un test de possession.

«Ô vous qui avez cru! Que ni vos biens ni vos enfants ne vous distraient du rappel d’Allah.» [Quran, 63:9]

«C’est Lui Qui vous a fait vous succéder sur terre et Qui vous a élevé en degrés, les uns par rapport aux autres, afin de vous éprouver par ce qu’Il vous a donné.» [Quran, 6:165]

Le désir d’accumulation de richesse ne peut pas être satisfait dans cette vie. Plus les êtres humains détiennent et plus ils en veulent. Le Prophète (paix et bénédictions de Dieu sur lui) a dit:

«Si un homme avait une vallée d’or, il en souhaiterait une autre, car rien ne rassasiera l’homme si ce n’est la terre «de sa tombe». Et Dieu pardonne à quiconque se repent sincèrement.»

Ce désir négatif ne peut être surmonté qu’en donnant une partie de sa richesse en charité. Ainsi, Dieu a ordonné aux prophètes la collecte de l’aumône chez les plus riches parmi leurs adeptes afin de la distribuer parmi les pauvres.

«Prélève de leurs biens une aumône par laquelle tu les purifies et les bénis.» [Quran, 9:103]

La charité a été institutionnalisée en Islam depuis ses prémices sous le nom arabe, Zakât (Aumône légale). Tout croyant ayant un excédent de richesse est obligé de donner une portion fixe de celui-ci aux nécessiteux annuellement en tant qu’acte d’adoration.

Ne pas verser la Zakât est un péché majeur. Donner cette charité aide les croyants à réaliser que cette richesse n’est pas la leur pour qu’ils en fassent ce qu’ils veulent. Cela leur enseigne qu’ils ne sont que les gardiens temporaires de cette richesse et qu'ils doivent donner une part de celle-ci à ceux qui sont démunis.

En conséquence, Dieu décrit les véritables croyants comme étant ceux qui reconnaissent le droit du nécessiteux à une part de leurs richesses.

«Et dans leurs biens, il y avait un droit au mendiant et au déshérité.» [Quran, 51:19]

Néanmoins, donner en aumône doit être fait sincèrement en vue de l'agrément de Dieu, et non pas par ostentation ou contrôle sur les autres. La récompense de l’aumône est totalement perdue lorsqu’elle est faite pour obtenir des profits de ce monde. Dieu mentionne cette réalité dans le Chapitre Al-Baqarah comme suit:

«Ô les croyants! N’annulez pas vos aumônes par un rappel (du bienfait que l'on donne à autrui) ou un tort.» [Quran, 2:264]

La soif de richesse est renforcée par l’envie. En conséquence, Dieu nous a également enseigné de ne pas désirer ce qu’Il a donné aux autres. Dieu aborde ce point dans le Chapitre An-Nisa’ de la révélation finale comme suit:

«Ne convoitez pas ce qu’Allah a attribué aux uns d’entre vous plus qu’aux autres.» [Quran, 4:32]

Le Prophète (paix et bénédictions de Dieu sur lui) a réitéré ce conseil, en disant:

«Regardez ceux qui sont moins favorisés que vous, et ne regardez pas ceux qui sont au-dessus de vous: ceci est meilleur pour vous, afin que vous ne niiez pas les bienfaits dont Dieu vous a comblés.»

C’est à partir du moment où les êtres humains concentrent leur attention sur ceux qui ont plus de richesse que l’envie commence à se développer en eux. De manière générale, ils ressentent et montrent que Dieu a été injuste envers eux. Et au final, il se peut qu’ils commettent de nombreux péchés afin de satisfaire leurs besoins à cause de ce que possèdent les autres.

Au lieu de cela, l’Islam leur recommande de prendre en considération ceux qui sont moins aisés qu’eux. Peu importe les difficultés rencontrées, il y aura toujours des gens dans de pires situations.

En conséquence, le fait de méditer sur le sort d’autres êtres humains moins bien lotis en terme de richesse rappelle aux hommes les nombreux bienfaits dont Dieu les a comblés. Et c’est dans ce combat qui vise à fuir l’envie que la plus noble qualité du contentement se développe.

Qui plus est, selon les enseignements des prophètes, ce ne sont pas les possessions en terme de biens matériels qui constituent la vraie richesse de ce monde. Abou Hurayrah a cité le dernier Messager comme ayant dit:

«Ce n’est pas dans la possession de biens que se mesure la richesse, mais plutôt dans le niveau de contentement de l’individu.»

Être satisfait ne veut pas dire que les êtres humains doivent accepter avec résignation chaque circonstance dans laquelle ils se trouvent sans chercher à améliorer leur sort. Ceci veut plutôt dire que l’homme, une fois qu'il a tout fait pour atteindre un niveau de vie correct, doit accepter ce que Dieu a décrété pour lui avec une conscience tranquille.

C’est uniquement en remettant les affaires de chacun entre les mains de Dieu, après avoir réalisé un effort, que les cœurs se trouvent soulagés des désirs de ce monde. À ce propos, Dieu a affirmé dans le Chapitre Ar-Ra’d de la révélation finale:

«Certes, c’est par l’évocation d’Allah que se tranquillisent les cœurs.» [Quran, 13:28]

Les calamités

Les tests de cette vie viennent également sous la forme de «malheurs» et de calamités qui contribuent au développement spirituel des vrais croyants et les purifient des péchés.

À l’inverse, les tests de malheur de la vie rappellent les croyants errants afin qu’ils retournent sur le droit chemin, et ils sont une punition pour les mécréants dans cette vie avant celle à venir.

La patience

Les calamités sont la base sur laquelle la plus noble qualité spirituelle de la patience repose. En conséquence, il n’est pas surprenant de voir que les pieux sont éprouvés par de nombreuses tragédies et difficultés dans leurs vies. Sa’d a rapporté qu’il a demandé au Prophète (paix et bénédictions de Dieu sur lui) quelle était la personne qui était le plus touchée par les épreuves parmi les hommes, et il a répondu:

«Les prophètes ; puis ceux qui leur ressemblent le plus, puis ceux qui leur ressemblent le plus. L’homme est éprouvé en fonction de son niveau de foi. Si celle-ci est bien ancrée en lui, ses épreuves vont alors augmenter en sévérité, et s’il y a quelques faiblesses dans sa foi, alors il sera éprouvé en fonction de cela.»

La vraie patience est le fruit d’une confiance complète en Dieu au moment où s’abat l’épreuve. La confiance en son Seigneur est un aspect important de l’adoration et est la conséquence naturelle d’une foi réelle.

Étant donné que la foi en Dieu signifie accepter que rien ne se produit dans l’univers si ce n’est avec Sa permission, Dieu est le seul à mériter la confiance totale de l’humanité. Puisque seule la promesse de Dieu n’est jamais rompue.

Quel que soit le niveau de piété d’un être humain, il ou elle est capable de tomber dans l’erreur. Les humains se décevront toujours les uns les autres dû à leur prédisposition naturelle à commettre des erreurs. C’est pourquoi, Dieu cite le Prophète Jacob dans le Chapitre Joseph en disant:

«La décision n’appartient qu’à Allah: en Lui je place ma confiance. Et que ceux qui placent leur confiance la placent en Lui.» [Quran, 12:67]

Dieu poursuit plus loin en garantissant à l’humanité que s’ils placent leur totale confiance en Lui, alors Il leur suffira dans les moments les plus éprouvants.

La confiance en Dieu repose sur la croyance ferme qu’Allah seul sait ce qui est le meilleur pour l’humanité ; croyance ferme qui signifie que, ce que les humains peuvent percevoir comme étant un bien pour eux ne l’est en fait pas sur le long terme. Comme Dieu l’a mentionné dans le Chapitre Al-Baqarah:

«Or, il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose alors qu’elle vous est un bien. Et il se peut que vous aimiez une chose alors qu’elle vous est mauvaise. C’est Allah qui sait, alors que vous ne savez pas.» [Quran, 65:3]

Les épreuves par lesquelles Dieu teste les êtres humains sont spécifiquement faites pour être en accord avec leurs propres besoins et circonstances individuels. Dieu a créé des épreuves pour chaque individu en fonction de leurs capacités afin de faire ressortir le meilleur d’eux-mêmes.

Il serait discriminatoire et injuste pour les êtres humains d’être éprouvés au-delà de leurs capacités puis d’être ensuite punis pour leurs manquements. En conséquence, Dieu a mis en évidence dans de nombreux versets de la révélation finale qu’Il n’est injuste envers personne. À titre d’illustration, Il dit dans le Chapitre Al-Kahf:

«Et ton Seigneur ne fait de tort à personne.» [Quran, 18:49]

Si Dieu est vraiment juste, alors cela signifie que les épreuves que les êtres humains subissent ne leur sont pas insurmontables. Afin de rassurer l’humanité, Dieu affirme cette réalité de manière répétitive dans le Quran. Un exemple de Sa garantie à ce propos se trouve dans le second chapitre, intitulé Al-Baqarah:

«Allah n’impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité.» [Quran, 2:286]

Qui plus est, le Tout-Puissant promet que les situations âpres que les humains traversent dans cette vie ne seront pas laissées sans être ponctuées de périodes d’accalmie. Si les épreuves étaient continuelles, alors elles deviendraient à coup sûr insurmontables. En conséquence, chaque test est suivi d’une période de soulagement comme Dieu l’a affirmé de manière catégorique à deux reprises dans le Chapitre Ach-Charh:

«Certes, la difficulté s’accompagne toujours d’une facilité! Oui, la difficulté s’accompagne toujours d’une facilité!» [Quran, 94:5-6]

Le désespoir

C’est à cause de cette réalité que le suicide est prohibé de manière explicite en Islam. Dieu dit dans le Chapitre An-Nisa’:

«Et ne vous tuez pas vous-mêmes. Allah, en vérité, est Miséricordieux envers vous.» [Quran, 4:29]

Ceux qui se suicident sont en réalité en train de dire qu’au fond Dieu les a accablés d’un fardeau allant au-delà de leurs capacités. Ils accusent à tort le Créateur de les traiter injustement et tombent par là même dans un état corrompu de mécréance. À cause de leur rejet de la foi, leurs pensées à propos de Dieu deviennent mauvaises et ils tombent alors dans un désespoir complet. «La vie», comme ils disent souvent, «est tellement injuste qu’elle ne vaut plus la peine d’être vécue.»

«Ce sont seulement les gens mécréants qui désespèrent de la miséricorde d’Allah.» [Quran, 12:87]

En conséquence, Dieu a informé l’humanité que la punition de ceux qui entretiennent de mauvaises pensées sur lui est le châtiment éternel dans le feu de l’enfer. Dans le Chapitre Al-Fath, Dieu dit:

«Et afin qu’Il châtie les hypocrites, hommes et femmes, et les associateurs et les associatrices, qui pensent du mal d’Allah. Qu’un mauvais sort tombe sur eux. Allah est courroucé contre eux, les a maudits, et leur a préparé l’enfer. Quelle mauvaise destination!» [Quran, 48:6]

L’espoir

D’un autre côté, les promesses divines de justice et de miséricorde remplissent les croyants de la confiance nécessaire pour faire face patiemment aux difficultés de la vie.

En conséquence, l’espoir en la miséricorde de Dieu est un élément essentiel de la foi. Ceux qui croient en Dieu et luttent patiemment afin d’accomplir ce qui est juste ont le droit d’espérer obtenir Sa miséricorde, car Il a promis d’aider et de soutenir ceux qui sont patients:

«Ô les croyants, cherchez secours dans l’endurance et la prière. Car Allah est avec ceux qui sont endurants.» [Quran, 2:153]

«Certes, ceux qui ont cru, émigré et lutté dans le sentier d’Allah, ceux-là espèrent la miséricorde d’Allah. Et Allah est Pardonneur et Miséricordieux.» [Quran, 2:218]

Bien entendu, le paradis est la récompense basée sur une croyance sincère en Dieu. Dieu informe les croyants de leur récompense comme suit:

«… et fais la bonne annonce aux endurants, qui disent, quand un malheur les atteint: «Certes nous sommes à Allah, et c’est à Lui que nous retournerons.»» [Quran, 2:155-6]

La patience repose également sur la croyance que tout ce qui arrive à l’humanité est fondamentalement une conséquence de leurs mauvaises œuvres. Dieu rappelle à l’homme cette réalité dans le Chapitre Ach-Choura de la révélation finale en disant:

«Tout malheur qui vous atteint est dû à ce que vos mains ont commis. Et Il pardonne beaucoup.» [Quran, 42:30]

La réalité est que Dieu a pardonné aux humains beaucoup du mal qu’ils ont commis. S’Il devait les punir en fonction de leurs œuvres, eux et la terre entière seraient détruits. Dieu mentionne ce point dans le Chapitre Fâtir comme suit:

«Et si Allah s’en prenait aux gens pour ce qu’ils commettent, Il ne laisserait à la surface «de la terre» aucun être vivant.» [Quran, 35:45]

En conséquence, ce sont à la fois les épreuves par le bien et les tests par le mal qui sont bénéfiques au croyant. Les vies des vrais croyants sont équilibrées entre les extrêmes du comportement humain. Ils ne deviennent ainsi jamais heureux des succès de la vie au point où ils en oublient Dieu, ni ils ne deviennent si déprimés face aux difficultés et aux échecs de la vie au point où ils perdent espoir en Dieu. Au lieu de cela, ils se rappellent leur Seigneur et Bienfaiteur, et ont confiance en Ses décisions. Souhayb ibn Sinân a rapporté que le Messager de Dieu (paix et bénédictions de Dieu sur lui) a dit:

«Comme est admirable l’affaire du croyant! Tout ce qui lui arrive dans sa vie est un bien pour lui et cela n’est vrai que pour le croyant. Quand un bien l’atteint, il remercie et ceci est bon pour lui, et lorsque qu’un mal l’atteint, il est patient et ceci est également un bien pour lui.»

Ceci est la situation de celui qui a accepté le destin décrété par Dieu. En conséquence, la croyance à la fois dans le bien et le mal apparent de ce qui a été destiné constitue le sixième pilier de la foi en Islam.

D’un autre côté, si les croyants font face à une vie dépourvue de tout problème, ceci doit être interprété par le fait que quelque chose ne va pas. Face à de telles circonstances, le vrai croyant doit prendre du recul et méditer sur les réalités de sa vie, qu’il soit homme ou femme. Soit les tests ne sont pas manifestes de manière évidente à leurs yeux et ils n’en ont donc pas conscience, soit ils ont dévié du droit chemin. Dieu informe les croyants dans le Chapitre At-Tawbah que l’apparente joie que les mécréants prennent dans leurs richesses et leurs enfants n’est que le prélude de leur châtiment:

«Et que ni leurs biens ni leurs enfants ne t’émerveillent! Allah ne veut par là que les châtier ici-bas, et qu’ils rendent péniblement l’âme en mécréants.» [Quran, 9:85]

Ceci ne veut nullement dire que les croyants doivent chercher les problèmes et les calamités dans leurs vies, car Dieu leur a enseigné d’invoquer: «Seigneur! Ne nous châtie pas s’il nous arrive d’oublier ou de commettre une erreur.» [Quran, 2:286] Au lieu de cela, ils doivent remercier Dieu pour toutes les épreuves qu’Il leur a épargnées.

Cependant, durant la facilité, ils doivent rester sur leurs gardes afin de ne pas devenir inconscients des tests, car la réussite et le bonheur rendent souvent les gens aveugles aux épreuves de la vie.

Le rappel

Dans certains cas, les tests servent de rappel punitif à ceux qui se sont égarés et d’encouragement afin qu’ils retournent sur le droit chemin. Lorsque les gens dévient, ils écoutent à peine les conseils de ceux qui les entourent. Cependant, lorsqu’une calamité les frappe eux ou ceux qui leur sont proches et chers, cela pousse ceux qui ont encore une lueur de foi à admettre leur erreur.

«Nous leur ferons certainement goûter au châtiment ici-bas, avant le grand châtiment afin qu’ils retournent (vers le chemin droit)!» [Quran, 32:21]

Le test des calamités qui rappelle aux hommes leur déviance peut venir sous la forme d’un traitement inhumain de l’homme envers son semblable, comme ce fut le cas des indicibles atrocités infligées par les Serbes contre les musulmans bosniaques qui se sont écartés loin de l’Islam, ou encore de l’invasion brutale du Koweït par Saddam ou les bombardements américains ultérieurs aveugles de cibles civiles en Irak.

Dieu indique que tout ce que les humains souffrent aux mains d’autres humains n’est que le résultat de ce qu’ils ont commis contre eux-mêmes. Cependant, cette souffrance est un rappel pour retourner sur le chemin de la droiture.

«La corruption est apparue sur terre et mer à cause de ce que les gens ont accompli de leurs propres mains ; afin qu’ «Allah» leur fasse goûter une partie de ce qu’ils ont œuvré ; peut-être reviendront-ils (vers Allah).» [Quran, 30:41]

L’hypocrisie

Les calamités dévoilent au grand jour ceux qui prétendent faussement avoir la foi, et montrent aussi à ceux qui mécroient qu’ils ont choisi l’enfer de leur plein gré. Il y a eu de nombreux exemples de cas d’individus se convertissant à l’islam pour de mauvaises raisons et qui, une fois ayant trouvés plus de difficultés dans leurs vies nouvelles qu’avant leur conversion, sont retournés à leurs anciennes croyances. Dieu dit dans le Chapitre Al-‘Ankabut de la révélation finale:

«Est-ce que les gens pensent qu’on les laissera dire: «Nous croyons!» sans les éprouver? Certes, Nous avons éprouvé ceux qui ont vécu avant eux ; «Ainsi» Allah reconnaît ceux qui disent la vérité et ceux qui mentent.» [Quran, 29:2-3]

Le châtiment

Ceux qui transgressent les limites établies par Dieu exposent leurs personnes au châtiment dans cette vie et dans celle à venir. Tout au long du Quran, Dieu décrit de nombreuses nations du passé qui ont rejeté la guidée divine et qui se sont alors retrouvées anéanties. Ces histoires servent d’avertissement à l’humanité quant aux conséquences de la rébellion contre les commandements de Dieu. Dans le Chapitre An-Nour, Dieu fait une mise en garde générale comme suit:

«Que ceux donc qui s’opposent à Son commandement prennent garde qu’une épreuve ne les atteigne, ou que ne les atteigne un châtiment douloureux.» [Quran, 24:63]

Le châtiment peut se manifester sous de formes différentes. Peut-être que la forme de châtiment la plus frappante qui affecte l’humanité aujourd’hui dans l’ensemble des pays du monde est la maladie du SIDA qui a fait son apparition pour la première fois dans l’histoire de la médecine au début des années 80.

La vaste majorité de ceux qui sont touchés par celle-ci à travers le monde est constituée de ceux qui vivent dans la promiscuité sexuelle. À l’origine, ce sont les homosexuels qui entaient les premières victimes, puis les bisexuels, suivis par les hétérosexuels vivants dans la promiscuité et les consommateurs de drogues intraveineuses. Tous ces groupes étaient en guerre déclarée contre les lois divines qui limitent les relations sexuelles entre les hommes et les femmes aux liens du mariage et contre les lois qui interdisent l’utilisation de produits intoxicants.

Certains feront remarquer que le SIDA s’est également transmis à des individus chastes par transfusions sanguines et aux enfants par leurs parents. Néanmoins, les statistiques médicales montrent que ce ne sont que des cas isolés en comparaison aux autres catégories. Dans tous les cas, Dieu a mis en garde dans le Chapitre Al-Anfal de la révélation finale que lorsque Son châtiment vient, il ne se limite pas aux gens de mal, mais qu’il s’étend plutôt à la société dans tout son ensemble.

«Et craignez une calamité qui n’affligera pas exclusivement les injustes d’entre vous. Et sachez qu’Allah est dur en punition.» [Quran, 8:25]

Mille quatre cents ans plus tôt, le Prophète Muhammad (paix et bénédictions de Dieu sur lui) avait prophétisé la venue d’une telle calamité. Ibn ‘Umar l'a cité disant:

«Lorsque la promiscuité sexuelle est pratiquée au grand jour par un peuple, une maladie ou une angoisse inconnues de leurs prédécesseurs vont se répandre parmi eux.»

Cependant, le SIDA n’est qu’un exemple d’une série complète de maladies. Avant le SIDA, un avertissement est venu dans les années 60 et 70 sous la forme d’une autre maladie appelée l’herpès, qui s’est largement répandue là où la promiscuité sexuelle était présente. Elle a été déclarée au stade d’épidémie en Amérique dans le milieu des années soixante-dix, et il n’existe toujours pas de remède contre elle à l’heure actuelle. Vers la fin des années 70, les gens ont détourné leur attention de cette maladie, car elle n’était pas fatale, alors que le SIDA, quant à lui, l’était.

Pourquoi Dieu a-t-il créé le monde?

Le but, relatif à l’humanité, pour lequel le monde et ce qu’il contient ont été créés est défini de manière spécifique dans la révélation finale. Dieu dit dans les Chapitres Ibrahim et Al-An’am:

«Allah, c’est Lui qui a créé les cieux et la terre et qui, du ciel, a fait descendre l’eau ; grâce à laquelle Il a produit des fruits pour vous nourrir. Il a soumis à votre service les vaisseaux qui, par Son ordre, voguent sur la mer. Et Il a soumis à votre service les rivières. [Quran, 14:32-33]

«Fendeur de l’aube, Il a fait de la nuit une phase de repos ; le soleil et la lune pour mesurer le temps. Voilà l’ordre conçu par le Puissant, l’Omniscient. Et c’est Lui qui vous a assigné les étoiles, pour que, par elles, vous vous guidiez dans les ténèbres de la terre et de la mer. Certes, Nous exposons les preuves pour ceux qui savent!» [Quran, 6:96-97)

Tout ce que contient ce monde a été créé au service de l’humanité. Qu’ils s’agissent de produits résultants de l’intervention de l’homme, comme les bateaux, ou qu’ils s’agissent de produits à l’état brut, tous ont été donnés par Dieu pour le bénéfice des êtres humains.

Cependant, de tels présents ne sont pas sans responsabilité. Il est attendu des êtres humains qu’ils reconnaissent les bienfaits et les miséricordes de Dieu et qu’ils Le remercient et le glorifient. Par exemple, Il a enseigné aux croyants dans le Chapitre Az-Zoukhrouf de prier comme suit à chaque fois qu’ils enfourchent un animal ou montent dans un véhicule:

«Afin que vous vous installiez sur leurs dos, et qu’ensuite, après vous y être installés, vous vous rappeliez le bienfait de votre Seigneur et que vous disiez: «Gloire à Celui qui nous a soumis tout cela alors que nous n’étions pas capables de les dominer. C’est vers notre seigneur que nous retournerons».» [Quran, 43:13-14]

Les êtres humains sont également responsables de gouverner la création selon les lois de Dieu. Ceci constitue le but de l’homme vis-à-vis du reste de la création. Il leur est ordonné d’utiliser ce que contient ce monde selon les lois de Dieu. Abou Sa’id al-Khoudry a cité le Messager de Dieu (paix et bénédictions de Dieu sur lui) disant:

«Le monde est bien beau et verdoyant, et Allah – qu’Il soit exalté – vous en a fait les garants afin de voir comment vous allez agir.»

Les êtres humains ne sont pas libres d’agir sur ce monde comme bon leur semble. En conséquence, l’attitude négative de la société séculaire matérialiste vis-à-vis de la nature est contraire aux lois divines.

La société matérialiste considère la nature comme un ennemi devant être vaincu. Il n’est pas suffisant d’apprécier la beauté du mont Everest, au contraire, il faut que des vies soient perdues chaque année pour le conquérir en grimpant à son sommet. Il n’est pas suffisant de s’émerveiller des animaux exotiques de ce monde, au lieu de cela, durant les safaris du siècle passé, beaucoup de ces animaux ont été chassés jusqu'à extinction afin de fournir des trophées aux salons de l’Occident. Bien que ces safaris soient dorénavant abandonnés, le nombre réduit d’animaux comme le rhinocéros continue d’être menacé d’extinction due à l’importance de leurs cornes en tant qu’ingrédient entrant dans la composition de médicaments et d’aphrodisiaques traditionnels d’Orient.

La faune

Selon la révélation finale, tuer des animaux à des fins sportives est interdit et considéré comme étant une transgression aux yeux de Dieu «Il est connu que Dieu ne ressemble pas à Ses créatures». Ibn ‘Abbâs a rapporté que le Messager de Dieu a dit:

«Ne prenez pas pour cible toute chose vivante.»

Prendre la vie d’un animal vivant quel qu’il soit est prohibé sauf si c’est pour de la nourriture, pour protéger la vie humaine ou pour des vêtements. Tuez par plaisir ou pour s’amuser est une chose fondamentalement mauvaise. Et, même lorsque la vie d’un homme est prise pour des crimes commis contre la société, ou que la vie d’un animal est prise pour le consommer, cela doit se faire avec le moins de souffrances possible.

Chaddâd ibn Aws a relaté deux choses qu’il se souvient avoir entendu de la bouche du Messager de Dieu (paix et bénédictions de Dieu sur lui):

«Très certainement, Dieu a ordonné la bonté dans toute chose, aussi, lorsque vous exécutez quelqu’un, faites-le d’une belle manière et lorsque vous sacrifiez un animal, faites-le d’une belle façon. Que chacun d’entres vous aiguise bien son couteau et permette à l’animal de mourir confortablement.»

Bien que des «amoureux des animaux» dans les pays occidentaux se soient opposés à la méthode d’abatage islamique des animaux, l’alternative occidentale de l’étourdissement par choc électrique ou en assenant de terribles coups à la tête est bien plus douloureuse pour les animaux. Lorsque le cou est coupé par un couteau extrêmement bien aiguisé, l’animal ne ressent rien et perd connaissance rapidement étant donné que le cœur débite son sang par les artères carotidiennes.

Prendre soin des animaux est garanti par la loi divine, même dans le cas des chiens, qui sont généralement absents des foyers musulmans. Abou Hurayrah a cité le Prophète (paix et bénédictions de Dieu sur lui) comme ayant dit:

«Sur son chemin, un homme assoiffé descendit dans un puits et but de son eau. En en ressortant, il aperçut un chien haletant et mangeant de la boue. L’homme s’est alors dit en lui-même: «Cet animal est aussi assoiffé que je l’étais». Il descendit alors dans le puits et remplit sa chaussure d’eau. Il mit ensuite sa chaussure entre ses dents, et remonta et donna l’eau au chien. Dieu le remercia, Lui pardonna et le fit entrer au paradis.»

Les gens ont demandé: «Ô Messager de Dieu! Avons-nous une récompense si nous prenons soin des animaux?» Il a répondu:

«Dans tout être vivant, il y a une récompense pour vous en cela.»

Abou Hurayrah a également rapporté que le Messager de Dieu (paix et bénédictions de Dieu sur lui) a dit:

«Allah a pardonné à une prostituée «des fils d’Israël» qui attacha sa chaussure à son foulard et puisa de l’eau d’un puits pour un chien qu’elle voyait mourir de soif. Par cela, Dieu lui pardonna.»

De manière réciproque, faire du mal aux animaux est un péché majeur selon la loi islamique. ‘Abdullah ibn ‘Umar a rapporté que le Messager de Dieu a dit:

«Une femme a été châtiée et jetée en enfer à cause d’un chat qu’elle avait emprisonné jusqu’à ce qu’il meurt. Elle ne lui donnait ni nourriture ni eau, ni elle ne le laissait se nourrir des bestioles de la terre.»

Il y a certains cas où il est nécessaire d’infliger des souffrances aux animaux, telles que le fait de les frapper afin qu’ils avancent ou de les marquer au fer afin de les identifier. Cependant, même dans ces situations, Dieu a donné au Prophète (paix et bénédictions de Dieu sur lui) des consignes. Jâbir a rapporté que le Prophète (paix et bénédictions de Dieu sur lui) a interdit de frapper les animaux au visage ou de les marquer au fer au visage.»

La flore

La responsabilité humaine de préserver ce monde ne se limite pas aux animaux. Le royaume végétal a également une grande valeur dans la loi divine. À tel point que, les musulmans participant à une guerre ont l’interdiction de détruire les arbres fruitiers, et même le fait de planter des arbres est considéré comme étant un acte de charité. Jâbir a cité le Messager de Dieu disant:

«Tout musulman plantant un arbre obtient la récompense de celui qui donne en charité. Ce qui est mangé de celui-ci est une aumône, ce qui en est volé, ce que les animaux et les oiseaux en mangent, tout cela est une aumône. Toute personne ou chose qui en prend quelque chose fait gagner au planteur la récompense de celui qui donne en aumône.»

L’Islam incite les gens à faire tout ce qu’ils peuvent pour planter, quand bien même cela serait la dernière chose qu’un croyant puisse accomplir dans cette vie. Anas a rapporté que le Prophète (paix et bénédictions de Dieu sur lui) a dit:

«Si «les signes/ les débuts» du Jour de la Résurrection apparaissent et que l’un d’entre vous a un plant dans sa main, qu’il le plante s’il en est capable avant que la résurrection ne commence.»

En conséquence, les êtres humains ont la responsabilité de s’occuper de tous les aspects de l’environnement dans lequel ils ont été créés comme une obligation sacrée de Dieu. Ceci nécessite de lutter activement contre la pollution de masse et la destruction des habitats naturels engendrées par la société matérialiste et de consommation du monde d’aujourd’hui.

Selon la révélation, négliger cette obligation est un péché tandis que le fait de la remplir est un acte d’adoration.

Conclusion

Sans connaître le but de la création, les êtres humains errent sans but dans la vie, comme des navires sans gouvernails. Leurs aspirations sont erronées dues à leurs enseignements religieux incorrects, ou matérialistes et donc confinées à ce monde. Aussi, pour leur propre bien, il est nécessaire qu’ils sachent pourquoi Dieu les a créés.

Fondamentalement, Dieu a créé afin de mettre en évidence Ses attributs. En conséquence, la création est le résultat du fait qu’Il soit le Créateur, le paradis montre Sa Miséricorde et Sa Grâce, l’enfer Sa Justice, les erreurs des hommes Son Pardon, les êtres animés et non-animés Sa Générosité, etc.

L’importance de savoir que la création est un moyen par lequel Dieu manifeste Ses attributs est que les êtres humains puissent ensuite identifier correctement Dieu et accepter Son décret et leurs destinées. Cependant, il est encore plus important pour les hommes de connaître le but pour lequel ils ont été créés. La révélation finale enseigne qu’il s’agit d’adorer Dieu, car l’humanité se doit de l’adorer afin d’atteindre la piété et le niveau spirituel requis pour accéder au paradis. La signification de ce savoir est que les êtres humains comprennent que l’adoration est aussi vitale que le fait de manger et de respirer et que ce n’est pas une faveur qu’ils font à Dieu «en l’adorant».

Il est aussi crucial que les êtres humains saisissent l’importance des bienfaits de ce monde et de ses épreuves. En l’absence de connaissance du but qui est derrière leur création, les hommes ont tendance à considérer ce monde comme leur étant hostile. Cependant, Dieu l’a créé avant tout pour leur bénéfice. Les tests par le bien et le mal sont faits pour faire ressortir les nobles valeurs spirituelles des êtres humains.

Cependant, les hommes ne sont pas en mesure de tirer profit de ces épreuves à moins qu’ils ne placent leur totale confiance en Dieu et qu’ils endurent patiemment ce qu’Il leur a décrété. Quant à ceux qui nient Dieu, les épreuves de ce monde deviennent une punition pour eux dans cette vie avant le châtiment éternel dans l’autre monde.

La connaissance du but de la création du monde rend également le croyant soucieux de l’environnement. L’humanité est garante de l’utilisation responsable des bienfaits de cette vie. Les créatures terrestres et marines, la flore et l’atmosphère ont été mises entre ses mains. En conséquence, les humains doivent tout faire pour préserver l’environnement et les créatures vivantes qui l’habitent en guise de remerciements envers Dieu.

Avec une réalisation aussi vaste que celle-ci du but, les êtres humains s’épanouissent pleinement. Ils sont transformés en guides pour l’humanité, montrant le chemin vers la piété. En conséquence, Dieu les décrit dans la révélation finale comme étant ce que l’humanité à de mieux à offrir:

«Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes, vous ordonnez le convenable, interdisez-le blâmable et croyez en Allah. [Quran, 3:110]

هدف الخلق

باللغة الفرنسية

كتبه

د. أبو أمينة بلال فيليبس

ترجمة: أبو هريرة الفرنسي

مراجعة: أبو حمزة الجرماني

1430/2009

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